Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Au tèms de Libelli

Au temps de Libelli
In Libelli's time
Zu Libelli Zeiten

2056648850.jpg

Vue de la ville d'Avignon
dessinée et gravée par RIVE vers 1680

En vente par De Baecque, Marseille, le 2 avril 2026
lot 231 et sur Drouot et Interenchères

Lien permanent 23 commentaires Pin it!

Commentaires

  • C'est le chanoine Rive, qui a aussi gravé la chapelle.... Libelli à Notre-Dame des Doms.

  • Au-delà de la gravure assez maladroite et du dessin approximatif en bien des endroits, il faut se dire que leur intérêt réside évidemment dans le point de vue très inhabituel.

    Tout à droite, les Cordeliers et la triple rosace de la façade de leur église, puis on trouve St Louis et son dôme, le clocher de St Martial - groupe qui se détache au second plan des Minimes - , puis le dôme de la Visitation. On voit ensuite, dominés par la silhouette du Ventoux, l'église du Collège des Jésuites, enfin achevée, puis Saint-Didier. Le clocher qui suit doit être celui de la Principale. En avant-plan du Palais des Papes on croise le clocher des Dominicains, la tour de Jacquemart, puis le clocher ( beaucoup de clochers !!!) de St Agricol qui n'était à cette époque qu'un moignon sans style. Le bâtiment à rosace qui suit, et se trouve visuellement surmonté des moulins du Rocher, doit être l'église de la Madeleine, mais il me semble que Rive en a quelque peu exagéré les dimensions, tout autant que celles de son clocher.

    Et on passera sur la représentation, franchement déficiente, de la façade occidentale du Petit Palais...

    Pour moi, la grande interrogation reste le Palais des Papes : lorsque Hyacinthe Libelli est nommé à Avignon (1673), cela fait déjà plusieurs années que la tour de la Gâche est dérasée. Or Rive semble la présenter dans toute son élévation...

  • Rive se serait-il inspiré d'un dessin ou d'une gravure plus ancien ?

  • Le problème est que l'achèvement de la façade des Jésuites et la décapitation de la tour de la Gâche sont incompatibles, chronologiquement parlant..

    Et Rive (Jean-Jacques de son prénom) signe "Rive deline et sculp", ce qui laisse penser qu'il est vraiment l'auteur du dessin. Je me demande si en fait il n'a pas simplement exagéré la hauteur de la tour, tout simplement, comme il a exagéré La Madeleine.

    Petit retour en arrière, j'ai tenté vite fait une petite triangulation, et me suis rendu compte que le point de vue est probablement sur la berge avignonnaise du Rhône, aux alentours de ce qui est de nos jours la Petite Vitesse (ou Sernam). Et que la mise en place globale est assez fidèle. Ce qui a été l'occasion de déceler une belle erreur dans la description que je donne plus haut . Vous la voyez ?

  • Le clocher tout près des remparts, entre les deux tourelles, à l'avant-plan de la Grande Chapelle et de la tour Saint-Laurent serait celui de la chapelle des Miracles (si elle en avait un) et pas celui des Dominicains ?

  • Et si la tour la plus haute du palais était la tour Campane et pas la tour de la Gâche ?

  • Mais quel âne bâté je fais ! C'est évidemment la tour de la Campane, dont la hauteur a traversé les siècles. Et donc foin de mes doutes sur le démontage de la Gâche.

    Merci Frédéric !

    Ceci étant, j'ai repris ma lecture après une sérieuse triangulation. En fait, pour tenter une triangulation, il fallait lancer quelques identifications et après revenir dessus en fonction des résultats.

    Je maintiens donc que le point de vue doit être la Sernam ou quelques chose d'approchant. Y avait-il là vers 1680 une ferme ou une quelconque construction permettant un point de vue un peu surélevé ? Mystère.

    Toujours est-il qu'il faut oublier ma lecture précédente et que l'heure des révisions déchirantes a sonné !

    Et donc, de droite à gauche, la façade à 3 rosaces des Cordeliers, le noviciat Saint-Louis avec tour d'escalier et dôme, le clocher de Saint-Martial et devant eux, au premier plan avec un clocheton, l'hôpital Saint-Roch (bien voir que tout bien pesé, il est hors les murs !) . Plus à gauche, dôme de la Visitation, fronton des Jésuites et clocher de Saint-Didier. Au devant, grand bosquet boisé qui nous cache les Récollets et les Minimes. Encore plus à gauche, livrée de Florence et clocher de Saint-Pierre. Et on arrive au Palais devant lequel on aperçoit Jacquemart et le "moignon" de clocher de Saint-Agricol.

    Enfin, presque tout à gauche, pas étonnant que l'édifice soit de grande taille et doté d'un grand clocher : ce sont les Dominicains, et non pas Sainte-Madeleine. Dominicains pour lesquels le point de vue rare de cette gravure confirme la position très occidentale dans la ville. Inutile de revenir sur le Petit Palais, c'est bien lui et il est bien à cet endroit.

    Au final, deux énigmes : la première, où est passé le clocher de la Principale ? Mystère ! Il est pourtant d'une certaine taille et devrait jaillir, visuellement parlant, jusque à côté de celui de Saint-Pierre.... et l'autre question, de taille, qu'est-ce que ce clocher bas placé au-devant de la tour St Laurent ? J'avoue que je sèche, même en admettant une certaine marge d'erreur sur l'emplacement de la prise de vue, un rayon visuel projeté vers le coin sud-est du Palais n'intercepte aucun édifice ayant pu recevoir un pareil couvrement pyramidal. A moins que notre dessinateur-graveur amateur, se rendant compte qu'entre St Pierre et La Principale il manquait quelque chose, n'ait rajouté un clocher au petit bonheur... mais on est loin du bon emplacement !

    Pour rester sur une note positive, on notera dans le rempart au premier plan, une grande tour avec deux encoches verticales, c'est la porte Saint-Roch - et elle est à la bonne place.

  • Alors moi je garderais le clocher de la Principale et je dirais qu'il y a eu oubli de Saint-Pierre, vu la différence de "dentellage" entre les deux. Et que j'ai aussi essayé de trianguler, maladroitement, et je crois que la tour de la livrée de Florence peut être visible juste à droite de la Principale.
    Et mon hypothèse chapelle des Miracles, z'en dites quoi, chef ? Et ce serait quoi le grand bâtiment carré et crénelé juste derrière icelui ? le collège d'Annecy ? celui du Roure ?
    Elle est tout à fait passionnante, cette gravure !
    ... Et qui découvrira l'identité des trois joueurs de dé ? :-D

  • Personnellement, depuis le début, j'ai été frappé que les Dominicains soient (ou semblent ?)... en-dehors des remparts ! o.O

  • Frédéric, pour les Minimes (pour mémoire : Miracles = Minimes, et Minimes = Miracles), j'ai constaté par la triangulation qu'en fait le couvent, ainsi que celui des Récollets (de nos jours le Carmel) , sont cachés par le bosquet devant StDidier/Les Jésuites.

    Effectivement, la Principale pourrait mieux matcher que St Pierre, par rapport à la Livrée de Florence.

    Et le bâtiment crénelé, c'est lequel ? Celui juste derrière le clocher bas et surnuméraire ? Auquel cas le Collège du Roure irait parfaitement.

    Michel, je ne vois pas ce que tu veux dire. Il me semble que le rempart est assez nettement figuré en train de contourner la tour de Julien de la Rovère par l'ouest, et que donc les Dominicains sont bien englobés dans l'enceinte. Ou alors, on ne situe pas ce couvent au même endroit.

    Quant aux joueurs de dés, élémentaire ! Sherlock, Mycroft et le Dr Watson....

  • Alain, quand je regarde de près cette gravure en suivant le rempart, je le vois partir derrière le grand ensemble conventuel qui est au-dessus des joueurs de dés, qui serait celui des Dominicains.

  • Merci Alain, tout sexe plique. Ceci dit, ce bel ensemble à droite se présente à mes yeux hors remparts... o.O

  • C'est ce que je dis dans mon correctif de lecture. St Roch a été reconstruit en style de l'époque dans les années 1930, et encore dans les années 2010. C'est le commissariat.

  • Que signifie "pliquer" pour toi, Michel ?

  • Je crains que l'explication ne soit en dessous de la Sainte Hure.

  • Prego, di niente.... quasi.

Écrire un commentaire

Optionnel