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Journel dins lou journau

Journel dans le journal
Journel in the journal
Journel oder Journal

UN CASSE-TÊTE ET UN PISTOLET AUTOMATIQUE DANS UNE AUTOMOBILE ABANDONNÉE PRÈS D'AVIGNON

Le sous-brigadier Merle et l'agent Médoc, en ronde cycliste et passant ce matin, vers 10 heures, aux remparts Saint-Dominique, ont aperçu, en bordure de la route, une voiture automobile paraisssant abandonnée ; s'étant approchés, ils y trouvèrent des effets militaires portant l'écusson du 71e régiment d'Artillerie, un extrait du livret individuel, un titre de permission au nom de Jean Journel, valable du 7 au 11 janvier, un casse-tête plombé et un pistolet automatique, chargé de sept cartouches. Cette voiture, qui présentait diverses traces d'accident, était munie d'une plaque métallique d'identité au nom de Jean Journal, 22, rue du Noire, à Nantes (Loire-Inférieure). Informé, le commissaire de police du canton Sud a fait conduire l'automobile en fourrière et a ouvert une enquête. Des premiers éléments de celle-ci, il résulte que Journel est arrivé à Avignon le 11 janvier, après avoir retenu une chambre dans un hôtel de la rue Molière, où il a déposé une valise. Il a pris un repas dans un restaurant voisin et depuis ce moment sa trace est complètement perdue. Des renseignements demandés au 71e régiment d'Artillerie, il résulte que ce militaire aurait dû rejoindre son corps le 12 janvier, avant 16 heures, mais qu'il n'est pas rentré. Le service de la sûreté continue ses recherches.

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Le Matin, mercredi 13 janvier 1937. Le Petit Dauphinois, mardi 19 janvier 1937.

Merci à Gérard Brunner !

Commentaires

  • A noter qu'on trouve dans le même numéro du Populaire ("Le mystère du rapide 759" en page 2) quelques lignes sur l'affaire Garola, une malheureuse retrouvée morte dans le train de Menton fin 1936. On soupçonna de ce meurtre crapuleux un dénommé Veyrac, contrôleur du PLM, qui fut incarcéré. Le célèbre avocat Henri Torrès obtint sa mise en liberté par la suite... Finalement, on identifia un couple qui n'avait rien à voir avec Veyrac, et les véritables auteurs de l'assassinat furent identifiés, jugés et condamnés... mais l'affaire connut un ultime rebondissement après guerre : à peine libérée, la criminelle récidiva !

    Tout ça pour dire que la Sûreté d'Avignon intervint aussi dans cette affaire, car le contrôleur habitait notre ville.

  • Comment ne pas comprendre qu'un journaliste ait pu facilement faire cette coquille ?

  • Est ce que Jean Journal c'est aussi Jean Journel, je suis un peu perdue là.
    Bonne journée Bichel !.

  • Ne pas oublier que c'est dans la presse quotidienne que l'on trouve le plus de coquilles...

  • Oui, la Glaude, Journal est une coquille de journaliste !
    Bonne journée à toi !

  • Non, il s'est battu en Espagne, réfugié à Oran en 39 il y tint un bordel durant la guerre, couverture qui lui permit de renseigner les services secrets de différentes nations. Disparu au débarquement américain on retrouva sa trace en 1949 en Chine où il semble être venu à pied, Impliqué dans le traffic de piastres il fut interné à Poulo-Condor Il semble cependant être repassé à Avignon dans les années 60 pour rechercher son coupé Ford. Cette même année où Marly, Merle et Médoc devaient mystérieusement mourir.
    Pas de nouvelles depuis, cependant certain disent qu'il est toujours terré dans les quartiers sud, d'autres qu'il s'agit d'un sosie.

  • J'aimerais savoir Wilfrid, quelles sont tes sources !

    Il est mort au Brésil à 62 ans en 1977...
    Mais c'est peut-être quand même lui...

  • D'accord avec Michel : l'intervention de M. Vermot dans la biographie de Jean Journel me fait douter de l'ensemble des infos !
    Ne l'aurait-on pas vu, à une date dont on vous laisse le choix, conduire le boutre du sultan (à défaut d'empereur de Chine) dans le confluent de la Garonne ? ;-)

  • Ceux qui arrivent à pied de la Chine... La source de Wilfrid serait-elle dans l'album de la Comtesse ?

  • Hommes de peu de foi.

  • Gérard Brunner a fait quelques recherches à partir de la sœur de JOURNEL, Mme GARNIER. Il y a bien une Mme Garnier dont le nom de jeune fille est JOURNEL mariée à NANTES avec M. GARNIER. Elle avait un frère :

    Jean Noël Marius JOURNEL
    Né le 13 avril 1915 à Rodez
    Code INSEE du décès : 12202
    Décédé le 17 novembre 1977 en la RÉPUBLIQUE FÉDÉRATIVE DU BRÉSIL
    Code INSEE du décès : 99416

  • De nos jours on (l'administration en particulier) n'emploie plus l'expression "nom de jeune fille" mais "nom de naissance".
    En plus d'être discriminante, l'expression "nom de jeune fille" sous-entend que tant qu'une femme n'est pas mariée elle n'est pas considérée comme une femme mais comme une "fille".
    Dans le temps, une femme âgée non mariée était affublée du terme de "vielle fille" et actuellement les professionnelles du sexe sont toujours appelées "filles".
    En outre, dans certains milieux (administratifs ou autres) jusqu'il y a peu une femme célibataire de n'importe quel âge, même ayant vécu en couple et dotée de petits-enfants, était appelée "mademoiselle" au lieu de "Madame".

  • Nous en savons un peu plus encore sur Jean Journel grâce (encore) à Gérard Brunner...

    L'acte de mariage de Jean JOURNEL avec Renée Marie Andrée CHAILLOUX le 11 novembre 1939 :
    http://avignon.hautetfort.com/images/Mariage%20Journel%20-%20Nantes%2011%20novembre%201939.jpg

    Un long article dans l'Ouest-Éclair le 15 janvier 1937 :
    http://avignon.hautetfort.com/images/L%27Ouest-%C3%89clair-15-janvier-1937.jpg

    Il est dit "décorateur" sur son acte de mariage, mais on le trouve, dans des données généalogique du côté de son épouse, mentionné "antiquaire".

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