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blason

  • Jóusè Francés Savié de Seytres de Peryssis

    Joseph François Xavier de Seytres de Péryssis

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    Joseph François Xavier de SEYTRES de PÉRYSSIS (1726-1809)
    marquis de Caumont
    par Jean VALADE (1709-1787) vers 1745. Musée Calvet.

    De la meilleure aristocratie avignonnaise, chevalier de Malte dès sa naissance, il servit dans la marine royale. Il fut 1er consul d'Avignon en 1756, député au roi en 1774 et rédigea plusieurs mémoires imprimés en 1786 à Avignon.
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    D'or au lion de gueules, à la bande de sable chargée de trois coquilles d'argent, brochant sur le tout, qui est de Seytres.
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    Marie Anne de MONTBOISSIER BEAUFORT CANILLAC marquise de Caumont son épouse par Jean-VALADE. Musée Calvet.
  • Jan-Francés Palasse

    Jean-François Palasse

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    Jean-François PALASSE vers 1720-1725
    marchand de tabac en gros
    trésorier général de la ville d’Avignon de juin 1712 à juin 1713
    troisième consul d’Avignon de juin 1720 à juin 1721
    Ancienne collection Jean-Jacques Bourgeois.
    Source photo.

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    NON SIBI DIVES
    D'or à une couleuvre de sable ondoyante, 
    enfermée dans un trescheur fleuronné à l'extérieur du même.
    (Registre du trésorier général Jean François Palasse, 1712.)
    Source blason (merci à Jean-Louis Charvet !)

    Dans les premiers mois de la peste de 1720, il proposa une Méthode ou instruction pour faire le dénombrement de la ville d’Avignon pouvant servir au dénombrement de toute autre ville.
    Palasse était un important marchand de tabac. Ses magasins, situés place du Change, étaient à proximité immédiate de la très belle maison de la rue Galante. À l’occasion d’une vague de démolition des encorbellements médiévaux, la façade en avait été totalement reconstruite entre 1679 et 1682 par Jean Rochas, collaborateur du célèbre architecte F. Royers de La Valfenière. La maison constitua le domicile de quatre générations successives de Palasse. Son dernier propriétaire, François III Palasse, peintre de tableaux religieux et membre de l’Académie de Marseille, s’en sépara en 1784.
    Textes extraits de cette page.

  • L'ome fèr

    L'homme sauvage
    The wild man
    Der wilder Mann

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    HÔTEL DE COHORN DE LIMON

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    Selon Casimir Barjavel (comme pour Hervé Aliquot), les COHORN du Comtat Venaissin portent blason : écartelé : au 1 et 4, d'or à 4 pals d'azur ; au 2 et 3, de sable à un cor de chasse d'or, l'embouchure à dextre, lié de gueules.*

    L'origine : Pierre de COHORN
    Il existe en l'église de Montfavet une dalle funéraire (controversée, sans doute XVIIIe) représentant Pierre de COHORN, ceinte de cette inscription : « Ci-gît noble et illustre Pierre de Cohorn, suédois, collaborateur de l’évêque d’Upsal dans l’élection de Christian 1er et, à cause de son dévouement, Chambellan et chef des armées de ce prince. Sten Sture étant demeuré vainqueur, il émigra en Danemark. Ayant ensuite accompagné le roi à Rome, il y tua en duel un seigneur danois, son compétiteur dans les faveurs royales. Doublement exilé, il se réfugié en France, Jean son fils, faisant partie de la suite de Julien de Rovère. Il vécut pieusement à Montfavet près d’Avignon. Il mourut le 10 juillet 1479. Jean de Cohorn son fils, cette tempête apaisée, éleva ce monument à la gloire de son père en 1486 ».
    À Mazan, Jean de COHORN et Agnès de RHOTIS, mariés en 1465, vont fonder la branche des COHORN du Comtat d’Avignon.
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    L'hôtel particulier de la Banasterie
    L'arrière-arrière-petit-fils de Jean, Claude de COHORN, greffier de la Chambre Apostolique, marié en 1617 avec Hélène de SIFFREDI, acheta en 1632 une parcelle dans la Banasterie et y fit construire leur demeure. Leur fils Gabriel de COHORN, seigneur de LIMON et du MAS-BLANC, capitaine des Chevau-légers de la Garde du Roi, marié en 1669 avec Françoise de l'ÉGLISE, agrandit la maison paternelle en 1703, actuel hôtel de COHORN DE LIMON.
    Sur le tympan de la façade, Le blason porte un "homme sauvage" tenant un tronc d'arbre déraciné. Il est surmonté d'un casque indiquant son rang (sans doute baron) et suivi de la devise, peut-être incomplète : FAIRE DIRE.

    L'homme sauvage
    On trouve au XVIe siècle l'image symbolique de l'homme sauvage tenant un arbre déraciné sur une gravure de Hans Holbein Le Jeune ainsi que sur des monnaies allemandes.
    Si les représentations vivantes des hommes sauvages étaient quelquefois considérées comme une menace à l’ordre public, les représentations artistiques, elles, devinrent plus positives au XVIe siècle. Les familles nobles et les gens de la ville se mirent à célébrer les hommes et femmes sauvages pour leur force physique, leur endurance et leur liberté par rapport aux règles de la société. Des sauvages avec leur gourdin firent leur apparition sur les armoiries de plus de deux cent familles en Europe, la plupart dans les régions germanophones. L’homme sauvage était devenu un idéal de la Renaissance.

    Pourquoi Gabriel de COHORN arbora-t-il au XVIIIe siècle cet homme sauvage comme blason sur le fronton de sa maison ? La réponse est peut-être dans la devise de Pierre de COHORN qui figure sur sa pierre tombale : NUNIANT FUNERA MONSTRIS.

    * Jean Gallian donne 4 pals de gueules. Je n'ai pas trouvé sa source, sinon l'armorial de Jougla de Morenas de 1935. Ma référence est le Barjavel de 1841. Il me faudra quand même aller voir dans l'église de Montfavet si la pierre tombale décrit suffisamment les émaux.

    Depuis le verger d'Urbain V, il est possible d'apercevoir des parties gothiques de l'hôtel de COHORN de LIMON :
    http://avignon-etats-lieux.blogspot.com/2010/07/hotel-cohorn-de-limon.html
    http://avignon.hautetfort.com/archive/2011/03/08/discreto-gargai.html

    On pourra lire le second article de cette page intitulé "Montfavet, son église et une curieuse imposture ?" :
    http://bvemagenta20.blogspot.com/2018/04/

    Dans le livre intéressant et d'actualité de J.J. de SELLON Lettre sur la guerre (1830), on trouve cet exemple remarquable :
    « Le baron de Cohorn fut une fois haché à coups de sabre par l'escadron qu'il commandait, pour avoir voulu réprimer des désordres pareils... »