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Louïs 1ié d'Orléans

Louis 1er d'Orléans

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Chapelle d’Orléans en l'église des Célestins
(tombeau de St-Bénezet et travée adjacente).
Photos Alain Breton. Merci !

Louis d’Orléans (13.03.1372 - 23.11.1407)
frère cadet de Charles VI, époux de la fille de Jean Galéas Visconti, il participa à la pose de la première pierre du couvent des Célestins en juin 1395.

Détail d'une miniature vers 1410-1414.
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Eugène Delacroix :
Louis d'Orléans dévoilant une maîtresse.
Chapelle des Célestins, Paris (XVIe siècle) :
La Mort menaçant Louis d'Orléans à genoux.

D’azur à trois fleurs de lys d'or posées 2 et 1,
au lambel d'argent à trois pendants.

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Dans la même chapelle, les armes royales et le monogramme de Louis XIV (1693).
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Commentaires

  • bon c'est effectivement royal (de la famille)... et je continue à apprendre pourquoi les Célestins sont si beaux
    (n'empêche que ce n'est pas bien Louis ce que vous aviez fait aussi si on en croit Delacroix)

  • Ainsi c'était lui ! Et c'était Louis...

    Quand je disais que la polychromie n'était pas correcte, je faisais référence à la teinte vaguement dorée du lambel.

    Dans son manuscrit sur les Célestins, Malet a dessiné deux fois ces armes, une fois avec un lambel de gueules, une autre fois d'argent...

    Quant aux armes de Louis XIV (clairement identifiables par les doubles L entrelacés - on les retrouve à la colonnade du Louvre) posées trois siècles après la fondation du couvent, elles se justifient par la querelle des reliques de saint Bénézet, que le roi de France estimait lui appartenir. Epiphénomène lié au "procès du Rhône". Les délibérations capitulaires des Célestins, qui voient à l'époque leur monastère comme une sorte d'enclave royale au milieu des terres pontificales, sont assez révélatrices de l'état d'esprit de cette période !

    Pour mémoire, ces péripéties, qui s'étendent sur une vingtaine d'années (1674 - 1693) ont amené le changement de nom de la place "du" Corps-Saint en place "des" Corps-Saints.

  • Les deux L entrelacés furent également le chiffre de Louis XV et de Louis XVI.
    Mais c'est aussi à la même époque le monogramme de Louis VIII de Hesse-Darmstadt.

    J'avais lu que la place du Corps-Saint avait pris le pluriel à l'occasion de la mort de Pierre de Luxembourg.

  • Achard dans son "Dictionnaire des rues d'Avignon", donne bien le singulier pour la période 1389-1674, soit celle qui sépare l'inhumation de Pierre de Luxembourg dans le cimetière des pauvres, du transfert des reliques de St Bénézet, depuis la chapelle du pont qui menaçait ruine.

  • Mes souvenirs sont donc mauvais.
    Ceci est d'autant plus intéressant qu'il m'a permis de lire ce chapitre de Paul Achard.
    Et bien plus étonnant, le pluriel ne serait apparu qu'en 1843 !
    J'ai d'ailleurs constaté sur un plan de 1835 qu'il est écrit "Place du Corps-Saint".

  • Oui c'est ce que dit Achard quant à la dénomination officielle (confirmée par le plan que tu cites) , mais les usages étaient passés au pluriel depuis au moins le XVIIIème siècle.

    Dans la correspondance de Jean-Baptiste Franque qui habita jusqu'en 1717 rue Gal-Grenier, on a quelques lettres adressées " A monsieur
    monsieur Franque près les corps saints..."

    Achard précise que l'on s'avisa en 1843 que le pluriel était de mise depuis 1674.... il est probable que la décision alors prise ne fit qu'entériner un usage plus que séculaire. D'autant plus que depuis la Révolution les reliques du jeune Cardinal et du petit pâtre (ou du moins ce que la fureur sans-culotte avait bien voulu en laisser) ne se trouvaient plus aux Célestins, mais à l'église Saint-Didier.

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