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Tiraiare en avoust

Tirailleurs en août
Skirmishers in August
Scharmützler im August

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Le 1er août 1914 paraît l'ordre de mobilisation. L'enthousiasme est général. Le 1er bataillon du 1er régiment de marche de Tirailleurs algériens du commandant Voisard quitte Alger et vogue vers la France le 5 août. Il séjournera à Avignon jusqu'au 12 août pour ensuite se diriger vers le Nord... Quatre autres bataillons de tirailleurs passeront ensuite par Avignon dans ce mois d'août. Photos Charles Bartesago. AMA 67Fi6152, 6153, 6154, 6157.

Commentaires

  • Il parait que quelques instants après le dernier cliché, une vive altercation a eu lieu entre le commandant Voisard et un capitaine du 7ème Génie, au motif que ce dernier lui aurait dit sèchement "Tire ailleurs, c'est mes galets..."

    Bon, j'ai compris, je sors....

  • Attente pour le départ vers la "boucherie " ? Quand tu connais la suite des évènements tu ne peux même pas imaginer ce bref moment de quiétude avant leur départ .
    Verdun lieu qui m'a remis les pieds sur terre et quand tu vois toutes ces croix , tu penses à ce gars qui a quitte son village perdu très calme pour ce retrouver dans cet enfer !!!

  • MB², il y a aussi une expérience que je fais chaque fois que je sors d'Avignon : regarder le monument aux morts du village où l'on se trouve. Le plus obscur patelin du fin fonds des Alpes ou du Massif Central comporte des listes interminables.

    La saignée a été phénoménale... et la France a mis longtemps à s'en remettre !

    Au cas particulier des clichés du jour, nous sommes au tout début du conflit, c'était encore l'époque où l'on pensait rentrer à Noël après avoir écrasé "les Boches". Illusion qui s'est assez rapidement évanouie, non seulement la guerre allait durer mais dès le début elle a fait des ravages ! Réflexion que je me faisais récemment devant le monument aux morts de Correnson (38), où l'on s'aperçoit que certains sont tombés dès le 2 Août 14.... le village comptait 261 habitant en 1911, et 196 au sortir de la guerre....

    En fait, il semble que cela ait été une très grande révélation pour le commandement militaire, qui s'est brutalement aperçu que "le feu tue" (sic).

  • Mon grand père Eugene Courbet de Villedieu (84) était à peine allé à Vaison à 18 ans .il se retrouve à Marseille dans un wagon à bestiaux et via Verdun .Là 30 ou 40 Kg de paquetage et 4 km de marche par jour ....Il a été gazé /enterré Pius levé du front pour problèmes respiratoires ..Victime d'une grosse dysenterie il est arrêté deux jours pour repartir l demande ou est son régiment (ils ont tous été tues à 1 km de là . Il a fini sa guerre en transportant des obus dans une vielle guignarde ou il avait de sauter d(heure en heure .Il a reçu à sa libération une pension à 100% et 7 degré et toute la haine de son village d'être rentré vivant . Arrêtons de nous plaindre pour des babioles ...

  • "...toute la haine de son village d'être rentré vivant."
    Une situation dont l'histoire mériterait d'être écrite, voire filmée.

  • Il fait chaud ! et le Rhône non seulement rafraîchit, mais aussi séduit, ces algériens qui (sans doute pour beaucoup d'entre eux, j’imagine) découvrent là un fleuve tel qu'il n'en existe pas dans leur pays.

  • "L’État-Major du Régiment et le 1er Bataillon s’embarquent le 4 août 1914 pour la France, et entrent dans la composition du 1er Régiment de Marche de Tirailleurs sous le commandement du Colonel VUILLEMIN.
    (...)
    Les transports arrivent à Sète le 7 août à 20 heures, et le 8, le Régiment gagne par voie ferrée Avignon où il organise ses T. C. et T. R. A cette date, le 1er Régiment de Marche comprend 63 Officiers et 2764 hommes."

    http://tableaudhonneur.free.fr/1erRMTAlgV2.pdf

    .

  • Son nom me titillait, après vérification il s'avère que le "Colonel Vuillemin" commandant le 1er régiment de marche de tirailleurs, ne peut être confondu avec Joseph Vuillemin (1883 - 1963), qui allait se retrouver Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air en septembre 1939 - redoutable privilège ....

    En effet, Joseph Vuillemin commence la Grande Guerre avec le grade de lieutenant-pilote, et comme moniteur affecté à l'école de Reims. Celui du régiment de tirailleur est donc un homonyme...

  • La seconde photo (En haut à droite) me fait découvrir une sorte de "diguette" semblant empierrée, en amont de l'ex pont suspendu. Je ne connaissais pas son existence - Merci
    Pour le reste, sur le fond historique, août 1914 était un beau mois ensoleillé dont personne n'imaginait les suites, la durée et l'horreur ...

  • Alain, que je me suis demandé si les deux photos de droite n'avaient pas été prises sur la Durance et si le pont suspendu n'était pas celui de Rognonas... o.O

  • Effectivement, le pont de Rognonas serait le plus logique et ressemblant ... Bravo, je n'aurai pas cherché la soluce vers la Durance !

  • Non, c'est bien le pont d'Avignon, détruit en 1944. Il est reconnaissable à son double réseau de suspensions, pendant que celui de Rognonas bénéficie d'un réseau unique.

    De toute façon, ce qu'Alain D. appelle "diguette" se repère très facilement sur les clichés de l'époque, où l'on voit une courbe convexe continue qui relie la dernière pile terrestre du pont St Bénézet à la même du pont suspendu, avec un petit interruption sensiblement au milieu.

    Mais jusqu'au début des années 1950, la circulation entre les deux ponts reste cantonnée aux remparts, au long et audessus des vieux quais d'ancien régime. Pendant ce temps, la zone en demi-lune délimitée par cette courbe convexe est peu à peu comblée. Juste avant le chantier du nouveau pont, on voit apparaître une large voie suivant la courbe de la rive, assortie de quelques bretelles.. qui finissent par constituer, après de nouveaux aménagements, le réseau actuel de carrefours auto-bloquants avec feux, contournements délirants et autres joyeusetés que les malheureux résidant à Sorgues, le Pontet ou au-delà et travaillant en zone de Courtine, visitent deux fois par jour....

  • Pauvres hommes, la plupart a du servir de chair à canon...
    Je remarque un chaland tiré par un vapeur, photo 3, et le câble du bac à traille très haut.

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