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Lis alèio Jan-Jaurès i'a sieissant'an

Les allées Jean-Jaurès il y a soixante ans
Jean-Jaurès aisles sixty years ago

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Lien permanent 16 commentaires

Commentaires

  • Du temps où l'Hospice Saint-Louis, ancien Hospice des Indigents d'Avignon, n'était pas un hôtel de luxe...

  • Belle vue hivernale... qui se fait remarquer surtout par la démolition en cours des maisons au nord de l'av. de Lattre de Tassigny, en attendant la reconstruction de Fernand Pouillon...

    On devine que les afficheurs s'en sont donné à cœur joie sur la palissade !!

    Non loin de là, en arrière du clocher de Saint-Martial, un des premiers immeubles "modernes" (i.e. élevé au dessus du niveau normal du vélum), celui de la rue Henri Fabre qui a plongé dans l'ombre les petites classes du lycée Mistral.

    C'était l'époque où Joseph Girard pouvait encore écrire que 90% de l'intra-muros datait d'avant la guerre de 14...

  • Avignon compte 63 000 habitants. On est sous la municipalité Daladier avec Henri Duffaut, deuxième adjoint, aux Finances. Les listes de gauche (Rad, PC, Soc) ont réuni 75 % des voix aux élections municipales de 1953. Le nouvel Avignon des années 60 se prépare avec la Cité Administrative, où les rares voitures entrent directement, qui a remplacé la caserne Hautpoul, la nouvelle Poste, les réaménagements de la Chambre de Commerce, l’immeuble Pouillon signalé par M. Breton qui pourra peut-être m’éclairer sur ce qui est pour moi un mystère : les «aigles» déposés de la toiture de l’ancienne caserne (ils sont, comme l’Albatros de Baudelaire, à terre, dans la cour intérieure depuis les récents travaux). Ces aigles n’apparaissent pas sur cette photo. Il me semble ne pas les apercevoir non plus sur d’anciennes cartes postales ???
    Plus loin on a du mal à deviner les bâtiments de l’ancien lycée Mistral. Le nouveau est dans les cartons de René Egger l’architecte qui a prévu de rendre modulable le gymnase (salle de conférence, cinéma) ce dont je n’ai aucun souvenir. Au fond le Petit Palais abrite toujours le Collège Moderne et Technique dirigé par M. Boulle. 1955 c’est aussi l’année où se conforte le spectacle Son et Lumière créé au Palais des papes par le poète et écrivain avignonnais Jacques Charpier sur des musiques de Maurice Jarre. Je ne sais si les buvettes de la gare au premier plan sont toujours propriétés de la ville. Derrière la Chambre de Commerce, l’espace délaissé à la suite de la démolition des bâtiments que l’on trouvait à gauche en entrant deviendra bientôt une pièce d’eau, avec son pendant en face. Au sud des remparts les bancs de pierre où jeunes mamans et quelques bons vieux venaient faire une pause ou se chauffer au soleil. On est toujours dans l’après-guerre mais la ville reprend vite des forces, biberonnée par une économie en plein développement.

  • il a 60 ans donc en 1955 la poste était encore à la place de l'office de tourisme , la caserne Hautpoul toujours une caserne et le lycée Mistral n'était pas encore situé rue d'Annanelle me semble-t-il.
    Mais je peux me tromper sur les dates.

  • Lou Ravi, les aigles ont été déposés parce qu'ils sont fragilisés et fissurés, il vaut mieux ne pas courir le risque d'en voir un morceau chuter sur un usager des lieux... Où est le mystère ?

    (En héraldique, aigle est féminin... mais ici nous sommes à mi-chemin entre la symbolique et la simple représentation animale, un peu comme Franque qui fait sculpter des têtes de bœufs et moutons sur sa boucherie...).

    Amusant de voir passer le nom d'Egger... Il était architecte-conseil de l'Education Nationale à la Libération (autrement dit, il avait le monopole dans les chantiers de cette administration !), et c'est en s'associant avec lui que Pouillon entra en contact avec les autorités de Vaucluse.

    L'agence Egger-Pouillon travailla non seulement pour le nouveau lycée Mistral, mais aussi pour Aubanel.

  • Je rectifie;

    la caserne Hautpoul n'est plus militaire, l'entreprise DI MARCO en a commencé la transformation en cité administrative en 53 ou 54.

  • Lou Ravi, sauf erreur, malgré la faible définition du cliché, il me semble bien que lesdits aigles sont présents en 1955.

    En sortant mon joker habituel, i.e. les photos aériennes de l'IGN, on voit que lors de la campagne hyper-détaillée de 1947 (on compte les tuiles sur les toits !), le coin de la caserne Hautpoul a été soufflé par une bombe, mais que les aigles ont toujours leur emplacement en acrotère aux 4 coins du pavillon central - on distingue très clairement l'ombre d'une tête et son bec...

    Mais il est parfaitement possible que ces sculptures, impressionnantes maintenant qu'elles sont posées au sol, aient paru assez rikiki une fois perchées là-haut. C'est en tout cas l'effet qu'elles font sur les clichés anciens et vieilles cartes postales.

    Dans un tout autre ordre d'idée, personne ne nous fait remarquer les ridicules édicules des deux buvettes qui montaient la garde à l'entrée de la gare.

  • Le fichier complet sur l'Hôtel des Postes du cours Kennedy (sans avoir à passer par les menus) :

    http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme/fiche34.pdf

    À noter :
    Par deux fois, en 1965-1967 et 1972-1973, Eugène Chirié agrandit le bâtiment. En 1990, suite à la loi Quilès, les locaux sont répartis entre La Poste et France Télécom qui les occupent toujours. La salle des guichets a été rénovée en 2007 : bien que son volume soit proche de l’initial, elle ne conserve de son décor originel que le sol en marbre et les peintures d’Ambroggiani.

  • précisions sur la cité administrative

    Caserne Hautpoul

    Le long des remparts, depuis les bâtiments conventuels jusqu’au noviciat des Jésuites, s’étendaient les jardins du couvent des Célestins. Après la Révolution et jusqu’en 1850, la succursale des Invalides occupa les bâtiments de Saint-Louis, ceux des Célestins, ainsi que les vastes jardins dont les allées portaient les noms des victoires de l’Empire. En 1861, la Ville cédait à l’Etat les terrains pour que celui-ci y construise une nouvelle caserne afin de libérer le Palais des Papes.

    La caserne Hautpoul, édifiée sur cet emplacement, fut terminée vers 1865. Le 1er régiment d’artillerie pontonniers y fut installé. Il deviendra le 7ème régiment du génie, celui qui a tant marqué la ville, notamment par l’organisation annuelle d’une grande fête populaire se déroulant lors de la Sainte-Barbe. La cour d’honneur était fermée par un lourde grille flanquée de deux corps de garde détruits en 1950 lorsque la caserne fut appropriée pour accueillir les services administratifs de l’Etat. Derrière, dans l’ancienne cour de Chine, des bâtiments modernes ont été édifiés sur les plans de Fernand Pouillon.


    qui me donnera la réponse sur le petit bâtiment situé à l'entrée de la rue?

  • Je ne distinguais pas les «aigles» et donc je m’interrogeais sur leur disparition en 1955. Mystère résolu, merci Oeil-de-lynx. J’ai posé la question de la propriété des buvettes de la gare parce qu’il me semble que leur création est une initiative municipale. Sur la nouvelle Poste : on a déjà largement abordé son historique dans ce blog me semble-t-il. Egger, Pouillon, etc…rien de bien neuf dans le business des constructions de la commande publique. De toutes façons avec Daladier ou Duffaut...Je m’interrogeais sur le projet d’Egger qui vantait la polyvalence du gymnase du futur lycée Mistral, polyvalence que personnellement je n’ai pas connue. Guima : le délaissé connut plusieurs destinations. Salle de spectacle (l’Alhambra ? il me faut rechercher), restaurant, jeux, « kiosque » lorsque l’on supprima ceux sur le trottoir…

  • Merveilleuse visite guidée, merci à vous tous.
    Je m'interroge quand même sur le nom : allées Jean Jaurès et pas cours Jean Jaurès ?

    Pas encore le bassin devant ce qui est devenu la CCI - de quand date-t-il ?

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