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Avignoun souto Louïs-Felip

Avignon sous Louis-Philippe
Avignon under Louis-Philippe

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D'après la photographie sur papier salé d'un daguerréotype des années 1840.

Le Pont d'Avignon et le Palais des Papes, circa 1845-1850, photographie d'un daguerréotype, tirage sur papier salé, 136 x 190 mm, support 300 x 390 mm. D'après un daguerréotype des années 1840, le tirage est signé à l'encre dans l'image « M Bermès d'Avignon ». Deux variantes sont connues, avec mention manuscrite : « Décédé à St Étienne à l'âge de 72 ans », également sur papiers salés d'après daguerréotypes. Bibliographie: Gilbert Beaugé, La photographie en Provence, 1839-1895, Marseille, Jeanne Laffitte, 1995.
Vente Beaussant-Lefèvre "Photos du XIXème siècle: collection Pierre-Marc Richard" du mardi 7 juin 2011. Estimation : 1000 - 2000 €, résultat : 800 €.

Lien permanent 10 commentaires

Commentaires

  • souto = sous, c'est évident j'aurais dû y penser !

    beau tirage, sauf l'avant plan

  • Tout le charme de l'oxydation de l'argent du daguerréotype disparaît sur une reproduction, ne laissant que des traces grises à la place des irisations et des reflets.

  • daguerréotype première fois que je vois et lis ce nom .......Merci

  • Après la première photo de Niepce avérée (1827*) dont la mauvaise image a été très difficilement stabilisée, Daguerre trouve en 1839 la bonne technique pour faire une photo de qualité et pérenne : une plaque de cuivre recouverte d'argent pur poli exposée aux vapeurs d'iode, puis après exposition, développée aux vapeurs de mercure et enfin fixée avec des sels. On appellera ces photos, à cause de leur brillance argentée, les "miroirs de la mémoire".

    * Si Niepce avait finalisé son procédé quelques années plus tôt, on aurait pu avoir une photographie de Napoléon !

  • J'ai toujours lu que le début d'aménagement du rocher des Doms avait été fait par les ateliers nationaux de la Deuxième République. Et sur le daguerréotype la terrasse sommitale est déjà construite. Donc un cliché d'après 1848 ?
    En revanche la partie nord de cette terrasse, du côté du Rhône, ne ressemble pas à ce qu'elle sera une dizaine d'année plus tard ( http://avignon.hautetfort.com/archive/2019/07/06/lou-roucas-di-doms-vers-1860-6162377.html ). Ce qu'on y voit c'est peut-être les reste du fort Saint-Martin ( http://avignon.hautetfort.com/archive/2020/02/10/lou-fort-sant-martin-3-6211742.html ) ?

  • Frédéric,

    — Le fort Saint-Martin est bien là.
    — Il y a un mur derrière lui, dont on perçoit deux ou trois arcades, qui est manifestement celui de la terrasse.

    Par ailleurs :
    — les longs aménagements du rocher en jardins publics ont été commencés en 1830 et terminés sous le second empire dans les années 1860.
    — la statue de Jean Althen au sommet du rocher a été inaugurée en 1847 et se trouve sur l'emplacement du fort comme le montre ton premier lien : http://avignon.hautetfort.com/archive/2019/07/06/lou-roucas-di-doms-vers-1860-6162377.html

    Je penche donc pour une photo datant de 1846 ou avant.
    À condition que la statue n'ait pas été déplacée à cette époque...
    (Le procédé du daguerréotype était opérationnel en 1839.)

  • Mmmmouiii... il faut tout de même reconnaître que ce que l'on voit des superstructures sur le Rocher ne ressemble en rien aux clichés postérieurs de quelques années, avec un nivellement général bien marqué alors qu'ici on a très clairement deux niveaux, et, surtout, un décrochement côté couchant qui est inversé (sur la photo du jour, la partie la plus proche du Rhône est plus étroite que le reste, alors que par la suite c'est l'inverse).

    Donc bien des choses militent pour penser que l'on a dans cette partie les ultimes vestiges du fort Saint-Martin.

    Et, vu l'imprécision du cliché à ce niveau, on peut aussi se questionner sur la présence de la statue de Jean Althen. Ne s'agirait-il pas plutôt d'engins de levage pour les travaux, dont les matériaux auraient été hissés à partir des voies sur berge ?

    Détail qui n'a rien à voir avec le Rocher, on a aussi sur ce vieux "papier salé" quelques vestiges de la 5ème arche écroulée dans le lit du fleuve...
    .

  • Sur ce daguerréotype, je ne vois rien qui puisse me faire envisager une statue ou un engin de levage. En tout cas je pense qu'à cette date la statue n'est pas encore en place. Je disais "se trouve sur l'emplacement du fort", j'aurais dû dire "à la place du fort" peut-être...

  • Joseph Girard, p.169 de l'Evocation... dit : "La transformation du rocher en jardin public commença aussitôt après la Révolution de juillet. En 1830, des ateliers de charité ayant été crées pour parer au chômage, on les employa à des terrassements sur le Rocher [c'est eux que ma mémoire avait transformés en ateliers nationaux de 1848]. Plus tard [...] on nivela la plate-forme supérieure au moyen de déblais provenant de la démolition de l'hôtel de ville [en 1844-1845, d'après la p.180 de la même Evocation ; est-ce que ce serait le moment où les derniers vestiges du fort auraient été détruits ?]..."
    La fourchette pourrait être entre 1839 (utilisation du daguerréotype) et 1844.

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