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Cènt-e-cinquanto-sièis an après dóu coustat de la tourre

Cent cinquante-six ans plus tard du côté de la tour
One hundred and fifty-six years later on the side of the tower

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Photo Édouard Baldus, vers 1862. Metropolitan Museum of Art, New-York, DP137987.

Lien permanent 8 commentaires

Commentaires

  • oui le fleuve domestiqué n'admet plus les bancs de sable et la végétation fait paraître la tour plus éloignée
    (superbe ta photo)

  • Les deux ou trois maisons qui apparaissent à droite contre la tour sont toujours là.

    Le foisonnement de la végétation en bordure du fleuve est frappant.
    Comment se fait-il que cet endroit était autant déboisé au XIXe ?...

  • Dans son commentaire sur la publication d'hier, Alain Breton écrit que les berges du Rhône sont probablement nettoyées régulièrement par les crues...

  • J'ai mis en pages en mars 1980 le premier numéro du mensuel Ecosud (Echosud à l'époque) dans une maison au pied de cette tour, à droite, au bord de la route. Revue complètement indépendante, Ecosud "mensuel d'informations économiques Rhône-Méditerranée" avait été créé par Jean Joubert (celui de l'Antifadas) et vécut 13 ans. J'ai mis en pages le dernier numéro en mars 1993 à la Trillade. Resquiat in pace.

  • ah vous voyez bien Michel que ça valait la peine d'aller prendre la photo de nos jours ! :-)

    Magnifique ! (bien mieux que la 3D de Google maps)

    Pour le déboisement du 19e siècle peut-être un complément d'explication (en plus des ravages du Rhône sur ses berges) nos anciens se servaient beaucoup plus du bois que nous.
    Se chauffer, construire, cuire (le pain pour les boulangers par exemple), fabriquer meubles, charrettes, roues, etc,... et tout ceci était local, on importait pas le bois de Pétaouchnock, on avait pas de fuel, pas de plastique,...
    Sur les anciennes cartes postales du début du 20e siècle on constate qu'autour des petits villages -tel que le mien- la garrigue est quasiment rasée.
    Et en plus elle était cultivée donc entretenue. Alors qu'aujourd'hui c'est un véritable armas ;-)

  • C'est l'automne, je crois !
    Et en 150 ans on a inventé le reflet... (Pourquoi ne le voit-on pas sur la photo de Baldus ?)

    Les maisons à droite de la tour sont les restes de la livrée construite par le cardinal Napoléon Orsini, acquise ensuite par Clément VI et qui a vu passer du beau monde couronné (Philippe VI de Valois et Jean II le Bon, rois de France, ou Louis I et II d'Anjou, rois de Naples).

  • Ma lumière de début d'après-midi éclaire la tour de pleine face. Le reflet en est donc vif.
    La lumière pour Baldus est de fin d'après-midi. La face de la tour que nous voyons est donc presque à contre-jour. Son reflet en est donc quasiment absent.
    En plus, la photo est un peu surexposée et le soleil doit briller fort sur l'eau...

  • Oui Michel pour les reflets, sans oublier que le Rhône de ton cliché est exceptionnellement calme; pendant que celui de Baldus doit être plus agité - multiples obstacles dans le lit obligent, même si cette branche était dite le "bras mort" du fleuve avant le passage de la CNR...

    Et pour le bois, Pat, tout à fait d'accord. Ainsi que pour le "nettoyage" de toute la garrigue jusqu'à une date récente. Mais n'est-ce pas l'élevage des ovins, particulièrement actif dans notre région, qui en était alors responsable ? (Voir les lettres du Président de Brosses qui se plaint de s'être vu proposer du mouton à tout ses repas avignonnais, il est vrai préparé de mille et une manières...)

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