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Li fusto escultado 5

Les poutres sculptées 5 - 132 rue Carreterie
The carved beams 5 - Carreterie st. 132


Commentaires

  • Après les plumes, à nouveau des écailles...

    J'ai la nette impression en comparant ces cinq exemplaires de poutres sculptées que, mises à part celle de la rue Franche qui a conservé la tête de son "dragon" et celle de la rue des Griffons à laquelle il semblerait qu'on se soit amusé à fendre une gueule et à rajouter une langue et des dents pour faire plus "vrai", les autres (à mon avis) étaient, comme l'a suggéré Lou Ravi de manière très pertinente, d'authentiques "figures de proue" (ou assimilées) récupérées sur des embarcations hors d'usage et que l'on a, pour quelle raison je l'ignore mais le déplore, purement et simplement décapitées.
    Et, comme pour les statues du peuple des niches auxquelles il manque la tête, j'en suis fort dépitée, frustrée et tout et tout :(

  • Pour ajouter mon petit grain de sel, je ne crois pas trop aux proues de bateaux, mais plutôt au goût pour le décor de son habitation. Dans les maisons à colombages on retrouve souvent ces parties sculptées. Comme il existe aussi de très belles faîtières décorées, etc.. Il est possible aussi que cela ait une vertu de protection ? Sont-elles tronquées ou usées ? Il s'agit d'un patrimoine peu étudié, dommage.

  • non pas des proues (elles seraient en biais même léger) mais parenté - là je vois les mêmes plumes que sur la précédente avec l'impression qu'elles habillent un cou pour un tête manquante qui n'a sans doute jamais été là - un motif devenu classique à l'époque ?

  • Depuis que je cherche ces poutres, je n'ai jamais eu de torticolis et je n'ai jamais marché dans un déjection canine (voire humaine...) :-D

    J'ai beaucoup de mal à croire aux proues de bateaux.
    Je serais plutôt d'accord avec Fardoise.

  • J'y vois toujours des plumes d' un rapace qui se méfiant de ce drôle d'oiseau plus bas avec un petit appareil en métal qu'il ne connait pas, planque sa tête dans la partie supérieure où se trouve une poutre trouée car il désespère d'être pris pour un vulgaire objet de décoration et ne veut pas faire la une des blogs ! On peut le comprendre, on lui a fiché la paix pendant des lustres et maintenant on le mitraille d'une drôle d'arme !

  • Pas de confusion: à mon avis il n'y a pas de rapport entre l'utilisation éventuelle de planches de bateaux échoués pour le plancher (ce type de matériaux devait être réservé aux constructions "pauvres" ?) et ces poutres qui n'ont effectivement aucun lien avec de quelconques embarcations. Hypothèse: ces ornements, s'ils ne sont pas de la récup' de belles demeures pourraient être inspirés des poutraisons intérieures des palais et livrées. Les dragons et autres bêtes démoniaques seraient là pour éloigner les intrus et vilaines âmes. Les griffons auraient, si on fait référence à leur symbolique, un rôle plus religieux mais tout aussi actif dans la garde du logis... Je ne trouve rien là-dessus sauf pour d'autres régions de France ou pour l'art d'extrême-orient. Aliquot nous parle surtout des décors intérieurs. Je vais aller voir du côté du père Gagnière...

    Rien à voir, mais pour ceux que cela intéresse il y a une grande vente de lettres autographes chez Armengaud. Les photos sont en ligne jusqu'à ce soir sur interencheres.com. Alors si vous ne pouvez vous déplacer vous pouvez aller sur ce site (Colette, Sand, Gounod, Napo etc..)

  • Les têtes sont sciées. Très abimées, sans doute. Quel dommage!
    Pour sûr qu'elle auraient fourni quelque élément de réponse aux questions que l'on se pose.

  • Lou Ravi : effectivement, ta phrase, je cite "Amusant de savoir que l'on dort sur ou sous une vieille péniche qui parcouru notre grand fleuve il y a des siècles parfois." pouvait préter à confusion. Et je suis toute confuse ;-))

    Jeandler pense comme moi que les têtes de ces poutres ont été sciées, reste à savoir maintenant quelle tête elles avaient avant et quel était leur emploi !...

  • Sur un forum consacré aux photo du petit patrimoine architectural de Marseille, Coco indique dans son post du 23 Novembre 2008 à 14:10:59 :

    "Alors, comme on le sait tous, l'arsenal des galères a disparu aux alentours de 1748.
    Ce qu'on sait peut-être moins, c'est qu'il en reste pleins de traces dans les bâtiments !
    Un exemple ? Au 47 rue de la Paix Marcel Paul, dans un bel édifice qu'on appelait "le domaine de la porte de fer" (en référence à son splendide portail en fer forgé, daté de la date de sa construction) et qui accueille aujourd'hui le consulat du Mali, on remarque sur la charpente, sur le pignon gauche du portail, une poutre sculptée et qui représente une tête de lion ! Il semble qu'il s'agit bien d'une figure de proue de navire et on reconnait l'inspiration baroque de l'époque de la grande époque de l'arsenal !"

    Pour vérifier : allez sur Google Maps, recherchez l'adresse indiquée, regardez en l'air,
    on voit très bien cette tête de lion.

    Un peu plus bas sur la même page de ce forum, Coco raconte qu'il a trouvé d'autres têtes de lion grâce à la lecture de "Marseille insolite" de Thomazeau.
    Il indique une autre adresse : au coin de la rue Neuve Sainte Catherine et de la rue du Petit Chantier.
    Comme pour l'autre, j'ai vérifié sur Google Maps, on la voit assez bien.

    Par prudence je ne conclurai pas trop vite que des figures de proue ont été utilisées comme poutres d'angle à Avignon, mais on peut tout de même se poser la question...

    Du coup, je passe commande pour le bouquin de Thomazeau sur le Marseille insolite, j'espère y trouver des infos pertinentes sur le sujet.

    Et que dire de cette photo prise à Martigues ? :
    http://www.flickr.com/photos/chrisalko/2056940597/

  • Autre chose :
    Devinez où je viens de lire "Certaines maisons possédaient des poutres apparentes sous leur toiture décorées de mufles de dragons" ?

    Dans l'article de Wikipedia "Rues d'Avignon", paragraphe "Rue Bonneterie"
    article qui précise :
    n° 2 : Cette maison possède, toujours bien visibles, des poutres d'angle sculptées de ces mufles.

    Cette dernière précision étant assortie d'une référence bibliographique :
    Joseph Girard, Évocation du Vieil Avignon, Les Éditions de Minuit, Paris, 2000

    à bon entendeur ;-)

  • Girard les date du XVIIIème. Rien dans son autre ouvrage sur les monuments d'Avignon illustré par Detaille. Rien non plus dans les Massot notre spécialiste de l'habitat et de la construction provençale. Faudrait voir du côté de l'autre Girard (Alain). Ces sculptures, que je n'avais jamais pu voir d'aussi près, paraissent être réalisées uniquement en bout de poutre (le noyage éventuel dans l'enduit à l'air récent). Donc: oeuvres des charpentiers eux-mêmes et non de quelque corporation de décorateurs (les sujets sont créés avec talent mais sommairement comme à coup de hache et d'herminette) ? Et pourquoi pas en fin de chantier ? Comme avec le bouquet ou la ramure accrochée au faîte ? Mais alors il ne devrait y en avoir qu'une par charpente ? (je me fais les questions et les réponses...désolé...)

    Il paraît qu'il y en a nombre que l'on ne voit pas car elles sont enduites...

    Voilà un bel inventaire en cours de réalisation sur ce blog! Michel et Yv': au boulot !

  • J'oubliais, Yv' super intéressante ta photo des Martigues. Elle fait bien penser à un rôle protecteur de ces sculptures.

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