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Atmousfèro 1900 : la porto Magnanen (1)

Atmosphère 1900 : la porte Magnanen (1)
Atmosphere 1900 : Magnanen gate (1)

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Commentaires

  • Un massacre...
    Ce qu'il reste de cette partie du rempart, de part et d'autre de la brèche, mériterait une réhabilitation. Ou à la rigueur, une simple réparation, comme pour les parties qui s'écroulent naturellement.

  • Là on ne peut pas accuser Pourquery de Boisserin, cela semble postérieur à lui. Ni le passage du chemin de fer non plus d'ailleurs.

  • Le texte qui est sur la photo est celui qui figure sur la carte postale.

    Pourquery de Tartarin, comme disaient les Avignonnais, fit démolir également (de nuit paraît-il) le portail Limbert. Puis il fit démolir la porte de l'Oulle en 1900. Enfin, il fit percer les brèches Magnanen et Saint-Charles en 1902.

  • Je n'en connais pas la raison, mais que c'est malheureux de démolir des constructions pareilles.

  • Je n'en connais pas trop la raison mais que c'est malheureux de démolir des constructions pareilles.

  • « La raison était la création d'une porte, au bout d'une rue. :) »

    Ce n’est pas vraiment une porte, c’est plutôt une brèche : on s’est contenté de casser le mur là où il crée une gêne.

    En fait, le vrai débat n’est pas de savoir s’il était réellement utile de créer un passage à ce niveau (idem pour la rue St Charles, Thiers ou St Dominique), mais plutôt de s’interroger sur ce qu’on a créé… Esthétiquement, ce n’est guère heureux, le seul « aménagement » consistant en scellement de glissières de batardeaux pour les crues.

    Pour mémoire, voici ce que sont les portes des remparts d’Avignon :

    - porte de la Ligne : déplacée et reconstruite au XVIII° siècle, depuis restée en l’état (ou presque).
    - porte Saint-Joseph : percement moderne (XX°), arc « gothique » percé dans l’axe d’une grande tour médiévale.
    - porte Saint Lazare : état XIV° (restaurée), pour dédoubler le trafic on a percé à côté fin XIX° une petite porte pseudo-gothique.
    - porte Sainte-Marthe : comme la porte Saint-Joseph, percement moderne dans une tour médiévale
    - porte Thiers : brèche fin XIX°.
    - porte Limbert : était dans son état médiéval (avec un placage classique à l’intérieur) fin XIX°, est alors rasée et présente depuis l’aspect d’une brèche…
    - porte Magnanen : brèche moderne
    - porte Saint-Michel : porte médiévale, augmentée d’un ravelin reconstruit en dernier lieu en 1683 et alors augmenté du fallacieux « arc de triomphe d’Innocent XI » (faudra qu’on y revienne un jour…). Restaurée au XIX° avec démolition de tout ce qui était devant, et encore après 1944.
    - porte de la République : j’y reviens plus bas
    - Porte Saint-Charles : brèche moderne
    - porte Saint Roch : état médiéval repris par JB Franque en 1732. Restaurée en style gothique par Viollet le Duc, selon un axe très contestable – la porte originale était vraisemblablement très biaise en raison du passage d’un canal
    - porte Saint-Dominique : brèche moderne
    - porte de l’Oulle : nous en avons déjà débattu.
    - porte du Rhône : reconstruite par JP Franque en 1760, restée à peu près en l’état depuis lors.

    La porte de la République est assez intéressante. Il s’agissait de mettre en communication la Gare toute neuve avec la grande artère nouvellement percée (alors dénommée cours Bonaparte…). Viollet le Duc n’hésita pas a dessiner une large ouverture, flanquée de deux constructions « à la gothique » d’une belle monumentalité. Comme tout juste à côté se trouvait une tourelle flanquant les courtines, l’architecte n’a pas hésité à la raser… Pendant longtemps, un carré de cyprès marquait l’emplacement de cette authentique construction du XIX°, dont on avait retrouvé les bases lors des aménagements des années 1980…

    Bref, un état d’esprit bien opposé à celui du grand « troueur » que fut Pourquery de Boisserin !!!

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur notre enceinte… il faut savoir se limiter !

    Cordialement,

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