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Atmousfèro 1900 : lou counservatòri de musico

Atmosphère 1900 : le conservatoire de musique
Atmosphere 1900: the musical conservatory

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Lien permanent 17 commentaires

Commentaires

  • juste le nom qui a disparu sur la façade (regrette de n'avoir pas eu de place pour le spectacle qui permettait de rentrer dedans)

  • La lessive en train de sécher à la fenêtre, place du palais...
    inconcevable, de nos jours !

  • L'atelier du peintre (qui est effectivement peut-être à l'oeuvre ! ): autrefois tailleur, il sera aussi magasin de chaussures. Du linge qui sèche à droite. L'électricité a remplacé le bec de gaz que l'on voit sur des photos plus anciennes.
    Et pour moi ce mystère récurrent: pourquoi avoir remplacé au somment les deux dragons latéraux par des aigles ? Mais surtout quels étaient les points géographiques (plusieurs hypothèses) indiquées par les têtes d'alors, avant la "restauration" (qui n'en est donc pas une) qui nous donne ces 4 aigles alignés deux par deux ?

  • Revoilà le serpent de mer qui refait surface... il est vrai que le mois d'août approche...

    Il fallait que nos aigles et dragons aient la vue sacrément perçante, pour apercevoir quoi que ce soit au delà de la masse monstrueuse qu'ils ont devant eux !!!!!!!

    Ceci étant, voilà ce que l'on peut dire de l'étrange muraille qui les porte, presque totalement aveugle, et qui cache une construction sans grand intérêt qui n'a peu de lien avec elle (ceci pour consoler ceux qui n'ont pas pu y entrer !).

    Comme nombre de travaux d'édilité réalisés au XVII° et XVIII°, la façade porte des inscriptions dédicatoires au Pape et au Vice-Légat, ainsi que leurs armes. Le premier, en qualité de Prince de l'Etat d'Avignon, le second en sa qualité de représentant local de l'autorité, sans qui rien ne se fait (mais qui ne paye pas souvent... un peu l'équivalent de nos modernes préfets, représentants d'un Etat qui met plus souvent les bâtons dans les roues que la main à la poche !).

    Le pape alors régnant était Paul V, un Borghese, dont les armes portent une aigle et un dragon, ici posés sur des chutes de fruits totalement hors d'échelle, et sur la balustrade sommitale.

    Les archives de la Vice-Légation ayant été brûlées par les troupes de Louis XV en 1769, on ne sait rien de certain sur ce morceau d'architecture baroque. L'historiographie locale l'a longtemps mis en relation avec un sculpteur florentin alors présent en notre ville, Simone Bartolacci... on ne sait pas pourquoi ! On peut imaginer que ce soit à cause des bossages du rez de chaussée, qui peuvent rappeler lointainement le Palais Pitti de Florence à quelqu'un atteint de forte myopie, ... le genre d'à-peu-près dont l'histoire de l'art s'est longtemps contentée, et pas seulement en province.

    A la fin des années 1970, l'universitaire aixois Jean-Jacques Gloton a démontré, de façon tout à fait convaincante, que ce n'est pas à Florence qu'il faut chercher l'inspiration de cette muraille, mais à Rome, où le même Paul V faisait réaliser à la même époque de grands travaux édilitaires d'une veine similaire - et notamment l'Acqua Paola, fontaine dont le nom dit bien ce qu'il veut dire, et qui est, on s'en doute, tout autre chose qu'un simple tuyau faisant couler de l'eau...

    Là où Gloton est moins convaincant, c'est qu'il veut que ce chantier soit une oeuvre précoce de François de la Valfenière - en fait, son premier chantier. La théorie, qui repose bien entendu sur strictement rien du tout (comme le regard des bestioles de la balustrade), est un peu gênante dans la mesure où elle suppose que La Valfenière ait été "architecte de la Vice-Légation", ce qui n'a jamais été démontré. On voit d'ailleurs mal l'administration romaine se contenter d'un débutant pour dessiner un édifice qui est une grande marque de puissance et de pouvoir (battre monnaie, fonction régalienne s'il en est !).

    En tout humilité je pense que, plus simplement, le dessin est venu directement de Rome, dressé par quelqu'un qui ne connaissait guère les lieux. Ce qui rend compte du divorce fonctionnel qui existe entre la façade et le reste du bâtiment !

  • Merci Alain Breton pour ces précisions. On est donc ici dans quelque décor "de façade"...J'en reviens (désolé) aux bestioles sommitales. Michel doit bien avoir une photo d'avant leur presque arasement (par crainte de chute, vandalisme ou ??? Tilia a me semble-t-il émit quelque idée là-dessus. Je ne suis sûr que d'une chose: leur orientation n'était pas due au hasard (aujourd'hui les aigles qui les ont uniformément remplacées sont orientés sans signification particulière semble-t-il). Mais je ne sais pas, ou ne sais plus pourquoi.

  • N.B. : "dragon" sera dans les lignes qui suivent utilisé dans son acception animalière et non militaire...

    Sur celle-ci (vers 1880 mais peut-être avant...?) on voit un dragon :
    http://avignon.midiblogs.com/archive/2013/09/27/l-oustau-di-783645.html
    Sur celle-là, on voit les deux dragons :
    http://avignon.midiblogs.com/archive/2013/09/07/1950-li-cicle-magaly-781421.html
    Mais sur celle-là de 2009, on voit encore les deux dragons :
    http://avignon.midiblogs.com/archive/2009/08/02/vendu-tres-milioun.html
    Dont un de plus près :
    http://avignon.midiblogs.com/archive/2009/08/03/la-rancuro-d%C3%B3u-dragoun.html

    2009... ! Mais Lou, quand a-t-on changé les dragons en aigles ???

  • Je connaissais la photo que tu nous montres et pour moi ce sont deux aigles (quelque peu étêtés) qui ont remplacé les "dragons" latéraux. Dragons qui sont ensuite réapparus, moins caractéristiques que les premiers, lors des ultimes restaurations. Mais peut-être que je devine mal et que Franceline Chabrier de L. a bien photographié des aigles. Je crois bien que dans un commentaire Tilia nous a dit que ces sculptures avaient été volontairement abattues. Allo Tilia !

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