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Li grando famiho : Lapierre carriero dóu Barri-dóu-Rose 1955

Les grandes familles : Lapierre rue du Rempart-du-Rhône 1955
Large families : Lapierre Rempart-du-Rhone street 1955

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Lien permanent 26 commentaires

Commentaires

  • Tant de grossesses dans l'espoir d'avoir un garçon ? On remarquera le carrelage en carreaux d'Avignon (carreaux ciments tels ceux de Barles) curieusement posé sur la voie publique si l'on se fie à la boîte aux lettres.

  • J’oubliais : je n’aime pas trop le regard de cet homme. Fier de montrer quoi ? Surtout pas les grossesses à répétitions et la probable vie épuisante de sa femme…Les plus jeunes sont nées juste après la guerre. On sortait à peine des tickets de rationnement et la rue des remparts du Rhône est sombre et humide. La mère assume, le regard froid. L’aînée a les manches retroussées de celles qui n’auront guère profité de leur adolescence, pour avoir eu à assumer, au côté de la mère, tant de bouches à nourrir, à aimer…

  • Lou Ravi, vous oubliez qu'à cette époque, la pilule n'existait pas! et l'avortement interdit...
    ma grand-mère a eu 12 enfants, plus de garçons que de filles, la dernière de mes tantes ayant 2 ans de plus que moi; dans les familles pauvres, c'était assez fréquent...

  • Martine, j'oublie d'autant moins que je suis issu aussi de familles (grands-parents) nombreuses. La mortalité infantile toujours menaçante, l'absence de contraception et le poids "sociétal" étaient passés par là. Les fausses couches et la misère aussi bien sûr. Mais ce père de famille, probable ouvrier méritant, dur au travail, prend une pose bien dans l'air du temps. Par contre-coup poussé trop fort je me suis retrouvé avec moins de cousins que d'oncles et tantes...En voyant cette photo j'ai surtout en tête deux exemples. Un, bien avignonnais sur lequel je ne m'étendrai pas. Un autre plus proche, celui d'un copain, marocain, qui "a fait" 9 enfants à sa femme. Il ne s'est arrêté que lorsque, après 8 filles, un garçon est né. L'honneur était sauf. Les gamines vénèrent leur petit frère mais sentent bien que dans la fratrie elles n'auront, même plus nombreuses, que le second rôle.

  • Conclusion: ces Marocains quels lapins!

    Voir note du 2 novembre 2014: "Tourturo suito".

  • Bunny : de quoi éclater de rire (l’allusion, genre affidé de Rue89), mais le sujet ne s’y prête guère. Je n’avais jamais trop fait attention à cette dévalorisation des filles dans certaines sociétés ou religions (musulmane pour mon copain mais il se défend évidemment d’un quelconque «sexisme» en public alors qu’il interdit à ses filles de sortir avec leurs copines de collège) jusqu’à ce que l’on me demande d’aider une association qui essaie de sortir des fillettes indiennes de leurs tristes conditions de parias. Point vraiment de lapins dans certains états à l’hindouisme le plus «orthodoxe». Ce n’est pas la peine, on laisse carrément mourir les bébés-filles. Evidement tout cela, abordé, par « ricochet », nous éloigne de cette photo de famille nombreuse qui pose là, devant le photographe, en toute humilité devant son probable modeste logis. En la voyant je ne peux m’empêcher de penser à certains de mes ancêtres et aux regrets de certaines de mes tantes qui me disaient que leur féminité s’était résumée à leur maternité.

  • cela me rappelle mon grand-père qui avez élevé 7 enfants.
    à cet époque les allocations familiales n'existaient pas, aussi quand il a reçu le premier versement de sa pension avec une majoration pour enfants, (employé au PLM les premiers a bénéficier de cette majoration) il s'est écrier:

    "maintenant qu'ils sont tous élevés je touche les allocations!"

  • @ Ravi sans gare (routière)

    J'ai dit lapins, pas lapines!
    Ceci dit, bravo pour cette touchante déclaration de féminisme.
    Essayer de les sortir, leur interdire de sortir c'est à ce dilemme que cette photo de "famille nombreuse" (comme disent les Négresses vertes) fait penser, vous avez raison. Je me suis fait carotter par le Nouvel Observateur.
    Quitte à me bourrer le crâne autant que je relise Christophe car les Fenouillard sont partout. Même à Avignon.
    "In alpina lapinos"!

  • euh !
    j'ai connu, et je connais d'ailleurs encore, plus jeunes - bien - des femmes qui auraient été stupéfaites d'être dénommées lapines (il est vrai que vous n'auriez sans doute pas pensé à le faire en les rencontrant sans leur marmaille ce qui leur arrivait quand même très souvent…)

  • C'est pourquoi je ne le dis pas, brigetoun.
    Merci de ne pas lire le contraire de ce que j'exprime (en dépit de mes sauts de lapin). C'est à dire: un net respect pour "le regard de cet homme" et une certaine défiance à l'égard des chercheurs de boucs émissaires.
    Comment ne pas être interpellés par les yeux de cette femme et de ses enfants, non pas humbles mais intenses, réservés, interrogateurs?
    Un reproche muet, une dignité farouche, une position tenue face au photographe.

  • Est-ce qu'en France aussi il était si important de produire un garçon ? Je ne m'en étais jamais rendu compte. Pourtant ma mère m'a bien dit qu'à la naissance de sa troisième fille, sa belle-mère lui avait présenté ses condoléances. Je pensais que c'était une bizarrerie...

  • PS - je ne suis pas sûre que si la famille avait comporté une tripotée de garçons, la mère eût été plus souriante.

    Bien vu, lou, la remarque sur la grande soeur.

  • Il n'y a qu'a venir à la caf pour voir ces parents qui ne s'intéressent pas à leurs enfants mais uniquement a toute les aides que l'on leur verse. Pauvres gamins je les plaint. M. Bunny on ne comprend rien compris a ce que vous dites.

  • Il n'y a qu'a venir à la caf pour voir ces parents qui ne s'intéressent pas à leurs enfants mais uniquement a toute les aides que l'on leur verse. Pauvres gamins je les plaint. M. Bunny on ne comprend rien compris a ce que vous dites.

  • Je ne sais pas si le regard de cet homme est fier . Il a l'air un peu emprunté, à se demander ce qu'il fait là, un peu gauche, ne sachant comment se tenir . Il ne bombe pas le torse : il est là.
    Lui a-t-on demandé de venir ? A-t-il eu peur de refuser cette prise de vue ?
    Rien n'indique qu'il prend quoi que ce soit à son compte
    Il est presque en retrait
    La partie centrale, la mère et ses 4 plus jeunes enfants sont éclairés

  • Oui mais il aurait pu s’abstenir. En fait je voulais faire référence plus à sa contenance qu’à son seul regard. Ceci dit je suis plutôt d’accord avec nonyme qui a sûrement un regard plus distancié que moi pour commenter cette photo que j’ai vue avec un certain «affect» perso. J’ai tout de suite pensé à une anecdote racontée par mes parents sur une autre famille. Pensé aussi à ma mère privée d’enfance et d’adolescence car aînée d’une famille nombreuse. A ce copain sujet de l’Empire Chérifien (je ne puis écrire qu’il est marocain sinon Bunny va me lancer une fatwa) avec lequel je me suis souvent accroché sur des sujets « sociétaux-religieux » dont on ne parlera jamais dans la Gazette d’Utop’…
    Le photographe a comme voulu se donner, inconsciemment, le mauvais rôle en leur demandant cette photo ?

  • oui à l'époque existait le "prix Nestlé" ou prix Cognacq-Jay pour les familles nombreuses "méritantes"

  • Un prix ? Le photographe au courant, serait passé avant, un peu à l'improviste (car sinon la famille aurait soigné sa mise). Je crois plutôt à quelque ouvrier "méritant" Si prix il y a eu (médaille de la Famille ou autre) on doit en trouver la trace aux archives, dans la presse...Et à ce sujet, qu'est-ce que ce tampon que l'on devine ? Celui du journal La Marseillaise ?

  • oui c'est bien le tampon de la marseillaise à coté un autre indéchiffrable même en zoomant sur une capture

  • je pense que si cette photo avait été prise à l'occasion d'une remise de prix, la famille aurait une tenue plus soignée et mettrait en évidence le "diplôme" décerné.

  • Je n'ai donc pas rêvé c'est bien La Marseillaise comme le confirme Guima. Rien d'étonnant alors que la photo les présente dans leur tenue de gens du peuple. Prix ou pas ils auront mérité la venue du photographe du quotidien communiste. Faudrait éplucher les n° de La Marseillaise des mois d'été (probablement les vacances sauf si la photo a été faite un dimanche), les archives de la CGT (on imagine guère un papier sur un non syndiqué), trouver l'endroit où pouvait bosser le père...Je vais aller consulter les potes que j'ai gardé à la CGT pour savoir s'ils ont des pistes.
    Sniff, La Marseillaise se meurt. Je ne suis pas accro à ce canard très langue de bois mais c'est tout un pan de notre mémoire qui risque de disparaître.
    Erreur de ma part: pour faire plaisir (au lapin) et justement parler en bois j'ai transformé le Roi (du Maroc) en empereur dans un comm précédent.

  • Abstention de commentaire de ma part, pour la simple et bonne raison que la plupart des enfants figurant sur cette photo sont sans doute encore de ce monde. Je me mets à leur place, si par hasard l'un d'eux venait à lire ce que certains écrivent ici.

  • Photo publiée par Phil Lapierre sur Facebook le 16 mai.
    Il commente : « Je vous présente une partie de la famille LAPIERRE, photo prise en 1955 rue rempart du Rhône. Il manque trois enfants deux de mes frères ainés et ma pomme qui suis arrivé en 1959. »

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