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Li chivalié de l'Arc

Les chevaliers de l'Arc
The knights of the Arc
Die Ritter des Arc

93260646.jpgLa Noble Compagnie des Chevaliers du Jeu de l'Arc, rue St-Sébastien

À la fin du XIVe siècle, une compagnie d’arbalétriers concourut merveilleusement à la déroute de brigands et le pape voulut la conserver pour sa garde. Cette troupe, vêtue comme les hussards hongrois, se recruta dès lors parmi les Avignonnais et s’acquit rapidement une grande réputation de bravoure.
La discorde s’étant glissée parmi ses membres, le corps se scinda et les dissidents formèrent une compagnie d'archers.
En 1704, fière du grand nombre de gentilshommes inscrits sur ses contrôles, la Compagnie des Chevaliers du Jeu de l’Arc, qui s'habillaient en Turcs et se faisaient suivre par un chameau, quitta la Tour des Arbalétriers du rempart St-Michel pour s'installer dans le quartier des Infirmières. Il y avaient un jardin, une salle de réunion, un cabinet pour le grand maître et au-dessus de leur porte d’entrée une statue de Saint-Sébastien, sous la protection duquel ils s’étaient mis. C’est de cette statue, qui existe encore, que la rue prit son nom.
La Compagnie des Archers, commandée par le marquis de Cambis d'Orsan, rivalisait alors avec la Compagnie des Arbalétriers commandée par le marquis de Brantes. La Confrérie du Jeu de l'Arc disparut à la Révolution en 1792.

Sources :
- Joseph Girard "Évocation du vieil Avignon" 1958
- https://avignonguidehistorique.fr/saint-sebastien-rue-saint-sebastien/

Lien permanent 14 commentaires Pin it!

Commentaires

  • et. si on en faisait une fête ave cpetit défilé en costumes (bon moi je ne les fais pas les costumes...)

  • Il me semble que nous avons eu des échanges à propos du saint Sébastien qui a donné son nom à la rue, et aussi au sujet de l'hôtel de Bassinet d'Augard (rue Joseph Vernet, face au Musée Calvet) , construit par le dessinateur-graveur de l'illustration du jour - ou par un de ses parents. Et encore à propos de la "tour des Archers", qui regarde le Rhône à l'ouest des remparts, et que je crois distincte de la "tour des Arbalétriers", qui est celle percée d'une poterne juste après la porte St Michel - en face de la gare routière, ou pôle multimodal pour les initiés...

    Bon, bref, Michel, tu peux faire chauffer les tags....

  • Les six publications en rapport avec le tir à l'arc ou Saint Sébastien porteront les tags :
    St-Sébastien
    tir à l'arc
    archers

  • ...et je rajoute le tag "Bassinet" dans la publication d'aujourd'hui.

  • On avait effectivement assez largement développé ce sujet dans les deux publications "Bassinet" !

  • De là à dire qu'il nous a bassinés....

  • Jérôme de La Gorce "Avignon 1701"
    Un hommage rendu par le pape Clément XI à la monarchie française au moment de la succession d’Espagne : l’entrée des princes dans la ville d’Avignon en 1701.
    Extrait, paragraphes 29-30 :

    "De la salle des Harangues à la porte Saint-Lazare, ils virent, rangées « en haie », la compagnie de l’Arbalète d’un côté et celle de l’Arc de l’autre. La première, commandée par le marquis de Brante, vêtue à la française, arborant des « écharpes blanches et bleues sur les reins », l’arbalète sur l’épaule, était coiffée de chapeaux « bordés d’argent avec des plumets et des nœuds de rubans fort riches », signes réservés, selon Daniel de Larroque, aux villes opulentes. L’autre, conduite par le marquis d’Orsan, retenait davantage l’attention.
    Elle était habillée « à la Turque, avec des robes de couleurs écarlates, bordées d’hermine sur des vestes bleues chamarrées d’or, le turban garni d’aigrettes et de diamants ». Armée de sabres et d’arcs dorés, elle portait des carquois remplis de flèches, suspendus « avec un ruban bleu ». D’après le Mercure galant, ces chevaliers « avaient des barbes postiches si bien contrefaites et si adroitement mises, qu’il était aisé de s’y tromper »."

    Lire la suite, paragraphe 30 et suivants :
    https://journals.openedition.org/crcv/14802

    Bontous, Jacques Joseph - Auteur cité en source :
    https://bibale.irht.cnrs.fr/92908
    https://bibliotheques.lacove.fr/doc/SYRACUSE/475372

  • Excellent texte qui nous propose les couleurs des costumes !
    Merci Tilia.
    Le texte dit : "...et l’estampe, « tirée sur le dessein de Monsieur Bassinet d’Augard »..."
    Puis la légende de la gravure dit : "Bassinet d’Augard, Chevalier et officier de l’arc, de la compagnie de monsieur le marquis d’Orsan..."
    On ne comprend pas très bien si Bassinet d’Augard est le nom de l'officier représenté sur la gravure ou bien le nom du commanditaire / dessinateur.

  • Pierre-Dominique Bassinet d'Augard, architecte de l'Hôtel des Taillades, fut également l'auteur de la gravure :
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84090174/f1.item

    Notice :
    Titre : Chevalier et officier de l'arc de la Compagnie de monsieur le marquis d'Orsan : [estampe]
    Auteur : Bassinet-Daugard, P.-D. (1670?-17..). Graveur
    Éditeur : Avenione. 1744
    .

  • Pierre Dominique Bassinet d'Augard était le propriétaire de l'hôtel devenu par la suite hôtel des Taillades, mais pas son architecte puisqu'on reconnaît la main de Pierre Mignard dans le dessin des façades, et que l'on sait que Jean-Baptiste 1er Péru acheva la bâtisse à la fin des années 1720.

    Mignard et d'Augard étaient tous deux membres de la confrérie des Pénitents Blancs (qui n'étaient pas des "religieux" comme le dit de la Gorce).

    Et comme tout ceci se situe de 20 à 40 ans avant l'édition de la gravure, on peut se demander s'il s'agit du même personnage, ou de quelqu'un d'apparenté - fils, petit-fils ou autre.

  • Tiens, petite trouvaille...

    Dans le message "Quet blazoun pèr l'oustau de Bacinet e di Taiado ?" (merci Michel pour le tag Bassinet), je donne un lien vers une gravure identique que l'avais retrouvée à l'époque. Lien encore opérationnel à ce jour.

    Identique ? Pas tant que ça, puisque cette première gravure est datée de 1701 alors que celle du jour l'est de 1744..

    Comme quoi, déjà avant Photoshop on savait manipuler les images ! Mais aussi cela remet en cause ce que j'écris plus haut quant à la filiation entre propriétaire de l'hôtel et graveur de l'image. Tout bien pesé, il est possible qu'il s'agisse du même, puisque selon toute vraisemblance le gouffre chronologique que laissait supposer la date de 1744 n'existe pas.

  • Non pas un faux au point de vue dessin.
    Mais la date (en zoomant fortement sur l'image) laisse effectivement apparaître une manipulation :
    on voit nettement un "i" minuscule (à la place d'un 1) suivi des chiffres 744 en gras

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