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lettre

  • 13 de juliet 1793

    13 juillet 1793
    July 13, 1793
    13. Juli 1793 

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    Avignon le 13 juillet 1793

    Citoyens,

    Je ne puis que vous féliciter au nom de l'armée d'Italie de l'empressement que vous montrez pour lever tous les obstacles qui [s'opposent ?] au passage du convoi pour l'armée d'Italie — quant à la réquisition que vous me faites je vous observe que n'étant point commandant de l'artillerie d'Avignon [et ?] cette poudre étant absolument destinée à l'armée, je ne puis pour ce qui me [concerne ?] que retarder la marche des huit milliers de poudre autant de temps qu'il en faudra pour recevoir les instructions de l'état-major de l'artillerie d'Italie.

    Buonaparte

    Aux citoyens administrateurs d'Avignon

  • Franz Liszt à-n-Avignoun

    Franz Liszt à-n-Avignon
    Franz Liszt in Avignon

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    LISZT Franz (1811-1886) lettre autographe signée "F. Liszt", Avignon 6 mai 1845, adressée à Joseph AUTRAN. Importante lettre relative à son projet d’oratorio d’après l’Enfer de Dante sur un poème d’Autran. Huit jours plus tard, Liszt adressera au poète un exemplaire annoté de La Divine Comédie. La lettre commence par deux lignes de points témoignant d’une « foule de remerciements indicibles […] Déjà l’année dernière je vous étais tout acquis ; mais aujourd’hui il me semble qu’il se mêle encore quelque chose de plus sérieux et de plus tendre dans l’amitié que je vous garderai toujours. Mais pour suivre le nouveau précepte de Mr le marquis de Forbin-Janson qui veut qu’on garde de justes termes en toutes choses, passons (non pas outre ou dessus) mais au fait, et ce fait nous conduit droit en Enfer. Je viens de relire le DANTE, et je suis entièrement de votre avis quant au récit impersonnel. Mais en revanche je crois qu’il faudra faire parler personnellement (en chœur et aussi en solos plus brefs) au moins plusieurs catégories de damnés... » Il cite un vers d’Autran : « Nous sommes les flots et les ondes », avec, en écho : « Nous sommes les hérésiarques », et propose, « pour varier, peut-être serait-il bon que dans un cercle ou 2 les esprits invisibles chargés de tourmenter ces pauvres âmes se chargent eux-mêmes d’expliquer au public les crimes des réprouvés ; — quelque pont-neuf littéraire et musical dans ce genre “Malheur à vous, qui passiez vos nuits dans les festins et les orgies (suit l’indication du supplice comme contraste) ; malédiction sur vous” ; etc. etc... » Il développe cette idée de répétition en rappelant un exemple dans la Lucrèce Borgia de Victor HUGO, repris dans l’opéra Lucrezia Borgia : « “Je suis Maff ei Orsini, dont vous avez assassiné... (je ne sais plus quel parent et à quel degré)... Je suis un tel, puis un tel”. Cette situation a fourni l’étoffe d’un excellent final à DONIZETTI, et dans notre œuvre cette forme sera toute naturelle et plus saisissante qu’aucune autre. Relisez donc la fin du premier acte de Lucrèce Borgia et si vous le trouvez bon servez-vous-en. Il y aura matière à un chœur très piquant des prodigues et des avares attachés ensemble et se choquant les uns contre les autres et se maudissant mutuellement... Presqu’à tous les cercles, le cadre me paraît excellent — à vous à le remplir. Bien entendu qu’il faut garder et faire chanter les vers suprêmes : "Per me si va nella città dolente "Per me si va nell’eterno dolore ; "Lasciate ogni speranza, etc. et puis ceux-ci encore "Nessun maggior dolor "Che ricordarsi del tempo felice "Nella miseria – En général ne craignez pas non plus de dessiner épiquement les principales figures ; ne reculez même pas devant Homère et Alexandre au besoin... Je tâcherai bien de les barbouiller de couleur du mieux que je pourrai. — Pardonnez-moi, cher ami, de vous parler ainsi à tort et à travers d’une œuvre aussi sérieuse. Il y a un proverbe français je crois qui dit "Bête comme un musicien". Je me consolerai parfaitement de ma bêtise à la condition d’être un véritable musicien, et de vous faire un bel enfer... »

    Vente Aguttes "Les collections Aristophil" lot 1312.
    Vendredi 20 novembre 2020 à 16h00
    9 Rue Drouot 75009 Paris et sur Interenchères Live.

  • Lou pan de 1796

    Le pain de 1796
    1796's bread

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    Archives Nationales - Cote F/16/520.

    Un morceau de pain que les prêtres réfractaires, détenus à la maison de réclusion d'Avignon le 16 thermidor an IV (3 août 1796), ont joint à leur pétition envoyée au ministre de l'Intérieur [Pierre Bénézech !] pour se plaindre de la mauvaise qualité du pain. Un pain "bien noir, bien mauvais", qu'ils sont forcés "d'humecter de larmes"...
    Le fautif est le garçon boulanger qui, en l'absence du boulanger pendant deux jours, n'avait mis que de la farine d'orge au lieu du mélange habituel moitié orge, moitié blé.