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Lien permanent 7 commentaires

Commentaires

  • je ne sais à quelle souffrance est dédiée cette image, mais elle est parfait de ligne, de composition, de découpage de l'espace et de lumière

  • Toute la misère du monde, c'est par mon amour que j'y crois, en elle je porte ma croix... Belle image !

  • Je n'aime pas trop la Vierge dorée, au-dessus, mais ce Christ ainsi photographié (j'aurai coupé juste au-dessus de la ceinture !!!) est pathétique. Et le mécréant que je suis se dit que nous aurions bien besoin, par les temps qui courent, d'avoir un Rédempteur !
    Et comment à la suite de Framboise, ne pas penser, au poème de Francis Jammes chanté par Brassens, nous l'avons tous fredonné, avec l'envie de la prier pourtant cette Vierge Marie:

    Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
    Tandis que des enfants s'amusent au parterre
    Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
    Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
    Par la soif et la faim et le délire ardent :
    Je vous salue, Marie

    Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre,
    Par l'âne qui reçoit des coup de pied au ventre
    Et par l'humiliation de l'innocent châtié,
    Par la vierge vendue qu'on a déshabillée,
    Par le fils dont la mère a été insultée :
    Je vous salue, Marie.

    Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
    S'écrie: " Mon Dieu ! " Par le malheureux dont les bras
    Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
    Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène;
    Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne :
    Je vous salue, Marie.

    Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
    Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
    Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
    Par le malade que l'on opère et qui geint
    Et par le juste mis au rang des assassins :
    Je vous salue, Marie.

    Par la mère apprenant que son fils est guéri,
    Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid,
    Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée,
    Par le baiser perdu par l'amour redonné,
    Et par le mendiant retrouvant sa monnaie :
    Je vous salue, Marie.

    Par l'âne et par le boeuf, par l'ombre de la paille,
    Par la pauvresse à qui l'on dit qu'elle s'en aille,
    Par les nativités qui n'auront sur leurs tombes
    Que les bouquets de givre aux ailes de colombe
    Par la vertu qui lutte et celle qui succombe :
    Je vous salue, Marie.

  • Oui, Lou Ravi.
    Il est des symboles qui sont bien au-dessus des églises.
    Ils sont notre culture, ce serait iconoclaste que de vouloir des nier.
    Un de ces jours j'espère faire parler le bouddha aussi.

    Ne penses-tu pas que la chanson de Brassens soit au second degré ?
    Elle voudrait dire : "Voyez tout ce malheur et toutes ces joies, et vous n'y êtes pour rien, alors ciao Marie !" (Il y a différentes manières de saluer...)

  • D'accord avec Michel.
    Brassens, qui pourtant ne souriait pas en chantant cette chanson, y mettait de l'ironie. Et comprend qui peut.

  • Oui, on peut y voir un Brassens ironique, lui qui bouffait plutôt du curé à longueur de journée. Mais pour l'avoir vu (à la télé) interpréter cette chanson de façon parfaitement "émouvante et sincère" mais aussi pour en avoir discuté avec une des responsables du Musée de Sète, cette chanson pouvait être de la même trempe que Bonhomme par exemple: du "réalisme intimiste" et au-delà. Cela peut nous gêner comme athées ou agnostiques, au point de ne pouvoir imaginer qu'il ne pouvait être qu'ironique. Mais qu'en savions-nous ? Connaissions-nous si bien le père Georges ? Faudrait se plonger dans une de ses biographies détaillées.

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