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Dins lou cor di Celestin

Dans le chœur des Célestins
In Celestins' choir
Im Chor von Celestins

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Robert de Genève (1342-1394)
antipape sous le nom de Clément VII de 1378 à 1394.
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Commentaires

  • au fond je n'ai jamais dû le regarder... œil attiré par la gloire à sa droite et surtout la clef de voûte

  • Pour rebondir suer ce qu'on dit Alain Breton et Damien Mercier dans la précédente publication, je trouve très bien que l'on puisse depuis quelques années avoir accès à l'église des Célestins à l'occasion de diverses manifestations (là c'est sans doute la crèche dont on voit un bout de l'armature dans le bas du choeur. Il y a eu des longues décennies pendant lesquelles le bâtiment était toujours fermé, non ?
    Il est vrai que le cloître, lui, n'est accessible que très rarement, hormis quand il y a des pièces pendant le festival, et que sa restauration est plus qu'incomplète.
    Mais, Alain, que voulez-vous dire en écrivant que c'est plus qu'un cloître ?

  • J'ai pris la photo il y a peu lors du week-end gastronomique du 19 au 21 novembre "Bienvenue à la ferme". L'église abritait des stands de producteurs... Elle est maintenant souvent ouverte pour recevoir des manifestations diverses, surtout depuis que l'intérieur a été nettoyé et planifié.

    Il doit y avoir une foule de gens enterrés sous ces lieux...

  • C'est l'ensemble du site qui est plus qu'un cloître, et même beaucoup plus. Une petite chapelle St Michel (ou presque) de 1369 au Nord, suivie de celle construite sur la tombe du Bienheureux Pierre de Luxembourg de 1425 à 1449, elle-même connectée avec le transept de l'église qui fut la plus somptueuse de tout Avignon, et aussi la plus ambitieuse telle qu'initialement projetée. Commencée en 1935, elle resta malheureusement inachevée à partir de 1425. Au sud, le fameux cloitre (perpétuellement encombré des installations du festival), entouré des bâtiments conventuels sur trois côtés.

    Le tout sans parler de ce qui a disparu.... bien plus qu'un simple cloître, donc !

    Et effectivement, Michel, beaucoup de monde enterré dans l'église et ses dépendances - sans parler du fait que l'ensemble s'élève sur l'ancien cimetière des pauvres d'Avignon, une nécropole sans nul doute d''origine antique comme nombre de découvertes archéologiques l'ont démontré.

    Au fait, tu aurais pu faire un second quizz avec le blason qui est dans l'abside, en face du pan de mur décrouté - et donc invisible sur ton cliché de ce jour.

  • Effectivement, Alain, s'il y a un autre blason, ce que j'ignorais, je ferai un quizz à l'occasion.
    Cette fois, l'église était remplie de stand de producteurs et on n'y voyait pas grand-chose...
    Il y a un second blason de Clément VII en pendant de celui-ci., à droite du St-Esprit. J'espère que ce n'est pas de lui que tu parles !

  • Je n'aurai pas osé te proposer une répétition avec le symétrique de celui du jour...

    J'espère que ledit blason sera visible pour la crèche, si une occasion de pénétrer dans les lieux ne se présente pas avant.

    Outre ces autres armes, on peut aussi remarquer qu'il y a un autre personnage historique "blasonné" dans le choeur... C'est qui ?

  • Léglise elle même a longtemps servie de réserve aux décors et autres accessoires du festival, le cloître on y passait pour aller au restaurant administratif, traversant il y avait le CIO, et en étage les bureaux de la FPA, on pouvait accéder en voiture, et on allait déposer dans la boite au lettre de la cité administrative nos déclarations d'impôts même après minuit car elles ne seraient relevées que le lendemain, je vous parle du siècle dernier bien sur.

  • Tout à fait exact, Wilfrid. CIO et FPA étaient dans la chapelle du Bx Pierre de Luxembourg (le bâtiment Nord-Sud qui longe la rue St Michel).

    Et, malheureusement, une récente visite dans les lieux m'a démontré que, si effectivement les festivaliers ont été sortis de l'église, par contre les deux bas-côtés méridionaux devenus galerie de cloître ont été aménagés en "loges" pour les artistes qui se produisent trois semaines par an....

  • Si les services municipaux ont l'habitude de dire ou d'écrire "cloître" des Célestins en parlant de l'église, je ne m'en suis jamais rendu compte. J'ai dû rectifier de moi-même sans m'en apercevoir...
    Alain, pouvez-vous expliquer "les deux bas-côtés méridionaux devenus galerie de cloître" ?

  • Frédéric, l'église et le cloître sont bien deux choses différentes et mitoyennes.
    L'entrée du cloître est cet imposant portail qui est entre l'église et la cité administrative.

  • Michel, pas tout à fait d’accord avec toi ...

    Fondation pontificale “ex nihilo”, l’église des Célestins avait été commencée sur un plan extrêmement grandiose et ambitieux. La nef, notamment, devait être accostée de doubles bas-côtés sur lesquels s’ouvraient symétriquement des chapelles latérales non communicantes. Donc la section verticale de l’édifice présentait sept vaisseaux.

    Vois un plan chronologique (dessins personnels à partir du relevé des lieux par le Capitaine Pampany) qui résume les étapes de l’édification du monastère, des tous débuts à la Révolution :

    https://imagizer.imageshack.com/img924/4881/kcpiGv.jpg

    On y voit comment les travaux commencèrent par l’abside, puis les travées du transept, prolongées ensuite des deux travées de nef – qui étaient dites “de chœur" car les Pères y avaient leurs stalles en U, ce qui explique les murs aveugles fermant les côtés en partie basse sur ces deux travées.

    Entre 1425 et 1428, le cardinal de Brogny, exécuteur testamentaire de Clément VII, fit ajouter une travée complète à l’église : ce sera la dernière, fermée au couchant par une muraille “provisoire” qui a perduré jusqu’à nous.

    Dans les années qui suivirent, les efforts des bâtisseurs se portèrent sur le cloitre, et curieusement le bas-côté le plus méridional et sa ligne de chapelles latérales furent annexées, le bas-côté devenant ainsi la galerie septentrionale de ce cloitre.

    Je passe sur les étapes suivantes, bien qu’elles ne soient pas moins intéressantes... A noter que sur mes dessins, j’ai représenté en grisé deux dispositions hypothétiques, d’une part la “vraie” chapelle Saint-Michel qui fut abattue sur ordre de l’archevêque à la fin du XVIème s., sa dédicace étant transférée à la chapelle voisine de Tous les Saints qui nous est parvenue, et d’autre part l’édicule de bois primitivement élevé sur la tombe de Pierre de Luxembourg.

    Voilà donc l’explication de cette “annexion” des travées les plus méridionales de l’église par le cloitre... et l’imbrication intime des deux !

    Et c’est aussi pourquoi j’enrage, car les travaux menés récemment par la ville avaient permis le dégagement de cette partie, qui retrouvait ainsi à peu près sa vocation de galerie de cloitre... et les aménagements encore plus récents pour y créer des loges a de nouveau tout fait disparaître !

  • Merci, j'ai bien compris, Alain cette imbrication.
    La suite de dessins de relevés est intéressante !
    Le gros portail était donc à la fois un accès à l'église et au cloître.

  • Si on aimait les détours, oui...

    Toutefois, les récents travaux de la ville ont laissé subsister une disposition dont l'occupation militaire doit être responsable, à savoir la fermeture de l'angle nord-ouest du cloître, faisant que le "tour" du cloître n'aurait pas été possible, même sans les aménagements festivaleux.

    Pour mémoire, la pseudo-façade actuelle de l'église porte de partout les pierre d'attentes de la 4ème travée qui n'a jamais été édifiée, et qui se lit encore par diverses moulures à gauche du portail du cloître. Et la lyre placée devant le tout porte, entre autres, des projecteurs matérialisant au sol l'emplacement des piliers qui ne sont jamais sortis du sol. Projecteurs qui ne s'allument plus, si je ne me trompe...

  • Plutôt que "le gros portail était donc à la fois un accès à l'église et au cloître" ne faudrait-il pas dire "le gros portail était donc un accès au cloître, dont une galerie est une ancienne partie de l'église" ? ;-)
    En tout cas je comprends mieux pourquoi j'ai été un peu désarçonné par l'aspect de cette galerie : c'est le doublement de l'espace par la ligne des anciennes chapelles latérales qui déroute, par rapport au couloir simple qui constitue habituellement ce genre d'endroit.

    Pour ce qui est des loges placées dans cette galerie, j'avoue avoir été charmé par la couleur et l'odeur du teck dont elles sont faites, et, même si elles occupent en effet une partie de l'espace de circulation de la galerie, elles sont visiblement prévues pour pouvoir être démontées.

    Peut-être encore une question : est-ce une impression (il est difficile de se faire une idée à cause de l'encombrement des lieux, que ce soit par les loges ou par... le chantier (?) ... le bordel entreposé là !), ou y a-t-il une grande différence de niveaux entre les galeries du cloître ?

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