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L'arco de Louïs

L'arche de Louis
The arch of Louis

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Sade ancien
De gueules à l'étoile à huit rais d'or.
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Louis de Sade


« Le nom de Sade est apparu au XIIe siècle, Louis de Sade, gouverneur d'Avignon en 1177 a entrepris la construction du premier pont de cette ville, le pont Saint-Bénézet. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Sade

« Le petit Bénezet commença la construction du pont sur quelques vestiges romains. Et c'est un certain Louis de Sade, préfet ou gouverneur de la ville, qui finança la première arche en 1177 : piles en pierre et tablier en bois. C'est pourquoi, si vous passez à Avignon, allez voir sous la première arche du pont, vous trouverez les armes de la famille de Sade : un blason avec une étoile à 8 rais et la "signature" de Louis de Sade : un L et un S entrelacés. »
http://ledivinmarquis.fr/2015/05/25/le-pont-davignon-ou-lhistoire-des-sade-en-terre-pontificale
Lien permanent 28 commentaires

Commentaires

  • Oh merci ! aurai une pensée pour lui chaque fois

  • Il faut de bonnes conditions de lumière pour discerner ces deux blasons, le soleil de midi étant le moment le plus favorable, il me semble. Pour une fois la photo de Street View prise en février 2009 n'est pas trop mal réussie :
    https://goo.gl/maps/EoBcRhisE8enPU3C6

  • Ce texte fait doucement rigoler quant on connait la vraie histoire du Pont, et notamment le fait que les arches subsistantes ne constituent en rien un vestige de l'oeuvre du petit pâtre, qui a disparu dès le siècle suivant sa construction !

    Par contre, une certitude : le blason aux S et L entrelacés se retrouve en clef de voûte à l'église conventuelle de Saint-Maximin.

  • L'article de Wikipédia sur la Basilique Sainte-Marie-Madeleine décrit la clef de voute de la sixième travée comme représentant un "Personnage à coiffure singulière flanqué d'un blason et d'un écusson."
    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:St_Maximin2-_004.jpg

    Personne n'a encore reconnu dans ce "personnage" la chevelure et le pot d'onguent de Marie-Madeleine (!)

    L'un des deux blasons étant celui de Louis de Sade, à qui (ou a quoi) correspond le barré de six pièces à la gauche du "personnage" ?...

  • Des restants de peinture rouge semblent indiquer un barré de gueule et d'or...

  • Curieusement le blason pourrait ressembler à celui des Baroncelli !

  • Ce blason est barré de 6 pièces alors que celui des Baroncelli est bandé de 6 pièces.

  • "Personne n'a encore reconnu dans ce "personnage" la chevelure et le pot d'onguent de Marie-Madeleine (!)"

    Tilia, personne dans la communauté scientifique, ou personne parmi les lecteurs de Wikipédia ?

  • personne parmi les rédacteurs-lecteurs de Wikipédia, bien sûr !!

  • Ouf ! J'ai eu peur....

    Du même tonneau, je suis très étonné de la clef "la Reine Jeanne" de la huitième travée.... Plutôt Saint Louis en majesté !

    Je me demande d''ailleurs comment la quatrième travée, réputée achevée en 1345, peut avoir une clef avec un blason de France à trois fleurs de lys, alors qu'avant 1376, ce blason était fait d'un semis des mêmes fleurs... Possible que les différents rédacteurs se soient embrouillés dans la numérotation des travées. Pour mémoire, dans une église, on numérote les chapelles à partir de l'entrée en façade (ce qui correspond au parcours du fidèle), et les travées à partir du choeur, ce qui correspond à la logique de la construction qui commence généralement par l'abside et progresse ensuite vers la façade. Autrement dit, la première chapelle se trouve dans la dernière travée, et réciproquement...

  • Alain, est-il crédible que les deux pierres sculptées — du blason des Sade et du monogramme LS — datent de 1177 et aient été remises en place chaque fois que cette arche a été reconstruite ?

  • Barré ou bandé? ce n'est pas pareil...
    bon excusez moi.

  • Une barre part en diagonale du haut droit au bas gauche.
    Une bande part en diagonale du haut gauche au bas droit.

  • C'est tout de même une sacré coïncidence que le même écu portant les initiales LS se trouvent à la fois sous le pont St Bénezet et en clef de voute, au côté de Marie-Madeleine qui plus est, dans la basilique de St Maximin !
    Mais j'ai beau chercher, je ne trouve aucune information sur cette clef de voute :-(

    Même le site de la paroisse, pourtant bien documenté sur les étapes de la construction, n'en dit rien :
    https://www.paroissesaintmaximin.fr/basilique/la-basilique/

    Il me parait pourtant évident que Louis de Sade a joué un rôle dans la construction de cette basilique, ne serait-ce qu'en tant que financeur...

    .

  • Louis de Sade aurait-il participé au financement du précédent oratoire dédié déjà à Marie-Madeleine dont la découverte des restes serait antérieure ?

  • Pour répondre à la question du financement par Louis de Sade d'un oratoire précédant la basilique, il faut connaître les dates approximatives de naissance et de mort de ce personnage. Si Louis de Sade est viguier d'Avignon en 1177, je pense qu'il y a peu de chance pour qu'il soit encore en vie en 1279 :
    "Ce n’est qu’en 1279 que sont entreprises des fouilles sous « l’oratoire » de saint Maximin. Après la découverte du corps de Marie-Madeleine et la reconnaissance officielle de ses reliques en 1281, Charles II décide, avec l’accord et les encouragements du pape Boniface VIII qui publie à cet effet plusieurs bulles, d’élever une somptueuse basilique en l’honneur de Marie-Madeleine et d’y installer des fils de saint Dominique."
    https://www.paroissesaintmaximin.fr/basilique/la-basilique/


    Quoi qu'il en soit, je demeure persuadée que la clef de voute représentant Marie-Madeleine entourée de deux écus, dont l'un porte les initiales LS, est la clé de ce mystère...

    .

  • Michel ce n'est guère crédible pour nombre de raisons. La toute première étant que le pont du petit pâtre ne comportait probablement aucune arche en pierre...

  • Si l'on veut à tout prix croire que ces blasons (sculptés dans deux claveaux des arches) sont contemporains de la fondation du pont en 1177, pourqoi pas ?

    Mais on peut aussi observer qu'il y a un de Sade signataire du prix-fait de 1418.... comme on peut aussi constater que les 4 arches subsistantes du pont ne sont qu'un ouvrage de raccordement avec la suite disparue (pente montante, désaxement pour contourner la chapelle), qui n'ont donc pas de lien avec l'état d'origine du pont (XIIème siècle), ni avec l'état intermédiaire (XIIIème), puisqu'il se raccord avec le Châtelet, lui-même parfaitement intégré à l'enceinte du XIVème...et néanmoins fondé sur une pile !!!

    Au final, il faut juste se dire que tout est bien plus complexe que ne le disent les notices simplistes que l'on trouve sur le Web....

  • Mais à regarder les contours des blasons, on pourrait penser que ces derniers sont rapportés dans la pierre de l'arche...
    Et je n'ai pas trouvé de Louis aux XIVe et XVe siècles. Non plus que de Sade dont le prénom commence par un L...
    o.O

  • ou plutôt celles de Laure de Sabran.

  • Michel, concernant le financement de la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, j'ai trouvé l'information comme quoi ce sont la Reine Jeanne, et Louis de Tarente son mari, qui ont ordonné, entre autres, que les fonds de la gabelle de Nice (assignés annuellement par Charles II aux Dominicains) soient utilisés pour la continuation des travaux de l'église de Saint-Maximin.
    Lire page 956 et suivantes de l’ouvrage consultable en cliquant ci-dessous :
    https://archive.org/details/monumentsindit01fail/page/478/mode/2up

    Ses dispositions ultérieures ayant toujours soutenu la construction de la basilique, voila qui explique la représentation de la reine Jeanne (et non pas St Louis ;-)) en clef de voute de la 8e travée.


    En continuant la lecture de cet ouvrage, on apprend aussi que, outre son pèlerinage de 1337 avec le prince Humbert, dauphin de Vienne, Pétrarque a fait plusieurs voyages de dévotion à la Saint-Baume...

  • Certes, la reine Jeanne... mais Louis IX (Saint Louis) était venu en pèlerinage auprès des reliques en 1254... Et il n'était autre que l'oncle de Charles II d'Anjou, fondateur du couvent...

    Et surtout et avant tout, le personnage de la clef de voûte :
    - trône en majesté
    - porte la couronne royale (ouverte, la couronne fermée n'étant adoptée que plus tard, par François 1er)
    - tient dans une main son sceptre
    - tient dans l'autre un objet cassé et long (cf le rebord de la moulure d'encadrement)
    - a des traits masculins affirmés

    Bref, c'est Saint Louis, au demeurant dans une iconographie parfaitement conforme à celle des sceaux et médailles contemporains.

  • D'accord pour le trône en majesté. Et surtout pour les traits masculins affirmés, c'est vrai qu'il n'a pas l'air aimable ! Donc, je m'incline.

    Cependant, le voile tendu sur la tête et les épaules du personnage peut prêter à confusion au regard de la représentation de Jeanne Première de Naples comtesse de Provence, couverte du voile et tenant elle aussi le sceptre en main droite sur la miniature de Robinet Testard :
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10515437z/f190.item

    Quant à l'objet que le roi tient en main gauche, je pense qu'il s'agit simplement d'un globe, à l'instar de celui tenu par Hugues Capet (plus souriant, lui !) dans la représentation ci-dessous :
    http://www.sigilla.org/fr/sgdb/sceau-type/2748
    .

  • À la réflexion, le voile, le globe (et l'air peu aimable) correspondent d'avantage à Charles II d'Anjou.

    Voir sa représentation (quasiment à l'identique de celle de la clef de voute) sur la dernière page du document en lien ci-dessous :
    http://www.sfhs-rfhs.fr/wp-content/PDF/CHARLES%20D%27ANJOU.pdf
    .

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