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À Sant-Veran

À Saint-Véran
At Saint-Veran

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Fête de l'agriculture devant le monastère de Saint-Véran.
AMA 67Fi2512.

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Vue de la façade principale du palais des papes sous le Directoire.
Musée Calvet.

Jean Pierre "Petrus" Raspay (Avignon 21.06.1748 - 18.03.1825)

Commentaires

  • le palais n'est là que parce que même artiste ?

  • Oui, c'est tout ce que j'ai trouvé de Petrus Raspay.

  • Il y a à Calvet un portrait de son complice Vincent Meynet, conservateur controversé du "Dépôt National" sous la Révolution; puis du premier Musée de la ville.

    Et encore :
    Eglise St Agricol, Sacré Coeur
    Eglise St Didier, Notre-Dame du Pilier
    Eglise St Symphorien les Carmes, Sainte Trinité
    Et bien d'autres choses dans les églises de Morières, Vénasque, Châteauneuf de Gadagne, Ste Cécile les Vignes, Cavillargues... et j'en oublie...

  • Je lis qu'en 1791, durant la Révolution, lorsqu'il fut question de transformer le couvent des Célestins en bibliothèque et en musée, Vincent Meynet, curé constitutionnel de l'église Saint-Didier, choisit de mettre à l'abri les reliques de saint Bénezet dans son église.
    https://cbz1-83.com/best-robo-ncflme/quel-est-le-nom-du-pont-d%27avignon

    Quant à Petrus, n'existerait-il donc d'œuvre de lui dans les églises que des scène religieuses ?

  • Le maire en bas blanc est très clairement Guillaume Puy (c'est d'ailleurs la légende du tableau tel qu'il est conservé à Calvet).

    Le tableau date donc des premières années du XIXème siècle, ce qui n'est en rien incompatible avec la mention d'une destruction (très partielle) du monastère "sous la Révolution", cette expression un peu passe-partout couvrant souvent, de façon largement avérée, non seulement les années 1790 - 1815, mais encore la période du vandalisme bourgeois post-Restauration, qui s'étend jusqu'aux années 1830-1840 . Cf à Avignon les grands couvents tels que Dominicains ou Augustins, indubitablement dévastés dans les années 1790, mais rasés bien plus tard.

    Et quand je dis destruction partielle, je veux parler des bâtiments conventuels qui ont entièrement disparu, contrairement à l'église qu'ils entouraient, celle-ci n'ayant jamais comporté plus que les deux travées existantes encore de nos jours, montrées par Raspay, ou figurées sur les dessins de l'album de Laincel, qui sont présentés en liens dans les échanges antérieurs relatifs à la chapelle St Véran.

  • Vue depuis le nord-ouest. Une grande partie des bâtiments conventuels est invisible car se trouvant de l'autre côté de la chapelle.

    La fête de l’Agriculture fut instituée par la Convention.
    Donc entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795.
    A-t-elle été continuée sous le Directoire, le Consulat puis le Premier empire ? Je ne sais !

    Guillaume Puy fut maire en 1795 seulement, avant de l'être de 1800 à 1806 et de 1811 à 1815.
    Personnellement, je vois plutôt ce tableau en 1795 qu'en 1800.

  • Ah oui ! Dans sa biographie de Guillaume Puy, Alain Maureau date le tableau "du début du Consulat", ce qui correspond aux quelques mois (Mars - novembre) de 1795 où Guillaume Puy fut maire, avant de le redevenir plus durablement en Avril 1800.

    Néanmoins, cette date me semble un peu précoce dans la mesure où dans son premier mandat Puy fut en butte à mille difficultés qui agitaient une ville alors en plein effervescence.... Un de ses premiers actes fut d'ailleurs d'interdire les rassemblements et attroupements, acte peu compatible avec la scène ici représentée qui me semble se rapporter (c'est une idée toute subjective, j'en conviens !) à une époque bien plus apaisée que celle de ces débuts du Consulat.

    Voilà pourquoi je pense qu'il faut situer cette "fête de l'agriculture" seulement dans le second mandat de Puy.

    On remarque d'ailleurs que c'est seulement le 27 fructidor an XI (14 septembre 1803).que Puy décerna les trois premiers prix d'agriculture.

    Par ailleurs, notons que la biographie de Guillaume Puy par Alain Maureau se trouve dans le catalogue d'une fameuse expo des Archives Municipales (janvier-mars 1989).... catalogue où l'on remarque un portrait de Guillaume Puy en officier de dragons - il quitta l'uniforme en 1789 - et une aquarelle où il se présente à nous dans une attitude plus proche de son iconographie habituelle. Ces deux portraits par... Pierre Raspay, dont on a le privilège de découvrir le visage dans le même ouvrage.

  • Le "début du Consulat" est en novembre 1799. Alain Maureau daterait donc ce tableau de 1800, le Consulat ne durant que 4 ans et demi... Je veux bien le croire.
    Je n'ai malheureusement pas ce texte-là d'Alain Moreau qui semble offrir de bonnes pistes, ni le catalogue en question.

  • Petrus, Pierre, ou Jean-Pierre, Raspay... est-ce bien la même personne ?


    Le tableau de Pierre Raspay dont parle l'article de Wikipédia sur la Chapelle des Pénitents noirs
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_des_P%C3%A9nitents_noirs_(Avignon)#%C5%92uvres_d'art
    intitulé "L'Apparition d'un ange à Zacharie" pourrait être le premier médaillon de droite, visible un très court instant dans cette vidéo :
    https://youtu.be/7f52LboZNJA?t=13
    ainsi que sur la dernière photo de cet article :
    http://photos-eglises.fr/PACA/84/Avignon/PenitentsNoirs/chapelle.htm

    Autre tableau de Jean-Pierre Raspay "Saint Roch implorant la Vierge des sept douleurs" de 1807 :
    https://cartepatrimoine.ladrome.fr/notice-3208

    Sur le marché de l'Art on trouve aussi "L'Ange Gardien" daté de 1783 :
    https://www.auction.fr/_fr/lot/jean-pierre-raspay-avignon-1748-1825-l-ange-gardien-883600

    et (pour faire exception) un thème non religieux "Les moissons" ... :
    http://www.artnet.fr/artistes/jean-pierre-raspay/les-moissons-GuNWIqLf4xSsUHriUORF5Q2

  • À mon avis : Jean Pierre Raspay dit Petrus.

  • Non, Pierre Raspay, dénommé à tort par l'historiographie moderne Jean-Pierre (Jean était un autre de ses prénoms, mais Pierre le seul et unique prénom usité par ses contemporains et lui-même...), et qui signa Petrus certains de ses tableaux d'ancien régime quant il latinisait sa signature suivie du traditionnel "invenit et pinxit" (cf l'Ange Gardien récemment passé en vente signalé par Tilia).

    Aux Pénitents Noirs, l'ange apparaissant à Zacharie est très inspiré du tableau de même sujet par Reynaud Levieux, qui était dans l'autre chapelle des Pénitents Noirs (ceux dits "Florentins", dont l'édifice cultuel était accolé au couvent des Augustins, côté Sud). Je dois en avoir un cliché bien net, faudra que je le cherche. Mais maintenant, jeunes gens, il est temps d'aller dormir, donc à suivre...

  • Oui, j'avais mis intempestivement le tiret de liaison, je l'ai ôté.

  • Voici quelques images comme annoncé….

    Pénitents Noirs d’Avignon, Zacharie et l’ange par Pierre Raspay :
    https://imagizer.imageshack.com/img923/2280/GqePkH.jpg

    A rapprocher de :
    Pénitents Noirs Florentins d’Avignon (Musée Calvet) , Zacharie et l’ange par Reynaud Levieux :
    https://imagizer.imageshack.com/img922/374/XbVNvB.jpg

    Trois autres tableaux du cycle de St Jean Baptiste aux Pénitents Noirs :
    Le baptême de St Jean Baptiste :
    https://imagizer.imageshack.com/img924/5183/c5R7Ug.jpg
    St Jean Baptiste au désert :
    https://imagizer.imageshack.com/img923/2086/aWkXNC.jpg
    Pénitents Noirs d’Avignon, St Jean Baptiste en prison :
    https://imagizer.imageshack.com/img924/9313/xiY9WM.jpg

    Ces trois derniers sont des plus médiocres et ne semblent même pas tous de la même main…

    En fait, l’histoire des tableaux des Pénitents Noirs de la Miséricorde sous la Révolution n’est pas simple, et nombre d’entre eux ont disparu. Ce qui est fort déplorable, car ceux de la nef présentaient une double homogénéité : entre les grands tableaux qui illustraient la Passion du Christ, s’inséraient des tableaux plus petits et ronds (ou ovale pour l’un d’entre eux) formant un cycle du Baptiste. Ces derniers semblent avoir tous disparu, à la réserve de la Tête de Saint Jean Baptiste décollé, par Nicolas Mignard, qui surmonte toujours le maître-autel. Des six autres, deux ont été remplacés par des sujets étrangers (Saint Antoine de Padoue par Baptiste Ferret), et les quatre subsistants semblent tous dater du début du XIXème siècle. Il en est de même pour les grands tableaux, dont peu semble avoir subsisté, en dehors du grand Christ mourant de Mignard au maître-autel. Les cadres vides ont été complétés par des tableaux rapportés (dont certains issus du décor de l’autre chapelle de Pénitents Noirs, ceux dits « Florentins »).

    Et pour finir :
    Portrait de Pierre Raspay :
    https://imagizer.imageshack.com/img922/8696/zKYVf3.jpg

  • Voici quelques images comme annoncé….

    Pénitents Noirs d’Avignon, Zacharie et l’ange par Pierre Raspay :
    https://imagizer.imageshack.com/img923/2280/GqePkH.jpg

    A rapprocher de :
    Pénitents Noirs Florentins d’Avignon (Musée Calvet) , Zacharie et l’ange par Reynaud Levieux :
    https://imagizer.imageshack.com/img922/374/XbVNvB.jpg

    Trois autres tableaux du cycle de St Jean Baptiste aux Pénitents Noirs :
    Le baptême de St Jean Baptiste :
    https://imagizer.imageshack.com/img924/5183/c5R7Ug.jpg
    St Jean Baptiste au désert :
    https://imagizer.imageshack.com/img923/2086/aWkXNC.jpg
    Pénitents Noirs d’Avignon, St Jean Baptiste en prison :
    https://imagizer.imageshack.com/img924/9313/xiY9WM.jpg

    Ces trois derniers sont des plus médiocres et ne semblent même pas tous de la même main…

    En fait, l’histoire des tableaux des Pénitents Noirs de la Miséricorde sous la Révolution n’est pas simple, et nombre d’entre eux ont disparu. Ce qui est fort déplorable, car ceux de la nef présentaient une double homogénéité : entre les grands tableaux qui illustraient la Passion du Christ, s’inséraient des tableaux plus petits et ronds (ou ovale pour l’un d’entre eux) formant un cycle du Baptiste. Ces derniers semblent avoir tous disparu, à la réserve de la Tête de Saint Jean Baptiste décollé, par Nicolas Mignard, qui surmonte toujours le maître-autel. Des six autres, deux ont été remplacés par des sujets étrangers (Saint Antoine de Padoue par Baptiste Ferret), et les quatre subsistants semblent tous dater du début du XIXème siècle. Il en est de même pour les grands tableaux, dont peu semble avoir subsisté, en dehors du grand Christ mourant de Mignard au maître-autel. Les cadres vides ont été complétés par des tableaux rapportés (dont certains issus du décor de l’autre chapelle de Pénitents Noirs, ceux dits « Florentins »).

    Et pour finir :
    Portrait de Pierre Raspay :
    https://imagizer.imageshack.com/img922/8696/zKYVf3.jpg

  • Pourquoi, Alain, donc ai-je zappé ce portrait de Pierre Raspay ?
    Et d'où vient-il ?
    Je devrais le placer en regard du médaillon de son tombeau.
    Ce que je vais faire.

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