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Merci à Alain Breton ! (Lire ici aussi...)

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François-Marie MANZI, archevêque, (1694-1774)
Vice-légat d'Avignon en 1760 et de 1766 à 1768
commissaire apostolique et vicaire général de Sa Sainteté
Archevêque d'Avignon de décembre 1756 (ou du 28 mars 1757) à sa mort

Né à Longiano, district de Gésène, le 6 novembre 1694 à 8 heures du matin, d'une famille patricienne, ce prélat fut transféré de l'évêché de Cavaillon au siège archiépiscopal d'Avignon au mois de décembre 1756.
I1 exerça, à deux reprises pendant son épiscopat, les fonctions de vice-légat, une première fois en 1760 pendant quelques mois, puis de 1766 à 1768. Sous son administration, le 1er juin 1768, Avignon fut occupé par les troupes françaises sous le commandement du marquis de Rochechouart, par suite du refus qu'avait fait Clément XIII au roi de France d'expulser les jésuites. Clément XIV, son successeur, ayant consenti à cette expulsion par sa bulle du 21 juillet 1773, les Français évacuèrent Avignon l'année suivante.
Il mourut le 6 novembre 1774, jour anniversaire de sa naissance, en accomplissant sa quatre-vingtième année et fut inhumé dans sa métropole.

Porte écartelé au 1 et au 4 d'argent à la bande d'azur, chargée d'une étoile à six rais d'argent ; au 2 et au 3 de gueules à la vache passante d'or la patte droite levée ; sur le tout d'azur au château de trois tours d'argent celle du milieu plus haute.

Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • j'aime la vache passante (mais bravo au sculpteur qui avait gravé un blason aussi complexe

  • Clément XIV n’a pas « expulsé » les Jésuites, il a purement et simplement supprimé la Compagnie – mais certains pays (Prusse, Pologne) qui protégeaient les Jésuites ont interdit la publication du bref papal, et ils ont ainsi perduré jusqu’à leur rétablissement en 1814.

    Ceci étant, il est amusant de constater à quel point une pauvre sculpture quasi illisible peut être lourde de souvenirs.

    L’occupation d’Avignon, causée par l’opposition entre Rome et la France sur le double sujet des Jésuites et du duché de Parme (on oublie toujours ce dernier !), fut en effet très particulière. Louis XIV avait déjà par deux fois « réuni » Avignon à la Couronne, à l’occasion d’autres litiges avec le Vatican, mais en ces deux occasions les prétendues réunions avaient été plutôt actées comme une prise en otage. Aucune des institutions avignonnaises n’avait été touchée, et le rattachement n’avait pratiquement rien changé de fondamental, la population vivant l’aventure comme une simple occupation militaire, fort débonnaire de surcroit.

    Mais en 1768, le scénario est tout autre : l’ensemble des institutions et administrations, le conseil de ville, la justice, l’armée, la fiscalité sont mis au diapason du Royaume et c’est alors une véritable annexion qui s’opère. Avignon et le Comtat vivent ainsi six années à l’heure française… (voir le témoignage de Van de Brande qui passe à Avignon à cette époque et signale sur la place de l'Horloge une statue équestre de Louis XIV !).

    On conçoit aisément combien la restitution au Pape en 1774 a pu générer de frustration dans certaines couches de la population ! Le retour aux « vieilles » institutions, telles que le pouvoir lointain et ses représentants locaux prévaricateurs, la justice abominablement complexe, la réapparition des barrières douanières… et j’en oublie bien d’autres, pouvaient s'interpréter comme une vraie déchéance.

    Voilà pourquoi, 15 ans plus tard, le vent de liberté qui soufflait sur le Royaume eut immédiatement un grand écho à Avignon : les souvenirs de la douce France étaient encore bien vivaces, et les partisans du rattachement n’hésitèrent pas à se baptiser « patriotes ». Ils allaient plonger Avignon et le Comtat dans la guerre civile, et intégrer un pays au régime politique pour le moins durablement instable (bel euphémisme)… mais c’est une autre histoire !

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