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Victor Jean Nicolle (1754-1826) Deux scènes de rue à Avignon.

Commentaires

  • Pas impossible que Nicolle, dont je dénonçais à propos du Pont le manque de rigueur dans ses représentations, ait suivi l'esprit des "caprices" (où s'est illustré Hubert Robert, entre autres... mais aussi bien d'autres, Piranèse et j'en passe...) , procédé qui consiste à réunir dans une même vue des éléments parfaitement disparates.

    A droite, la porte en plein cintre dans une muraille d'une épaisseur conséquente pourrait être une porte moderne des remparts (d'autant que l'on aperçoit à travers elle un parapet ouvert sur le paysage), néanmoins les éléments périphériques ne ressemblent à rien que l'on connaisse des portes St Roch, de l'Oulle ou du Rhône. Je passe bien entendu sur la porte de la Ligne qui est encore moins envisageable... et aussi sur la curieuse cheminée portée par deux consoles façon remparts, dont nous n'avons aucune autre représentation connue !

    Quant à la vue de gauche, la disparition de nombre de "soustets" dans la ville rend la tâche encore plus ardue...

    Bon, bref, en clair je ne reconnais rien.

  • D’accord avec Michel : un caprice "insidieux" dans le sens où celui de gauche serait un assemblage de portions d'un même lieu. Je pense à la place des Châtaignes (ce qui expliquerait l'intuition de Michel ;-))

    La terrasse à balustrade :
    http://archives.avignon.fr/4DCGI/Web_DFPict/034/113Fi1238/ILUMP7280
    et, à l'exact opposé, le soustet :
    http://archives.avignon.fr/4DCGI/Web_DFPict/034/113Fi1246/ILUMP7280

    Street View offre une vue élargie qui me semble plus évocatrice :
    https://goo.gl/maps/J5bPXHDEF1UL9Vt3A
    Vue qu'il suffit de faire tourner à 180° pour voir la balustrade !
    .

  • Pour la place des Chataîgnes... A l'époque de Nicolle, il y avait là un cloître, on n'en trouve guère trace sur son aquarelle. Quant au soustet... où est passée la belle porte classique qu'il dessine dessous ?

    En résumé, fort peu convaincu...

  • Loin de moi l'idée de convaincre qui que ce soit !
    Cependant, si ces aquarelles correspondent réellement à Avignon au XVIIIe siècle (ou début XIXe) il me semble qu'il pourrait s'agir de "caprices" dans le sens où elles seraient constituées d'éléments architecturaux distants les uns des autres, et pas forcément situés dans le même quartier.
    Un caprice du genre de celui de Hubert Robert
    https://en.wikipedia.org/wiki/Principal_Monuments_of_France
    mais à échelle d'une ville au lieu de réunir les monuments antiques d'une région.

  • Ce conduit de fumée, extérieur à la maison, est tout de même très intrigant.
    Je n'arrive pas à croire que Nicolle l'a inventé !
    Existerait-il une trace de ce genre de dispositif médiéval, en Provence ou en Italie ?...

  • À la réflexion ce n'est pas forcément un conduit extérieur.
    Il se pourrait s'agir des restes de la cheminée, à l'intérieur d'une maison ayant été abattue, et que ce conduit en soit le seul vestige...

  • Pour moi ce conduit devait être celui de la cheminée d'une maison contiguë. Cette maison ayant été abattue, seul le conduit appuyé contre le mur mitoyen est resté. Mais ce n'est qu'une supposition...

  • Tilia, s'il y avait eu maison contigue abattue, la toiture subsistante n'aurait pas cette forme. Sauf à imaginer qu'elle a été elle aussi reconstruite après retraitement du mur mitoyen, mais dans ce cas pourquoi avoir conservé la cheminée ? Cela fait beaucoup de suppositions...

    Nicolle a très clairement cherché à représenter une cheminée de la maison existante, dressée à l'extérieur de la façade et portée par des consoles ou corbeaux. En fait le seul élément intriguant, ce sont ces arcatures façons machicoulis des remparts, ou mieux façon baies géminées...

    A ces arcatures prés, l'arrangement général se retrouve dans quantité de maisons médiévales, en particulier sur la face occidentale de la livrée Ceccano.

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