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théodore aubanel

  • Quau siéu ? (3)

    Qui suis-je ? (3)
    Who am I ? (3)

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    1132613447.jpg Blason de Giovanni Maria Mastai Ferretti,
    pape de 1846 à 1878 sous le nom de Pie IX, époque de ce document.
    L'imprimerie Aubanel, était alors encore rue St-Marc en 1864, dans l'ancienne maison des Perrussis, puis hôtel particulier des Castellane marquis d'Ampus, où fut assassinée Diane de Joannis. L'imprimerie Aubanel dut, au grand dam de Charles et Théodore, déménager pour s'installer place St-Pierre en 1865.
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  • 10 carriero Sant-Marc

    10 rue St-Marc
    St. Marc street, 10

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    Source Archives municipales d'Avignon 135Fi14.

    Ce vénérable bâtiment du XVe siècle est l'ancienne maison des Perrussis, puis hôtel particulier des Castellane marquis d'Ampus. C'est ici qu'habita et fut assassinée Diane de Joannis. Ce meurtre de la Marquise de Ganges fut l'une des plus célèbres affaires criminelles du XVIIe siècle.
    L'Hôtel fut acheté en 1798 par Antoine Aubanel. Là naquit son petit-fils Théodore Aubanel. La rue changea de nom après la mort de ce dernier (1886) pour devenir rue Théodore-Aubanel et l'hôtel fut détruit pour faire place aux Nouvelles Galeries, probablement en 1899 :
    Cent-dix ans après 25 rue de la République

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    Voir aussi : Chez Aubanel au XVIIIe siècle

  • L'oustau de Zani

    La maison de Zani
    Zani's house

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    En l'honneur de Jenny Manivet chantée par T. Aubanel sous le nom de Zani les félibres d'Avignon ont mis cette plaque sur sa maison
    1961 _ Centenaire de la Grenade

    In honor of Jenny Manivet sung by T. Aubanel under the name of Zani the felibres of Avignon put this plate on his house
    1961 _ Centenary of the Grenada
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    « Elle s'appelait Jenny Manivet. Elle s'appelle depuis Zani, et elle vit pour l'éternité humaine dans la Grenade entr'ouverte du poëte... »

    Léo Larguier  

     

    1850
    Théodore Aubanel a un coup de foudre pour une cousine des Giera, Mademoiselle Jenny Manivet, dans une de ces réunions où naîtra le Félibrige, au château de Font-Segugne, à Châteauneuf-de-Gadagne. C'est une jeune fille mince, pâle et brune, connue pour sa beauté. On est un dimanche. Elle lui inspirera ses plus belles œuvres. Elle porte une robe grenat. Le symbole de son amour sera une grenade.
    1854
    Après de chastes amours, cédant à l'appel de Dieu, Zani part en Orient avec les Filles de la Charité pour se consacrer aux pauvres. Aubanel s'incline. La blessure ne guérit jamais.
    1860
    Aubanel publie La Mióugrano entreduberto (La Grenade entr'ouverte) où il chante son amour pour Zani. L'ouvrage qui reçoit un accueil enthousiaste du monde littéraire est mis à l'index par les catholiques, mettant en danger l'imprimerie familiale. Il paraît que Joseph Roumanille le dénonça à l'archevêque comme auteur de livres pernicieux.
    Le poète brûla ses vers.

  • À Francés Dumas

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    François Dumas. Photo Provost.  Encadrement (clic) E. Lescure, Avignon.

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    Édition originale "Tira à 300 eisemplàri, rèn que per lis ami" 1885.
    Exemplaire "Empremi pèr Francés Dumas".

    À FRANCÉS DUMAS

    De si ple ridicule estranglant touto gràci,
    L'orre viésti bourgés èro pas fa pèr tu ;
    Ta caro gravo e fino a l'enòdi e lou làssi
    Dóu laid universau ounte nous an coundu

    Li sartre. Au founs dóu cor pèr la bèuta mourdu,
    Tis iue revassejant se negon dins l'espàci.
    Vai ! sabe mounte vas en ti pantai perdu :
    — Te passant douçamen si det blanc sus la fàci,

    Peresouso uno enfant, que ni viho ni dor,
    Te sourris... Enterin, mut, dins ta raube d'or,
    Em'uno esclavo negro, emé la blanco fiho

    Agrouvado à ti pèd sus li flour dóu tapis,
    Regardes, à travès li arcèu de lapis,
    La luno se leva dins lou cèu de l'Asìo.

    Teoudor Aubanel
    "Li fiho d'Avignoun" 1885
    ____________________________________
    À FRANÇOIS DUMAS

    De ses plis ridicules étranglant toute grâce,
    L'horrible vêtement bourgeois n'était pas fait pour toi ;
    Ton visage grave et fin a l'ennui et la lassitude
    Du laid universel où nous ont conduit

    Les tailleurs. Au fond du cœur mordu par la beauté

    Tes yeux rêvassant se noient dans l'espace.
    Va ! je sais où tu vas perdu en tes songes :
    — Te passant doucement ses doigts blancs sur la face,

    Nonchalante une enfant, qui ne veille ni ne dort,
    Te sourit... Cependant, muet, dans ta robe d'or,
    Avec une esclave noire, avec la blanche fille

    Accroupie à tes pieds sur les fleurs du tapis,
    Tu regardes, au travers des arceaux de lapis
    La lune se lever dans le ciel de l'Asie.

    Théodore Aubanel
    "Les filles d'Avignon" 1885
    ____________________________________

    François Dumas (1845-1918)
    Épouse en 1888 Marie Michel (1855-1919), fille du doreur François Michel.
    Sera à l'origine du baptême de la rue et place Théodore-Aubanel.

    Guide Fanot 1868 :
    Carreterie, rue. 
      104   Dumas François, employé à la préfecture.
               Dumas Alexis, propriétaire. [Son père]

    Annuaire de Vaucluse 1899-1900 :
    Administration préfectorale - Première division.
      Dumas François, [palmes], [légion], chef de division, rue Laboureur, 9.

    Puis, avec son épouse et leurs deux filles, habitera 23, place des Carmes.