Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Setanto an après carriero de la Republico

Soixante-dix ans après rue de la République
Seventy years after Republic street

1043135184.jpg

Lien permanent 20 commentaires Pin it!

Commentaires

  • et les yeux attirés par ce gâteau de mariage je n'avais pas vu les francisques - j'aurais du me méfier j'ai tout de suite pensé à une mauvaise réduction du monument sous le capitole à Rome

  • Le départ du lion a laissé un grand vide au milieu de la place de l'Horloge,
    il a fallu que tu publies cette horreur pour que j'en prenne conscience.

    Je verrais bien le carrousel à la place...
    suffirait de pas grand chose et le vide serait comblé.
    Mon coeur d'enfant aussi ;-)

  • Bien vu MB: SP LR même combat ! (LR de retour, le temps du festival).

    La photo: 10 octobre 1942. Visite du Maréchal Pétain. La pharmacie (devant Lucullus) est celle de Grégoire, le coiffeur se nomme Dame. Les restrictions sont là: on aura du mal à trouver du tissus pour calicots et rubans. La jupe de la jeune femme, devant le militaire, elle est en partie masquée, est déjà plus courte... A gauche la pâtisserie vue sur une autre photo est déjà transformée en siège de la LVF (Légion des Volontaires Français en lutte contre le bolchévisme). Les rails du tram ont disparu. Au sol des traits relatifs probablement à l'organisation du cortège. Pétain fut accueilli par Piton et Pailheret, préfet et maire. Mais surtout pas la plus grande foule jamais réunie à Avignon: Robert Bailly l'estima entre 100 000 et 150 000 personnes !
    Plusieurs films ont été tournés. Lire les pages consacrées aux visite avignonnaises de Pétain dans l'excellent site des cheminots:
    http://rail-en-vaucluse.blog4ever.com/blog/lirarticle-141963-497832.html

  • Soixante-dix ans après, j'avais calculé 1941 - c'est l'uniforme à droite qui le premier m'a mis sur la voie - les francisques ensuite. Merci infiniment à Ste Praxède pour ces précisions passionnantes - un triste épisode de l'histoire de France. Merci Michel.

  • Soixante-dix ans après, j'avais calculé 1941 - c'est l'uniforme à droite qui le premier m'a mis sur la voie - les francisques ensuite. Merci infiniment à Ste Praxède pour ces précisions passionnantes - un triste épisode de l'histoire de France. Merci Michel.

  • Merci pour cette vidéo (je l'ai en VHS, extraite d'une série sur la 2ème Guerre Mondiale). La foule était effectivement immense, comme fut importante celle venue accueillir Daladier après Munich. On est encore en zone libre (occupation un mois plus tard) et beaucoup voient en Pétain celui qui nous évite la guerre. Lâcheté, esprit de Munich, petits et grands arrangements...Refus aussi de voir la réalité en face, comme le firent tant d'intellos régionaux ou nationaux (Sartre et son Castor en tête). On voit les sbires de la milice courant derrière la foule, encourageant les vivas. Nous sommes trois mois après les rafles parisiennes du Vél d'Hiv (honte à ceux qui osent dénommer rafles l'arrestation, de nos jours, de sans-papiers pour expulsion avec leur famille. Il est des mots auxquels l'Histoire a donné un sens et que des politicards essaient de dévoyer aujourd'hui). Parmi les plus enthousiastes pour le maréchal, des notables, des commerçants dont je tairai les noms. Certains quartiers "boudèrent" la venue de Pétain, je pense aux quartiers des Rotondes et de La Trillade où vivaient de nombreux militants communistes, à celui des Carmes. C'est d'ailleurs dans l'église des Carmes que sera célébrée une grande messe de la Libération en présence du Général Touzet du Vigier, militaire courageux qui organisa la résistance au sein de l'armée.
    On trouve d'émouvants souvenirs de la Libération dans le journal de religieuses de Saint-Ange qui fêtèrent à leur façon l'arrivée des troupes de de Lattre et la fin du cauchemar.

  • Je trouvais une allure un peu funèbre à la première image... Merci à tous deux d'éclairer notre lanterne : j'ai tout compris.

  • Sur la collaboration d'Avignon et sa région proche, Isaac Lewendel a enquêté et écrit un livre, "Un été en Provence" (j'en parlais là : http://lireaujardin.canalblog.com/archives/lewendel_isaac/index.html).
    Il vivait avec sa mère au Pontet. Sa mère l'a envoyé se cacher dans une famille paysanne (vers Le thor je crois). Elle a été arrêtée quelque temps plus tard, sur dénonciation, déportée et assassinée à Auschwitz en 1944. Arrêtée par des français et livrée aux allemands. Isaac a retrouvé pas mal de noms, de notables de la région, de gangsters marseillais, qui furent mêlés à ces arrestations épouvantables.
    Enquête très difficile, on lui a mis nombre de bâtons dans les roues, d'interdictions, de restrictions, et à la sortie de son livre un groupe d'extrême droite est venu empêcher la séance de signatures prévue à la Fnac rue de la république.

  • Lewendel, tout comme B. Tognarelli ont effectivement réalisé un travail remarquable. Que nous reste-t-il de ce que fut la barbarie portée à son plus haut point quand on voit aujourd'hui le négationisme et pire le "relativisme" ? Comme avec un "Riverain" de Rue89 qui ose comparer le choix de Strauss Khan (plaider coupable ou non) avec le choix de Sophie (un SS lui demander de désigner l'enfant qui serait exterminé avec elle, voir sur le net). Quelques années après la libération on trouvait chez Baud, libraire rue de la Ré (face la FNAC), des ouvrages parfaitement révisionnistes. Sans compter avec les habituels contempteurs de la Résistance, des juifs, des communistes et des...gens du Midi qualifiés de "race de dégénérés" comme l'écrivit Céline. Les collabos se firent cependant aussi petits que les Nouveaux Résistants paradèrent...

  • Comme la petite madeleine, une carte postale suffit à faire ressortir un passé pas si lointain. Entre les deux photos, on ne reconnait rien ou presque. Mais on a beau vouloir effacer les traces, il y a toujours des gens qui ont de la mémoire. Merci.

Écrire un commentaire

Optionnel