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La toumbo de Pèire Raspay

La tombe de Pierre Raspay
Pierre Raspay's tomb

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Jean Pierre "Petrus" Raspay (Avignon 21.06.1748 - 18.03.1825).
Directeur de l'école publique de dessin fondée par le maire Guillaume Puy, il fréquenta l'atelier de Joseph Vernet.

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Carré 5, rangée mur nord, tombe 25.
Ce tombeau, élevé par souscription publique, fut transporté dans ce cimetière en 1841. Une lithographie de Magny qui le représente isolé et ombragé par un saule pleureur avec pour toile de fond le palais des papes, représenterait peut-être son premier emplacement.

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En haut à gauche du médaillon : Raspail ?
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Sommité tronquée.

Lire aussi ici : http://avignon.hautetfort.com/archive/2020/10/10/a-sant-veran-6268928.html

Merci à Gérard Brunner !

Commentaires

  • trompée par mes yeux qui avaient vu à droite des lauriers entourant des faisceaux (aurais du me faire opérer moi)

  • J'imagine que ces torches à l'envers représentent la douleur et le souvenir.
    Nous sommes dans un registre néo-classique.

  • Il n'y a pas que les torches qui sont quasiment semblables à celles des pavillons du concierge et du conservateur.

    C'est tout l'ensemble de la tombe qui porte le même genre d'acrotères, les mêmes couronnes et surtout la même frise de palmettes entre les acrotères que l'on voit sur les pavillons :
    https://goo.gl/maps/4m5Rhm1wvLyJXK6v5

  • Je ne crois pas du tout aux pinceaux, Blandine...
    Qu'est-ce qui vous fait penser ça ?

  • Cette torche est identique à celle qui symbolise l'amour, que l'on croise avec un carquois.

  • Ce sont les mêmes que sur le porche d'entrée du cimetière, mais avec la flamme en bas.

  • Cliquer sur la photo pour afficher la version haute définition.

  • La torche ou flambeau renversé a une double signification funéraire, comme le rappellent quantité d'ouvrages spécialisés :
    Le flambeau retourné
    La flamme suggère la vie. Contenue dans un flambeau retourné, elle va inexorablement s'éteindre par le manque d'oxygène; ces symboles suggèrent dès lors la mort. Ils peuvent aussi représenter l'espoir dans la Résurrection, car le flambeau remis dans sa position normale, la flamme rejaillira.
    Le flambeau représente l'enveloppe corporelle humaine, et la flamme, l'âme qui s'échappe lors du décès.
    Dans certaines régions, le flambeau retourné est indicatif de la sépulture du libre penseur.

    Par ailleurs, je ne m'explique pas la phrase "Ce sont les mêmes que sur le porche d'entrée du cimetière, mais avec la flamme en bas." - pour moi, il n'y a que des flammes inversées partout...

    Et pour finir, la lecture "Raspail" me semble peu satisfaisante, une photo en lumière rasante serait peut-être... éclairante !

  • Michel, un dernier détail, ce que tu appelles "sommité" a pour nom exact "amortissement" (vu le caractère pyramidant de la partie haute du monument), en provençal "definicioun", d'où le mot de "définition" qui m'a longtemps intrigué dans le prix-faits du XVIIème siècle, jusqu'au moment où j'y ai vu, justement, un provençalisme désignant les parties hautes d'une muraille.

    Ici l'amortissement / définicioun est clairement tronqué, peut-être s'achevait-il en un buste de l'impétrant.

    Et la fameuse lithographie de Magny m'intrigue.... je ne l'ai pas retrouvée, je lance ici un appel à la générosité publique pour m'en indiquer les coordonnées (voire un scan...). Et pour lui forcer la main, je la remercie d'avance !

    S'agissait-il du cimetière du Rocher ?

  • À propos de "Raspay" et "Raspail"
    lire dans la page 20 de l'article en lien ci-dessous
    " Raspail, ou Raspay, car l’orthographe du nom a été modifiée" :
    http://cardere.fr/doc/EXTRAIT-RASPAIL.PDF

    Il se pourrait que ce fut le même cas pour Pierre Raspay...
    (pas le temps d'approfondir, car je dois m'absenter)

  • Toujours à propos de "Raspail" et "Raspay" on peut lire ce qui suit sur le site Geneanet :

    RASPAIL : Le nom est surtout porté dans la Drôme, mais on le rencontre aussi en Provence et en Languedoc. Variante : Raspal. Il correspond à l'occitan "raspalh", qui peut avoir plusieurs sens, la plupart liés à la moisson : épis qui restent sur l'aire après qu'on a dressé les gerbes, balle de blé, balai pour nettoyer l'aire (et aussi balai de branchages, balai usé). C'est parfois aussi, selon Mistral, la chènevotte (paille de chanvre).

    https://www.geneanet.org/genealogie/raspail/RASPAIL

    Curieusement, le seul tableau non religieux de Raspay s'intitule "Les Moissons" :
    http://www.artnet.fr/artistes/jean-pierre-raspay/les-moissons-GuNWIqLf4xSsUHriUORF5Q2

    Aussi, le rapprochement phonétique Raspail ==> rase paille, me semble évident! !
    .

  • Sans oublier le portrait de Vincent Meynet qui est à Calvet.

  • Dans le musée Calvet on ne trouve pas le portrait de Raspay par Vincent Meynet.
    Pas plus que l'on y voit quelque tableau que ce soit de Pierre Raspay.
    :(

  • Pour le portrait de Meynet, j'en ai un cliché fourni par le Musée il y a une grosse dizaine d'années, il était déjà sous facing à l'époque.

  • Une mise au point sur l’identité du peintre Pierre Raspay…

    Une petite recherche dans les registres paroissiaux d’Avignon montre que ses parents, Toussaint Raspay et son épouse Gabrielle née Soujeon ou quelque chose comme cela…, vivaient dans la paroisse St Symphorien. Je n’ai pas retrouvé leur acte de mariage (peut-être célébré dans une autre paroisse, voire hors d’Avignon). Cependant, on constate qu’entre 1724 et 1748 ils font baptiser 12 enfants, dont une fois des jumeaux, dans leur paroisse.

    Pierre (Petrus) est le dernier, né le 21 juin 1748.

    On remarque que nombre de ces enfants portent des prénoms multiples, tel Jacob Benoit (Jacobus Benedictus), Pierre Symphorien (Petrus Symphorianus), ou encore Jacob Benoit Raymond (Jacobus Benedictus Raymondus), né le 31 août 1739. Mais pour le Pierre de 1748, c’est Petrus et rien d’autre (qu'il s'agisse de baptême, mariage ou décès, les actes sont tous rédigés en latin et les patronymes latinisés).

    Néanmoins il y a bien dans la même paroisse naissance le 15 janvier 1762 d’un Jean-Pierre (exactement Johannes Petrus Emmanuel)… qui n’est pas le bon, car ses parents ne sont pas Toussaint et sa femme, mais un autre Raspay sur lequel je reviendrai. Si le peintre était celui-là, Raymond ne serait pas son frère ! Or on sait que peu avant la Révolution, Raymond et Pierre Raspay, frères, entreprennent la peinture d’un grand tableau pour l’église de Sorgues (merci Blandine !).

    Donc le peintre Pierre Raspay se prénommait Pierre, point final.

    On peut juste penser que quelque érudit d’une autre époque avait relevé cette naissance de 1762, et a cru devoir en conclure que l’artiste portait le prénom composé de Jean-Pierre…

    Pour le reste, il y a encore des choses intéressantes survenues dans la paroisse St Symphorien – dont je rappelle en passant que l’église s’élevait rue Banasterie, sensiblement en face de l’hôtel Madon de Châteaublanc, et que sa démolition sous la Révolution entraîna le transfert de son vocable à l’ancienne église conventuelle des Carmes.

    Donc…. le 11 Mai 1761, Jean-Joseph Raspail (je dis bien Raspail…) épouse Anne Villet. Ils sont tous deux originaires du diocèse de Gap, mais résidents de la paroisse St Symphorien, où ils se fixent très vraisemblablement puisque de 1762 à 1769 ils y font baptiser 4 enfants, dont le Jean-Pierre sus-évoqué. Mais là où cela se corse, c’est que les 4 bambins sont portés sur le registre de baptême, qui tient lieu d’état-civil à l’époque, sous le nom de RASPAY !

    Pour finir, si je dis plus haut que la mère de Raymond et Pierre Raspay était née Soujeon « ou quelque chose comme cela », c’est que le nom de la malheureuse est écrit dans les différents actes Soujoune, Soujonne, Sourjon, Sourjeone, Sougeonne, et encore Sourjonne…. Et l’épouse du Raspay homonyme (je n’ai pas trouvé de lien de parenté entre eux, et aucun membre de cette première famille n’est témoin du mariage de 1761) Anne Villet est appelée au gré de l’humeur du curé de St Symphorien Villiet, Villier ou encore Viguier…

  • Un imbroglio qui a sans doute engendré cette notice de la gazette Drouot, dans laquelle le peintre des "Moissons" (portant les dates de Raspay) est dénommé Jean-Pierre Raspail :

    Jean-Pierre RASPAIL (Avignon 1748-1825)
    « Les moissons » Huile sur panneau (cadre d'époque Restauration). H : 62,5 cm L : 54 cm

    Voir le lot 17bis dans la page ci-dessous :
    https://www.gazette-drouot.com/ventes-aux-encheres/118?venName=estampes-anciennes-tableaux-anciens-mobilier-et-objets-d-art

  • Ce qui serait intéressant est de savoir comment l'attribution de la "Moisson" à notre artiste a pu être confortée. Je ne vois guère d'autre possibilité qu'une signature. Mais il serait étonnant qu'on y lise Raspail... Ou alors, c'est bien une signature Raspail, et dans ce cas le tableau n'est pas de Pierre Raspay !

  • Merci Tilia pour ce nouveau lien qui inclut une reproduction des "Moissons"... laquelle permet de constater, notamment pour le personnage assis au sol, des maladresses assez caractéristiques de Pierre Raspay.

    Et on peut même se demander ce que la scène représente exactement. La jeune fille au sein dénudé peut-elle espérer recueillir tous les blés du champ dans son tablier ? Je ne crois pas .... J''y verrai plutôt un trio de jeunes gens ramassant un nid d'oiseaux tombé au sol, et certainement pas "les moissons".

  • Pour ma part, voici ce que je vois dans ce tableau de Pierre Raspay :
    http://www.artnet.fr/artistes/jean-pierre-raspay/les-moissons-GuNWIqLf4xSsUHriUORF5Q2

    En arrière-plan, les blés (aussi hauts que des tiges de maïs !) posent le thème de la peinture.
    Ensuite, le jeune moissonneur à la faucille, ayant interrompu un instant la récolte, est en train d'observer les jeunes femmes s'activant pour mettre à l'abri des oisillons éparpillés par la mise au jour de leur nid.
    Probablement un nid d'oiseaux nichant au sol (alouette, caille des blés, ou busard cendré) préalablement caché entre les blés.
    https://www.youtube.com/watch?v=g1YfjU0ZKnk

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