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  • Adiéu / Adieu / Farewell André Benedetto

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    De que toun desir vos creba
    quau secrèt o soulamen
    de souspesa l'istant
    de la doulour vióuleto
    avans que de dourmi
    De quoi as-tu le désir de percer
    quel secret ou seulement
    de soupeser l'instant
    de la douleur violette
    avant de t'endormir
    What do you desire to break
    what secret or only
    of balancing the moment
    of the violet pain
    before sleeping
    André Benedetto, extrait d'Urgent crier, Robert Morel éditeur 1966.

    C'est beaucoup de l'âme de la ville qui disparaît. Je n'étais pas un fan de ses œuvres théâtrales mais André était un vrai homme de théâtre. Un solitaire ombrageux qui savait faire parler et monter sur les planches les gens du quartier, les cheminots comme avec son frère Georges, les ouvriers, les occitans, les paysans. "Anarcho-communiste" il était l'ami du père Jacques de la Celle qui a tant fait pour la paroisse des Carmes et qui lui prêtait sa salle de cathéchisme pour y faire du théâtre. Il n'a jamais cherché, contrairement à certain que l'on reconnaîtra facilement, la moindre gloriole. De la M.J.C. où il donnait des rudiments de théâtre, aux tournées avec Jacqueline, Mad, et bien d'autres, il a présidé aux fondements du Off sans jamais renier son engagement politique, ses combats, ses convictions. Théâtre facile, populaire, réducteur parfois. Mais théâtre qui donnait à ceux qui n'osent pas pousser la porte des salles, l'envie d'y aller. Et l'on pouvait ensuite passer avec bonheur de Nostra dona dei bordilhas (La madone des ordures) à En attendant Godot. Tout le contraire de la démarche des emplumés qui nous servent le In depuis des années... L.R.

    It's a part of the soul of the city who disappears. I wasn't a fan of his theatrical works, but André was a true man of the theater. A touchy loner who knew how to make speak and go up on stage the people of the neighborhood, the railwaymen, as his brother George, the workers, Occitan, the peasants. "Anarcho-communist" it was a friend of Father Jacques de la Celle, which has done so much for the Carmes parish and lent him his cathéchism room to do theater. He never tried, unlike some that we readily recognize, the less boastful. From M.J.C. where he gave the basics of theater, toured with Jacqueline, Mad, and many others, he presided over the foundation of Off without ever renouncing his political involvement, his struggles, his beliefs. Theater simple, popular, sometimes simplistic. But theater that gave those who dare not push the door of the rooms, the desire to go. And then you could happily spend Nostra dona dei bordilhas (The madone of garbage) to Waiting for Godot. This is in contrast to the approach that use the "emplumés" of the In the years since... L.R.

    http://www.theatredescarmes.com/