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Dessouto la vilo

Sous la ville
Under the city

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Merci à Nicolas Ardaillon !

Lien permanent 16 commentaires

Commentaires

  • Etant donné qu'a l'époque la sorgue était a l'air libre on peut penser qu'a gauche c'était le pont qui l'enjambait!
    Par contre je me demande ce que sont ces 2 petits encadrements juste au dessus des 2 ouvriers ?

  • Il faut penser que l'on a sans doute devant nous l'ancien rempart des XIIe et XIIIe siècles.

  • Passionnant ! J'adorerais voir ça sur place.

    J'imagine que ce sont là des géologues qui ont le privilège d'explorer ce qui a été recouvert durant si longtemps, afin d'y faire des relevés...

    Ou bien leur intervention est-elle suite à un effondrement de la chaussée ? Voir à ce sujet le commentaire de "Pour Avignon demain" au début de la page 33 du magazine de ce mois-ci :
    http://www.avignon.fr/fileadmin/kiosque/avignons_28/avignon28.pdf


    Par ailleurs, ce qui m'intrigue fortement sur cette photo c'est, primo, la grande profondeur à laquelle semblent se trouver les géologues (ou spéléologues)... Ainsi, on pourrait imaginer là pouvoir faire une excursion souterraine en suivant le cours de la Sorguette.

    Secundo, je ne comprends pas qu'il se trouve là un virage, alors que (d'après le plan reproduit en partie à côté de la photo) le cours de la Sorguette Sud est rectiligne à cet endroit qui (au vu les tags) doit se trouver à peu près là.. :
    https://goo.gl/maps/NkA55ZyrL2d3LVEc9
    Oui ?... non ?

  • J'aimerais bien aussi visiter ça et c'est possible dans certaines conditions assez draconiennes ! Il faut des raisons officielles, des autorisations et un encadrement de sécurité important. Quelqu'un m'a même dit qu'il fallait une formation en spéléologie ! Une autre personne m'avait dit que la circulation dans les sorgues souterraines était encadrée par les pompiers et qu'elle s'y faisait en barque.
    Il s'agit ici donc de l'ancienne douve et des bases de l'ancien rempart des XIIe et XIIIe siècles. L'antiquaire Nicolas Ardaillon (que je remercie ici !) a son magasin en face de la porte d'accès à ce lieu, rue Théophile-Gautier. Il m'a signalé cette intervention qui m'a permis de prendre cette photo avec l'interdiction, bien sûr et hélas, de descendre ! Le personnel ici prenait des mesures. Il est très possible que ce soit en lien avec l'article d'avignon(s) n°28. Il s'agit bien de ce canal souterrain que l'on accuserait d'être responsable des façades penchées en arrière des rues des Lices et Philonarde.
    Comme l'écrit Florent, ce que nous voyons en haut était sans doute le pont enjambant la douve. On peut imaginer qu'il y ait eu à cet endroit une tour dans le rempart, ce qui expliquerait cet arrondi dans la pierre et le cours de l'eau. Des lecteurs plus érudit nous en dirons peut-être plus... Le long de ce réseau souterrain, il y aurait même des salles !

  • Correction concernant le pont enjambant la douve. L'arc supérieur doit être le soutien de la maison du dessus. Le pont étant être plus bas.

  • J'ai le souvenir il y a quelques années d'une étude (universitaire sans doute) topographique des anciens remparts où l'auteur avait relevé les bases des tours via ces souterrains.

  • Oui Wilfrid, il y avait eu il y a 30 ans un travail universitaire sur l’enceinte du XIIIème et ses canaux, le rédacteur Frank Rolland ayant eu la chance de pouvoir effectuer une partie du parcours souterrain.

    Ses observations rejoignaient celles déjà formulées à la fin des années 60 par Sylvain Gagnière et Jacky Granier dans « Avignon de la préhistoire à la papauté » : loin d’être aussi rectiligne que schématisé sur les plans modernes, le canal comporte nombre de décrochements semi-circulaires que les deux archéologues avaient identifiés comme étant les bases de tours de l’enceinte du XIIIème siècle – leur étude, faite à l’air libre contrairement à Rolland, portait sur les fondations de l’actuel Crédit Agricole de la rue Joseph Vernet, alors en construction (1968-1970).

    L’étude de Frank Rolland est accessible sur Persée :
    https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1989_num_19_1_955

    Pour l’immeuble de la rue des Lices à la façade spectaculairement penchée en arrière, s’il est victime de l’un des canaux, c’est plutôt de l’autre (celui intérieur).

    Enfin si l’on en croit ce site
    http://1dedou84.centerblog.net/6522810-AVIGNON-7504
    F. Rolland serait mort en 1998 à l’âge de 36 ans.

  • Je me demande si page 186, Rolland ne confond pas le canal de Vaucluse — qui arrive au sud-est — avec la Sorguette...

    On y lit "ainsi fut mis à jour 705 m. de rempart flanqué de 12 tours semi-circulaires".
    De la rue des Teinturiers (portail Imbert vieux) au début de laquelle on voit bien l'entrée souterraine, jusqu'à la rue St-Charles (porte Évêque), le long des rues Lices, Fabre et Vernet. Nous sommes ici à la moitié de ce trajet. Il s'agit donc ici de la tour n°7. Les deux ouvertures que nous voyons juste au-dessus des deux personnes seraient donc des archères (basses).

  • Correction : au-dessus des deux personnages, il s'agirait en fait, selon Rolland, de deux niches, curieusement...

    Formidable travail que cet article de Franck Rolland.

  • Merci Alain, je vais lire cela avec grand plaisir, je suis désolé de la disparition de l'auteur, 36 ans c'est jeune pour partir mais pas tant pour faire ds recherches historiques.

  • Les "archères" ou "niches" me semblent une évidente reprise, j'y verrai plutôt le débouché de conduits d'écoulement (d'égoûts, quoi ! ) .

    Pour le reste, Ok pour le n° de la tour, c'est bien la 7 dans le relevé de Frank Rolland. (planche IV, p. 196) .

    On note au passage que son relevé place la n° 1 au milieu de la rue des Lices, ce qui confirme bien que son exploration a commencé en haut de la rue des Teinturiers, là où le canal de Vaucluse devient souterrain. Et il ne mentionne pas l'entrée rue Théophile Gautier...

    Autre détail, le Canal de Vaucluse relevait de la directe (i.e. des droits féodaux) du Chapitre Notre-Dame des Doms.

    La couverture du canal en 1700 lors de la construction du grand bâtiment moderne de Saint-Martial amena d'ailleurs un litige entre les Bénédictins et le chapitre cathédral. Et 110 ans plus tard, l'humidité des lieux, élevés "à cheval" sur le canal, entraîna la fermeture du premier musée de la ville qui s'était installé dans les constructions longeant la (future) rue Henri Fabre.

  • Michel, cette photo me laisse un peu sur ma faim, j’espère que tu nous en réserves d'autres.

    Je pense en particulier à ce qui apparaît dans la muraille, le long de la moitié supérieure du bord droit de ta photo. Pour moi, ça ressemble à une porte en bois...

    Une vue élargie, montrant les bords de l’ouverture dans le sol, comblerait également ma curiosité.

  • Non, Tilia, c'est la seule photo que j'ai pu faire, coincé dans l'encadrement de la petite porte dont l'échelle m'était interdite ! Le fond était très sombre par endroits. C'est le flash qui m'a tout révélé par la suite !
    Ceci dit, la suite de demain c'est une autre époque, mais c'est toujours une des deux sorgues souterraines de ce tracé...

  • Dommage que tu n'aies pas photographiée cette porte dans la chaussée.
    Quant au magasin d'antiquités dont tu parles, je suppose qu'il s'agit de la vitrine photographiée par gogol en juin 2018 au coin de la rue Théophile Gautier ?... :
    https://goo.gl/maps/GPBdEUQ6z2cJ75VW9

  • Cette porte, Tilia, n'est pas dans la chaussée. C'est une porte métallique contre le mur d'une maison.
    Le magasin d'antiquités de Nicolas, c'est la maison aux volets roses.
    La porte est en face d'elle, au bout du mur de droite, à droite, par rapport à ton lien.
    Tout au fond à droite par rapport à cette vue :
    https://www.google.fr/maps/@43.9449966,4.807492,3a,58.7y,261.31h,90.92t/data=!3m6!1e1!3m4!1s2lxhciIh5OUVeBLdXqIWeA!2e0!7i13312!8i6656

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