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portrait - Page 4

  • Marius Roux-Renard

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    Marius Roux-Renard Terrasse aux géraniums avec vue sur Avignon peint depuis sa terrasse.

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  • Samuel Hahnemann

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    Christian Friedrich Samuel Hahnemann
    Né le 10 avril 1755 à Meissen, Saxe, Allemagne, mort à Paris le 2 Juillet 1843.
    Médecin, il inventa l'homéopathie en 1796.
    Cette maison, sise au 16 rue de la République, qui a depuis toujours son entrée au bout de la rue Dorée (ex-rue Chauffard), fut acquise en 1865 à l'époque de la troisième phase de percement de la rue de la République, par Jean-Joseph Béchet (1813-1884), chef d'une dynastie de médecins, qui la restaura entièrement.
    Il désira rendre hommage au médecin fondateur de l'homéopathie avec qui il travailla sur cette découverte — Samuel Hahnemann — en le représentant sur la façade de sa maison.
    Jean-Joseph Béchet publia chez Roumanille en 1873 : "Les Harmonies médicales et philosophiques de l'homéopathie". Il mit en évidence diverses maladies contagieuses telle la méningite cérébro-spinale, la syphilis du poumon, la sacro-coxalgie et décrivit la matière comme de l'énergie au repos dans une étude sur la dynamisation de la matière, posant ainsi les bases de la découverte de la radioactivité. Sa célébrité le conduisit à devenir le médecin du prince impérial et de Napoléon III.
    Né à Boulbon, il décéda en sa demeure, à Avignon, rue Chauffard.
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  • Felipe de Cabassolle

    Philippe de Cabassolle
    Philippe de Cabassoles

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    Philippe de Cabassolle, né à Cavaillon ou Avignon en 1305.

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    D'or à quatre losanges de gueules,
    appointés et posés en bande,
    accostés de deux cottices d'azur.

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  • Jan-Nouèl Clamon

    Jean-Noël Clamon

    457922381.png« C’est à l’âge de quatorze ou quinze ans que Guy Tournier, un copain du lycée me dit qu’il faisait partie d’un groupe folklorique avignonnais : "L’Académie Provençale" dirigée par M. Clamon. Ce copain précisait qu’il y avait dans ce groupe plein de filles, et qu’elles étaient même très jolies ! M. Jean-Noël Clamon, ainsi prénommé parce qu’il était né un soir de Nativité, habitait une très vieille bâtisse provençale, rue de la Monnaie, à Villeneuve-les-Avignon. Âgé de près de soixante-dix ans, Il se disait un peu félibre, c’est-à-dire un peu poète, un peu chanteur, un peu blagueur, grand amateur de la langue provençale des Aubanel et autre Roumanille. Grand, alerte, très élégant, portant un chapeau de feutre noir, "un capeou", devrais-je dire, pantalon de velours marron, chemise à fleurettes indiennes et lacet rouge autour du cou, il ressemblait bigrement à Frédéric Mistral. Le cheveu au vent, une fine moustache toujours bien brossée, il avait dû être durant sa jeunesse un séducteur de première, car nous voyions bien, malgré son âge avancé, qu’il disposait toujours, d’un petit succès avec la gent féminine, et qu’il en éprouvait apparemment un plaisir non dissimulé. À la tête de "l’Académie Provençale" depuis des lustres, il contribuait à transmettre à ce groupe, une notoriété incontestable, dépassant de loin les pourtours du Comtat Venaissin.
    Il y avait à Avignon deux groupes folkloriques. "L’Académie Provençale" de Clamon, et le second, "Lou Riban di Prouvenço", dirigé par Mlle Duret, vieille célibataire fluette, mais dotée d’une énergie peu commune. Lorsqu’il rageait un peu à l’encontre de Mlle Duret, M. Clamon prétendait haut et fort que le groupe de "l’usurpatrice" n’avait pas sa place sur Avignon, car ses danseuses portaient le costume traditionnel des Arlésiennes, qui n’avait rien à voir avec l’authentique costume du Comtat Venaissin, le nôtre ! Une véritable guerre des tranchées s’était établie entre ces deux personnages hauts en couleurs et au fort caractère, pour l’attribution dans la région, de telle ou telle manifestation folklorique. L’émulation qui régnait entre ces deux groupes rendait leurs prestations réciproques exemplaires.
    Ma tante Simone habitait la même rue que M. Clamon et elle le connaissait très bien. Un jour, sur ma demande, elle me présenta à lui. Je souhaitais vraiment, comme Guy Tournier, devenir danseur de farandole, faire quelques voyages dans la région, mais surtout rencontrer des âmes féminines esseulées.
    Clamon était le musicien du groupe. Entendez par là qu’il était le "fifre" ou si vous préférez, "le tambourinaire", celui qui, dans la tradition provençale joue du galoubet et frappe sur un tambourin. 3551169475.jpgDans la conversation, je lui ai certainement parlé de mon passage éclair au conservatoire, lorsque j’avais onze ans et de ma dextérité à jouer sur mon pipeau en bakélite à six trous. Aussitôt, après qu’il eût observé ma frêle constitution de presque adolescent, il me dit qu’il ne recherchait pas tant un danseur qu’un instrumentiste. Il me confia sur le champ un galoubet, me demanda de souffler, et, surprise, il sembla que j’étais assez doué ! Quinze ou vingt jours après, j’arrivais à sortir, presque sans faute, de mémoire, une grande partie du répertoire de la musique folklorique provençale. »
    Robert Garcia Avignon, j’ai grandi avec toi 2015.

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  • M. Brahic

    « Durant et au sortir de la guerre, un autre personnage, M. Brahic "sévissait" quartier Saint Lazare, rue Carreterie et rue Guillaume Puy. Costaud, trapu, grognon, grassouillet malgré les restrictions alimentaires dues à la guerre, doté d’une voix de stentor, il tirait une espèce de vieux charreton à grosses roues de bois cerclées de fer. L’air bourru, il faisait grand peur aux enfants auxquels il lançait des grimaces, des pieds de nez, et très souvent en tirant la langue. Sacs de sciure et bûches de bois encombraient son charreton qui véhicule compris devait bien peser dans les trois cents kilos.
    Pendant et après la guerre, une seule façon de faire la cuisine et d’apprivoiser les rigueurs hivernales : c’était la bonne cuisinière en fonte de marque Chapée. Elle fonctionnait au charbon, lequel était très cher, rare et contingenté, ou se contentait de brûler du bois de chauffe.
    C’est là qu’intervenait M. Brahic. Courageux et pitoyable à la fois, il passait le plus clair de son temps à arpenter les rues de ces quartiers d’Avignon, en criant haut et fort :
    — Il est là, le voilà, le marchand de bois. Bois d’allumage, sciure de bois !
    Ce slogan, tout simple, mais scandé et lancé de façon magistrale, attendu par les ménagères du quartier, s’inscrivait dans les mémoires d’une manière indélébile, à telle enseigne, que bien des personnes l’entendant s’approcher dans la rue, répétaient :
    — Ah ! Il est là le marchand de bois !
    Ainsi, M. Brahic livrait du bois à qui en voulait, et surtout aux personnes qui n’avaient pas beaucoup de place pour en stocker une grande quantité dans leurs petits appartements des vieilles ruelles, ou qui n’avaient pas assez d’argent pour en commander un ou deux stères à la fois.
    Durant cette époque de vaches maigres, il vendait également des sacs de sciure de bois, qui dans bien des foyers remplaçaient le charbon et même le bois. Chaque soir d’hiver, afin que le feu ne s’éteignît pas dans la cuisinière, on bourrait l’âtre par-dessus un reste de charbon incandescent avec de la sciure préalablement mouillée. Un trou central à la verticale, pratiqué avec un pique-feu, permettait à cette sciure de se consumer très lentement tout au long de la nuit jusqu’au petit matin, et donnait une douce température à tout l’appartement. Grâce à notre homme, cette sciure connut durant cette rude époque une commercialisation des plus brillantes.
    Le père Brahic assurait bel et bien, un travail d’utilité publique.
    Après avoir monté les dix kilos de rondins ou les deux sacs de sciure de bois à un second étage, après avoir encaissé les quelques francs et peut-être après avoir englouti un bon "canon" de rouge offert par sa cliente de ménagère, il retournait dans la rue, repassait autour de son cou l’épaisse lanière de cuir accrochée à son charreton, reprenait de ses énormes mains les manches du dit-charreton, et après avoir fourni un violent effort en s’arc-boutant sur ses reins pour faire redémarrer son outil de travail, le voici qui entonne allègrement, à la cantonade, toutes les vingt secondes :
    — Il est là, le voilà, le marchand de bois !
    Le voilà, pauvre diable, tel Jean Valjean au bagne, qui repart faire sa tournée de forçat, mais lui, en homme libre ! Sans famille, sans logis, il a "habité" durant plusieurs années dans une anfractuosité effondrée des remparts de la porte Saint Lazare, dans un réduit de trois ou quatre mètres carrés, sans eau, sans électricité, sans chauffage, – un comble ! – sans même une porte pour s’isoler du bruit de la piétaille et de la circulation. Avec une vieille couverture marron de l’armée américaine accrochée sur le mur extérieur des remparts, il pouvait négliger le bruit et le froid. Il s’enfermait ainsi dans sa caverne pour mieux se détacher du monde et trouver un semblant d’intimité. Il oubliait ainsi, durant quelques heures, sa rude condition, et rêvait peut-être d’un paradis, d’un olympe chauffé au fioul et éclairé à l’électricité. En attendant, pour découvrir les derniers potins de sa chère ville d’Avignon, et pour lire "Le Provençal" de la veille, il s’éclairait à la bougie.
    Hier, il restait un homme libre, capable, par son dur travail d’assurer sa subsistance quotidienne. Aujourd’hui, que serait-il ? Un homme assisté ? Oubli de l’effort solitaire ! Pour l’enfant que j’étais, M. Brahic n’était-il pas un exemple ? Sa vie n’initiait-elle pas les écoliers que nous étions à servir la valeur de l’effort ? Nous préférions, bien sûr, nous amuser ! »
    Robert Garcia Avignon, j’ai grandi avec toi 2015.

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