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Li Brave bregand d'Avignoun

Les Braves brigands d'Avignon
The Brave brigands of Avignon

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Eau-forte - 1791.

De gauche à droite :
Jacques Pierre Agricol Minvielle (1764-1793)
Jean-Étienne-Benoît Duprat (1752-1809)
Sabin Tournal (à genoux)
(3) Armand-Gaston Camus (1740-1804)
(2) Charles-François Bouche (1737-1795)
Mathieu Jouve dit Jourdan coupe-tête (1746-1794)
(1) Rabault-Saint-Étienne (1743-1793)
Trois députés de la Constituante : Bouche, Camus et Rabault-Saint-Étienne, entourent Jourdan.
À terre des membres épars des victimes que ramassent et dévorent d'autres personnages.

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Eau-forte bistre - 1792.

« ...il serait difficile d'imaginer un brigandage pareil à celui qui se commit sous les ordres de Jourdan. On donna le nom de brigands aux hommes qui composaient cette horde : ils prirent le parti de s'en glorifier et s'intitulèrent eux-mêmes les braves brigands d'Avignon. (...)
« ...une partie du peuple d'Avignon, aigri par la misère, assassina, dans la journée du 16 octobre 1791, le secrétaire de la municipalité nommé Lescuyer, agent de la terreur. Cet attentat fut pour Jourdan le signal du plus affreux carnage ; et la nuit ainsi que les jours suivants furent employés à venger la mort de Lescuyer. Le palais apostolique connu sous le nom de la Glacière contenait l'arsenal, les prisons, les salles de justice, et le logement du vice légat. Ce fut là que les braves brigands assommèrent à coups de barres de fer soixante-une personnes parmi les quelles se trouvaient treize Femmes. »
In "Biographie universelle, ancienne et moderne" - Chez L.G. Michaud - Paris - 1818.

Voir aussi "Li massacre de la Glaciero".

Lien permanent 7 commentaires

Commentaires

  • On se polarise toutjours sur les massacres de la Glacière, mais il y a eu bien d'autres exactions , meurtres, pillages et autres horreurs.

    Même si l'on fait la part de la caricature - qui se veut spirituelle, empilant jeu de mots sur jeu de mots avec bouche, rabot et camus -, il faut bien reconnaître que ces personnages ont écrit quelques pages parmi les plus sinistres de notre histoire locale.

    Et si le bien fondé du rappel de Guima quant à la Pologne et l'URSS est incontestable tant que l'on en reste au seul niveau de la barbarie, il ne faut pas oublier qu'il s'agissait chez nous d'une guerre civile...

  • Mais dans quel sens entendaient-ils le mot brave ces brigands-là ?
    En français ou en méridional ?
    De toute façon ils n'étaient ni courageux, ni gentils !

  • J'imagine que c'est parce qu'ils étaient censés lutter contre la contre-révolution...

  • Ne jugez pas avec vos yeux du XXIe siècle, Ce serait un anachronisme, une hérésie historique, et si on parlait de la libération?

  • A mes yeux du 21e siècle aucune cause, si juste soit-elle (aux yeux de ceux qui la défendent), ne justifie un massacre, quel qu’il soit (humain, animal, végétal, minéral,...). Mais bon l'histoire humaine est un éternel recommencement.....

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