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L'Hotel d'Europo dins lis annado vint

L'Hôtel d'Europe dans les années vingt
The Hotel of Europe in the twenties

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Lien permanent 23 commentaires

Commentaires

  • mélange de tapisserie modern-style et de mobilier style 18° siècle pour une part et hum moyen-âge 19ème et puis un hall début 20ème et pas mal

  • Un galimatias de styles tellement disparates, que j'hésite entre le rire et l'agacement !

  • Bonjour,
    Merci pour ce voyage dans le passé
    Certaines pièces de mobilier sont toujours utilisées pour notre plus grand bonheur. Merci à tous les fabuleux artisans Qui ont permis cela

  • Merci de faire revivre cette époque formidable. Serait-il possible de récupérer ces photos dans votre meilleure définition ? Tout document sur l'Hôtel d'Europe nous intéresse. Damien (de l'Hotel d'Europe)

  • Merci à vous, Ghirardini, d'en assurer la continuité !

    Damien, ces photos sont de Charles Bartésago. Les plaques originales sont aux Archives municipales sous les références 67Fi1389, 67Fi1390, 67Fi1391 et 67Fi1392. On y peut obtenir des épreuves de haute définition.
    Archives municipales 6 Rue Saluces 84000 Avignon 04 90 86 53 12
    Lundi 10:00-12:00, 13:30-17:00
    Mardi au vendredi 08:30-12:00, 13:30-17:00
    Fermé samedi et dimanche.

  • Merci pour votre réponse. Il y avait clairement une recherche stylistique, pas forcément très réussie. La chambre "Louis XIII" est amusante. Le hall ne ressemble pas à grand chose !
    En tout cas belle réussite que votre blog, je vous suis maintenant par RSS.

  • Le hall ressemble surtout à une ancienne cour intérieure, couverte depuis des lustres.

    Michel, en effet les hôteliers ont probablement désiré identifier leurs différentes pièces par leur époque. Ceci étant, dans les grandes maisons bourgeoises du XIXème, il était de bon ton d'avoir différentes pièces à vivre - salon, salle à manger, fumoir, bibliothèque, salle de billard, etc...) , toutes clairement différenciées par leur décor et leur mobilier d'un style d'époque différente.

    Détail qui m'a fait sourire, dans le dernier cliché à droite, on retrouve le pliant à sangles pour poser les valises, qui fait encore de nos jours partie du mobilier d'hôtellerie...

  • A propos de la couverture de la cour intérieure… comme la réponse « depuis des lustres » me semblait peu satisfaisante, j’ai jeté un coup d’œil aux sempiternelles photos aériennes ainsi qu’aux plans cadastraux XIXème.

    Ces derniers (époque Napoléon III) montrent clairement l’existence d’une cour intérieure entourée de 4 ailes, bien distincte de la cour principale, laquelle est restée à ciel ouvert jusqu’à nos jours.
    Et pour les photos aériennes, la quête est un peu infructueuse. En effet, les clichés Marcel Chretien si précis – ils ont permis de lever le plan de la ville en 1926 – ne sont pas tous conservés et il existe un « trou » juste sur la zone de la place Crillon… Tout ce que l’on peut dire est que, selon un cliché de la même année bien plus général et donc peu détaillé, la fameuse courette « semble » se présenter comme couverte, sans certitude. Par contre, la verrière est très visible sur les clichés postérieurs à la guerre.

    Donc au final, rien qui ne vienne s’opposer à la datation « années 20 » des clichés de ce post (bien qu’il s’agisse d’une approximation). Tout ça pour ça… !

    Il y a une histoire de l’hôtel d’Europe qui fut écrite par Robert Bailly dans feu la revue « Avignon, Rhône et Comtat ». Rien n’est dit sur ces travaux. Par contre on y trouve mention du passage de Walt Disney, si cela rappelle des souvenirs à quelqu’un…

  • Merci Alain. On trouverait la date de cette couverture, on aurait la date des photos ; car j'imagine que le photographe a été sollicité après de nouveaux aménagements...
    Pas d'anecdote de Robert Bailly au sujet de Walt Disney ?

    Hervé Aliquot écrit à propos de l'hôtel d'Europe :
    « Bien des hôtes illustres sont passés entre ces murs. Rappelons le souvenir de Massenet qui en 1894 avait loué six pièces contiguës pour écarter les voisins importuns au cours de son travail de composition. Ces six pièces suffisaient à peine pour recueillir les brassées de fleurs que ses admirateurs et ses admiratrices lui adressaient chaque matin. Et c'est avec la complicité du parfum de ces fleurs que s'acheva la rude "Novarraise". »

    Par ailleurs Hervé Aliquot mentionne que c'est Clément de Graveson qui ayant acquis la propriété en 1778 des Boutin de Valouse, fit construire l'hôtel particulier et le vendit en 1799 à Catherine Alix Bongard [veuve Pierron] qui l'aménagea en hôtel.
    Ceci contredit la page Wikipedia dans laquelle on peut lire :
    « François de Boutin de Valouse réalisera en 1740 de grands travaux qui transformeront fortement le bâtiment. Ce dernier prendra alors l'allure d'un hôtel particulier de style résolument classique. Cette architecture a été très peu changée jusqu'à aujourd'hui. En 1775, le bâtiment devient l'hôtel de Graveson lorsqu'il est racheté en 1775 par Jean-Baptiste de Graveson. (...) Le 25 septembre 1799, à la mort de son mari, Catherine Pierron rachète l'hôtel de Graveson qui deviendra par ses soins, la même année, l'Hôtel d'Europe. »

  • J'ai trouvé cette étude !

    Robert Bailly nous apporte des précisions :
    « Le 21 septembre 1740 le couple [d'Autric, comte de Vintimille] (...) vend ce bien à François de Boutin de Valouse, chevalier de Saint-Louis. »
    « Nous n'avons pas pu mettre la main sur les prix faits des travaux de restauration décidés par François de Boutin et c'est bien regrettable, mais après l'expertise, l'ancienne demeure des Cadart subit une véritable mutation qui la convertit en hôtel particulier, selon la mode du moment... »
    « Le 10 mars 1775, le baron [de La Forestie] s'en défait au bénéfice de Jean-Baptiste de Clémens, chevalier, seigneur, des marquis de Graveson depuis 1718, qui habite Avignon.
    Le descriptif dressé au moment de cette opération complète ce que l'on sait déjà quant à la mise en valeur effectuée par François de Boutin après 1740... »

    Cela colle avec le texte de Wikipedia.

  • Déco bien datée...En ce qui concerne le père de Mickey il me semble avoir vu passer une photo où il est dans le salon avec une famille avignonnaise bien connue dont j'ai oublié le nom.

  • Robert Bailly, encore, écrit en 1986 :
    «Il est profondément regrettable que les registres d'entrée des clients n'aient pas été archivés, ils auraient été riches d'enseignements mais néanmoins, grâce au Livre d'Or (1952-1966) heureusement conservé par l'un de ses anciens propriétaires, Monsieur Maurice Gonin qui a bien voulu nous permettre de le consulter, ce dont nous le remercions vivement, on peut se faire une idée très précise des grands de ce monde qui ont franchi le porche de l'hôtel... » Dans la liste qui suit figure bien sûr Walt Disney.
    La photo dont tu fais mention, Lou, est de cette époque avec M. et Mme Gonin et leur fille :
    http://avignon.hautetfort.com/archive/2017/03/27/quau-sian-ounte-sian-la-responso.html
    Plus loin : « Le 26 mars 1929 Narcisse Perre, l'acheteur de l'hôtel en 1884, décède à Tarascon où il était notaire. Sa femme en hérite ; elle le rejoindra dans la tombe en 1940. Leurs deux filles : Jeanne Marie Madeleine épouse Roullet, et Marguerite Juliette, reçoivent la succession. Une société d'exploitation est alors fondée avec Monsieur Gonin pour gérant. »
    « Actuellement, l'hôtel d'Europe appartient à la société hotelière de la place Crillon, mais il est intéressant de noter que l'une des descendantes de Catherine Pierron, qui acheta son hôtel particulier au marquis de Graveson pour en faire ce qu'il est devenu, conserve toujours quelques parts dans la nouvelle administration. »

  • Michel, vu la surabondance de documents cités par Bailly, notamment l'expertise de 1740 signalant l'irrégularité et le mauvais état du bâtiment acheté par François de Boutin de Valouse, je pense qu'il faut se rallier à son opinion, à savoir que c'est cet acquéreur qui a réalisé le principal des travaux ayant donné à la construction son aspect "moderne".

    Et Aliquot est peut-être allé un peu vite en disant que Clément de Graveson a acquis l'hôtel de Boutin de Valouse en 1778, vu qu'il s'intercale entre eux deux autres propriétaires - le bâtiment change 3 fois de mains entre 1771 et 1775, cette dernière date étant bien celle de l'achat par Graveson.

    Donc au final la notice de Wikipédia est exacte (une fois n'est pas coutume), ce qui au fond n'a rien d'étonnant car apparemment tout est repris de l'article de Robert Bailly....

  • Damien lointain descendant de la Famille de Forbin est un de mes collaborateurs à l’Hotel d’europe. Véritable passionné de cette maison!

  • À propos de la femme de John Stuart Mill, une rue lui est dédiée qui donne sur l'avenue Boccace : le Chemin de l'Anglaise. Je crois que ce devait être le trajet que faisait Mill pour aller sur la tombe de son épouse regrettée. C'est pour cette raison qu'il acheta la maison du Chemin de la Folie et ne quitta plus Avignon.
    Saurons-nous un jour si le couple Mill fréquenta l'Hôtel d'Europe ?

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