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Atmousfèro 1900 : bugado au bord dóu Rose

Atmosphère 1900 : lessive au bord du Rhône
Atmosphere 1900 : laundry along the Rhone

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Merci Guima !

Lien permanent 5 commentaires

Commentaires

  • Gros plan ici sur le bateau amont. A Bellevue déjà quelques belles demeures comme le château des Cigales, mais Sainte-Thérèse, tardive, n’est pas construite. Sur la berge ravagée, on l’a vu, par les inondations, peu d’activité. On vient ici pour laver les grosses pièces et aussi parce que tout le monde n’a pas une arrière-cour ou une « gatouille » pour faire la bugado. La Sorgue, lorsqu’elle est découverte, est sale, peuplée de rats. On la délaisse sauf en de rares endroits comme en amont des industries et ateliers du quartier des Teinturiers. Car il me semble bien que l’abaissement du mur derrière les vannes de la Pyramide pourrait correspondre à un ancien lieu de lavage. Question à poser à Marc Maynègre. On ne voit guère que des pièces domestiques ou de travail. Le linge «intime» est lavé à la maison, dans un baquet, un évier, une pile. Il est d’ailleurs rare mais on peut se souvenir par exemple des serviettes triangulaires et même parfois de patouillons, plus anciens, qui en tenaient lieu. Cela sèchera dans la cour, éventuellement à la fenêtre, sur une corde tendue dans la cuisine. Ou encore, le progrès aidant, sur ces rayons fixés en demi-soleil autour du tuyau du poêle… Dans les campagnes on ne fait généralement la lessive que deux fois par an. Heureusement on dispose d’un «Trousseau » important dont on se dote lors du mariage (communion aussi parfois pour les garçons ?). Mais les hommes peuvent porter la même chemise (à deux grands pans croisés en dessous) des semaines durant.
    Sur les bateaux-lavoir Jean Mazet nous apprend qu’ils étaient payants « Une enceinte recouverte par une tôle fixée en pente protégeait des intempéries… ». « Quatre sous par jour…le verre d’eau de Javel ou un seau d’eau chaude un sou ». C’était surtout des bugadières professionnelles qui venaient. Le « fond » du bateau était, comme pour le bateau-piscine, constitué d’une cage de fer qui retenait le linge que le courant aurait pu emporter.
    Sur la photo on voit encore l’oriflamme de métal qui « flotte » sur la chapelle St Nicolas. Quelqu’un saurait-il quand il a été supprimé ?

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