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Setanto an après l'oustau de Verclos

Soixante-dix ans après l'hôtel de Verclos
Seventy years after Verclos hotel

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Photo Molinard.

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Commentaires

  • Une des belles façades d'Avignon, malheureusement desservie par son étalement sur 5 plans successifs...

    Dessin probable de Louis-François de la Valfenière.

    Et inscription "ornements d'église" maintenant profondément gravée dans le fronton, quasi indélébile, elle a résisté à tous les occupants suivants !

  • La modification du rez-de-chaussée est une horreur !
    Si la disparition des maison de droite et de gauche au premier plan est un mieux, on ne peut pas en dire autant de cette "devanture" Art & Gourmet qui a massacré cette façade.

  • Je regrette la disparition des maisons du premier plan, car le dégagement en Avignon est une hérésie et une incompréhension totale. Jean-Michel Wilmotte l a bien compris qui a construit cet immeuble au revêtement contestable, mais à la structure trés adaptée. Nous ne sommes ici ni dans l alignement, ni dans la ligne droite. La ville conçue au XIV ème était un labyrinthe,un jeu de l oie, et la surprise venait de ces "petits débouchés". Pour une fois, je ne suis pas d accord avec Alain Breton que j estime infiniment. Les cinq plans de cette maison de la Valfenière me plaisent, comme je ne regrette pas que Crillon, Fortia et Honorati soient si imbriqués. Au contraire, je rêve d un Avignon avec des sorgues à ciel ouvert, des vela , une végétation débridée, des remparts baignant dans l eau, des émerveillements peu grandiloquents, mais aussi des commerces qui respectent les architectures qu ils occupent et qui nous évitent le torticolis auquel nous sommes condamnés souvent. Je ne veux pas une ville -musée, mais une ville étudiée, car je reste persuadé qu elle est unique, et respectée dans sa conception-même, car telle que l on peut l imaginer, elle était une parade aux éléments, une ville du trés bon-vivre.
    F.Challiol de Cugniéres

  • Comment peut-on massacrer une telle façade qui pourtant soit être classée ? Plus qu'un manque de goût. De la bêtise.

  • Tilia, Jeandler, Fardoise,
    Cet hôtel n'a pas été si massacré que cela. Tous les éléments architecturaux sont là.
    La seule différence étant la disparition de la porte et le coup de peinture.

    F. C. de C.,
    Je suis entièrement d'accord avec vous.

  • Effectivement, si je ne me trompe pas, les transformations des rez-de-chaussée ne sont interdites que lorsqu’elles affectent l’ordonnancement des immeubles relevant du Secteur sauvegardé. Verclos, comme d’autres dans le quartier, a beau être classé, les coups de peinture qui défigurent, les bariolages, tagueries et engraphignages ne seraient pas, dès lors, concernés par l’interdiction ? Ou y-a-t-il d'autres règles qui permettraient d'intervenir ? Car sinon il n’y a donc pas de quoi en faire un Bond (cf l’affaire de l’enseigne du 2 place du Change) !
    Au sujet du patrimoine une amusante table ronde sur le patrimoine annoncée à la fac pour le 26 octobre. Robert, grand cuisinier aux multiples fourneaux, servira-t-il la soupe à Frédéric ? Et aurons-nous droit à l’apparition de la jolie Barbie pour passer les plats ?

  • Oui, mon expression "desservie" était un peu fort de café. D'autant que l'articulation sur des plans multiples se justifiait pleinement lorsque la maison "aux quatre portes" se trouvait face aux deux travées Sud (à gauche sur les clichés).

    Je suis tout à fait d'accord avec les "aphorismes" de FCDC, et en particulier sur le fait que la démolition de l'îlot central a tout gâché...

    Ceci étant, si la façade a grosso-modo survécu, il n'en est pas de même pour les dispositions internes, certains documents XVII° montrent que l'immeuble était pourvu d'un escalier à l'impériale, donc du type des hôtels Crillon ou Montaigu... que l'on cherche vainement de nos jours !

    Cordialement,

  • Je suis un peu de l'avis de certains qui disent que cette jolie façade ait été plus ou moins massacré. Deux fenêtres du RdC ont été murées. La porte est un anachronisme avec l'architecture. Le coup de peinture n'est pas top non plus, Je crois qu'on aurait pu faire mieux.

  • Lou parle par énigmes. Robert doit être Fidenti et Frédéric doit être Rogier.
    Mais je n'ai pas trouvé Barbie...

  • Michel: Valérie n'apparaîtra pas à mon avis, elle potasse sa conférence de novembre au Chien qui Fume...
    Bien que n'étant pas spécialiste je suis tout à fait d'accord, aussi, avec FCDC. Finalement je préférais encore l'enseigne moderne de Apash la boîte de B. Samain installée dans les murs de l'ancien magasin de meubles familial.

  • incapable de vous suivre à 100%.Mais par contre je veux vous signaler une conversation avec les anciens propriétaires de la maison des vins .Ils ne pouvaient plus faire face aux frais d'entretiens et aux contraintes imposées par les autorités.Peut être est ce la cause de tout cela ...(anarchie et surtout sans aucun scrupules)

  • "La seule différence étant la disparition de la porte et le coup de peinture" dis-tu, Michel.
    Deux fenêtres murées ont été affublées de lanternes (ridicules ainsi disposées) celle de gauche a été transformée en porte.
    De part et d'autre du portail anéanti, les deux autres fenêtres ont été à demi murées (ce qui sous-entend une transformation intérieure, avec l'ajout d'un étage, ou pour le moins d'une mezzanine, au-dessus du RdC).
    Sans parler de l'escalier à l'impériale, mentionné par Alain Breton (sans doute disparu), ni de cet affreux crépi jaune qui jure avec les étages supérieurs, je persiste à appeler ça un massacre.

    Petite question : il me semble que c'était dans cette demeure que se trouvait l'École de Coiffure, dans les années 50-60...
    Qui pourrait le confirmer, ou me détromper ?

  • L'école de coiffure était au rez-de-chaussée de cet hôtel, dans la rue du Petit-Change.
    La fenêtre que l'on voit en faisait d'ailleurs peut-être partie.

    En ce qui concerne le massacre, il est à peu près certain qu'il est à l'intérieur...

  • Si l'École de Coiffure était bien là, "de mon temps" (!) c'était au premier étage.
    Je me revois très bien montant l'escalier avec ma mère que j'accompagnais quand elle allait s'y faire coiffer (à moindre frais puisque servant de modèle aux élèves).

  • Effectivement, l'école de coiffure avait sa porte sur la rue du Petit Change. Mais l'escalier d'accès était moderne, rien à voir avec le type à l'impériale d'origine. Ces escaliers tenaient d'ailleurs une place au sol phénoménale, on comprend qu'ils aient peu à peu tous disparu... (outre le lotissement des hôtels particuliers, qui oblige bien entendu à multiplier les accés).

    Il y a à Villeneuve un hôtel XVII°, oeuvre probable encore de L-F. de la Valfenière, où l'immense cage d'escalier a été transformée en remise... on voyait encore il y a quelques années les arrachements des marches le long des murs. Aujourd'hui à la famille de Christine Lagarde (voui voui).

  • Je suis allé quelquefois me faire couper les cheveux à l'école de coiffure.
    Au rez-de-chaussée sur la rue : une salle de cours pratiques en gradins.

  • Il y avait un magnifique escalier dans l'hôtel Armand (place Maurice Bonnard, n°6 passage de l'Oratoire actuellement occupé par Citadis) Celui-là n'a sûrement pas été détruit !

  • Sidérée par les fenêtres murées au RDC, la disparition de l'ancienne porte d'entrée et par le coup de peinture à l'arrache. On dirait du travail de barbouille fait par l'équipe anti-tags.
    Pour l'intérieur, un resto au décor moderne où on chercherait en vain un escalier à l'impériale.

  • La maison ayant été un grand commerce de bondieuseries, il n'est pas étonnant d'y trouver une vierge de grand taille, un peu comme une enseigne, non ?
    Ce commerce d'ornements d'églises était celui de la famille Michel, qui ont donné plusieurs pères jésuites, et dont mon arrière-grand-mère était une sœur. François Michel, né à Nantes en 1792, qui était vannier, épousa une fille d'Aramon et s'installa à Avignon au début du XIXe. Son fils, François également, le père de mon arrière-grand-mère, était doreur et habitait 20 rue Banasterie. Il avait épousé une toulousaine avec qui il eut 18 enfants dont des pères jésuites et des commerçants en religiosités dont plusieurs s'installèrent à Lyon.

  • Je découvre ce blog seulement aujourd'hui au gré de recherches diverses et variées..., c'est une mine d'information, notamment aussi grâce aux commentaires !
    J'aurais bien voulu avoir davantage d'informations sur ce commerce (fabrique ?) d'ornements d'églises. Cet établissement a existé de quand à quand ? L'emplacement avait-il un quelconque rapport avec la chapelle des pénitents blancs en face ?
    Merci pour des précisions, si vous en avez.

  • Merci, cela donne en effet quelques indications.

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