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femme

  • Sophie Zimberlin

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    Sophie ZIMBERLIN (†1980)
    Résistante ayant hébergé des soldats, des résistants et des enfants juifs. Elle a résidé toute sa vie Villa Alsace-Lorraine, 13 chemin de Lopy et travaillait avec sa tante dans la boutique "Les Soieries Dandine", 3 rue de l'Arc-de-l'Agneau.
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    Les enfants étaient hébergés à l'étage où était installé un petit dortoir. Sophie se chargeait du ravitaillement en allant chercher du lait à la laiterie du Tronquet (au Pontet). Un ami de la famille, Julien Dhombres dont la sœur Élise travaillait au magasin des Soieries Dandine, les aidait à cultiver le jardin afin de subvenir à l'alimentation de cette famille agrandie.

    Lire aussi les liens des commentaires de cette publication :
    http://avignon.hautetfort.com/archive/2018/11/10/duro-dandino-6103994.html

  • Jeanne Laurent

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    Jeanne LAURENT (1902-1989)
    haute-fonctionnaire, chartiste, résistante et auteure

    Sous-directrice des spectacles et de la musique à l'Éducation nationale en 1946, elle créa les premiers centres dramatiques nationaux, nomma Jean Vilar à la tête du Théâtre national populaire et favorisa les théâtres régionaux.
    Les anciens réservoirs d'eau de la ville, quatre nefs voûtées donnant une vue panoramique sur le Rhône, devenus un espace qui accueille diverses manifestation culturelles et dîners, porte son nom.

    Colorisation des photos Ayad Mostafa.

  • Mary Wortley-Montagu

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    Mary Wortley-Montagu en 1739 par Carlo Francesco Rusca (1696–1769)

    Lady Mary WORTLEY-MONTAGU
    (1689–1762)
    Fille d'Evelyn PIERREPONT duc de KINGSTON, mariée à Edward Wortley-Montagu en 1712, elle s'enfuit sur le continent en 1736 et ne reverra jamais son mari. Aristocrate épistolière et poétesse autodidacte, ses centaines de lettres pleines d'intelligence et d'esprit décrivent de manière incisive les mœurs de la haute société anglaise, les mystères de l'Orient et sa vie en exil. Elle est également connue pour son plaidoyer précoce en faveur de la pratique de l'inoculation de la variole.
    Chassée de l'Italie par la guerre de Succession d'Autriche elle se réfugie en Avignon qu'elle habitera de 1742 à 1746, dans un ancien moulin qu'elle transforme en maison. Elle y crée son premier domaine. Deux lettres adressées l'une à Edward Wortley en 1743, l'autre à Lady Pomfret en 1744, séparées de plus de six mois, le décrivent.
    « Il restait une ancienne tour ronde, dont j'ai dit en présence du Consul que je ferais un belvédère très agréable si c'était le mien. »
    « Vous entendrez peut-être parler d'une bagatelle qui fait grand bruit dans cette partie du monde, c'est-à-dire que je construis, mais toute la dépense ... n'est que de 26 livres sterling. »
    « J'essaie de me contenter de lire, de travailler, de marcher, et ce que vous vous demanderez de m'entendre mentionner, de construire. »
    Il s'agit d'une vieille tour dont le conseil municipal lui a octroyé la jouissance, même si elle écrit que la ville la lui a donnée. Bien qu'il y ait aussi un terrain attenant où elle venait auparavant prendre le frais et contempler la vue, elle ne s'intéresse qu'à l'édifice dont elle donne l'emplacement et l'origine.
    Elle la décrit comme une ruine attestant la forteresse d'autrefois, la situe sur une position élevée « on a very high rock » puis la rabaisse, en rappelant qu'elle a été un moulin, maintenant abandonné depuis de longues années. Elle y montre son intérêt pour la vue lointaine depuis ce lieu « in short, it is the most beautiful land prospect I ever saw ...overlooking the whole Country, with part of Languedoc and Provence ». Sa vue s'étend également sur le Comtat Venaissin, le Dauphiné et même ce qui est au-delà « the distant Mountains of Auvergne », le proche, le confluent du Rhône et de la Durance « the near meeting of the Durance and Rhone which flow under it. »
    Lady Mary fait remonter les fondations de sa tour à l'antiquité gallo-romaine, ruines de deux temples, l'un dédié à Diane, l'autre à Hercule. Ses aménagements sont liés à la description de la vue. « I have added a Dome to it [tower] and made it a little rotunda » Ce que Lady Mary a recréé avec cette vieille tour, c'est un belvédère.
    Lady Mary rentrera à Londres en 1762 après la mort de son mari, pour y décéder la même année.
    Une édition complète des œuvres de Mary Wortley-Montagu parut en 1835, éditée par son arrière-petit-fils, Lord Wharncliffe.