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Istòri

Histoire
Story

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Mars 2007

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Octobre 2007

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Février 2008

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Octobre 2014

Commentaires

  • « Les tags se réalisent la nuit, en opposition au travail qui se réalise plutôt le jour. Les tagueurs s’approprient des lieux qui deviennent privés pour eux, alors qu’ils sont publics ... Leur langage est inversé (le verlan), leur mode vestimentaire aussi (la casquette à l’envers) Le graffiti est aussi un régulateur de la vie sociale. A notre époque moderne, les tags abondent dans les lieux où l’oppression sociale est la plus marquée, où la vitesse des flux (activités économiques), des communications (voies de circulation) est la plus saturée et génératrice de stress. L’état psychologique du tagueur renvoie à l’état de la société elle-même qu’elle considère comme un marginal. Ce tagueur, délégué inconscient, ne fait que traduire le langage de la société »
    Extrait de la publicité pour une association de promotion de l’art urbain. On dirait du Jack Lang. Ou encore : « X, jeune tagueur de 25 ans, affirme le côté subversif du tag. -J’aime taguer dans les tunnels : c’est dangereux, illégal et ça procure de l’adrénaline-»

    J’adore apprendre ainsi que ce que je croyais être des petits cons sont en fait des victimes de la société et qu’ils sont de pauvres subversifs anxiogènes car atrocement opprimés. Dans ma jeunesse mes parents (qui étaient de très modestes ouvriers) m’ont appris (sans trop savoir ce que c’était) la lutte des classes. Ils n’avaient rien compris à la nécessaire indignation qui préside au salopage de ce qui appartient à autrui, quel qu’il soit. Mes amis bobos (peu nombreux !) adorent les tags, surtout ceux qui sont «esthétisants». Sauf si c’est leur porte ou leur bagnole qui est taguée. Car alors là, plus de doute pour eux, les « jeunes révoltés victimes de la société» sont redevenus des petits cons ! « Même si… » lol !

  • Elle même recouvrait déjà une autre peinture... Et si Lascaux en avait effacé d'autres? Ils ont fini par la saloper définitivement.

  • Oui, je l'avais vu, c'est le règne de l'enfant roi, ses petits cacas sont les cadeaux qu'il fait à la société, chaque jour qui passe me trouve de plus en plus en désaccord avec mon siècle disait je ne sais plus qui...

  • Plutôt un palimpseste, il me semble...

  • On a tagué par-dessus d'autres écritures, ce n'est donc pas un palimpseste. Ce le sera quand la fresque effacée aura (a déjà ?) resservi pour d'autres tags. Mais peut-on appliquer le terme palimpseste à d'autre choses que les parchemins ?

  • Il y a eu surimpression puis vandalisme. C'est tout de même "un peu" différent. La première inscription, inventoriée, indiquait, à la place de Dames et Fillettes "Spécialiste du deuil". J'ai lu (ici ?) que la ou le proprio ne souhaitait pas que les services municipaux interviennent. D'ailleurs qu'auraient-ils pu faire ?
    Wilfrid, je crois que l'on peut être en désaccord avec son siècle et l'aimer car c'est le nôtre et celui de nos enfants. Il faut surtout se battre pour l'améliorer. Mais sur les sujets qui pourrissent la vie de tous les jours i'a dégun, ni dans la classe politique, ni dans la syndicale. Alors on tourne et se retourne. Entre soi et soi...Relire Maslow et les derniers propos de Michel Onfray.

  • A partir du moment où l'on considère que les tags et graffiti sont du street-art,
    à partir du moment où on a laissé faire et que maintenant on en est envahi
    que dire ? que Faire ?
    On pourrait considérer que les anciennes affiches publicitaires et ces pubs murales sont de l'art, pourquoi pas !
    Je suis sûre que parmi les petits cons en question, certains sont considérés maintenant comme des artistes.
    Ils tuent notre environnement à coups de bombes et tout le monde trouve ça normal, ou presque.

  • Comment le passé peut-il enfanter le futur ?...

  • Ben comme tout le monde. Comme tes grands-parents ont enfanté tes parents qui t'ont enfanté...
    Par contre le présent écrit une histoire du passé qui souvent le trahit.

  • En fait je me plaçais dans le sens de l'écoulement du temps, lors duquel le temps d'un clin d’œil le futur devient le passé. Pour moi ce sont les secondes du futur qui créent (enfantent) celles du passé, comme dans l'écoulement du sablier...
    Mais dans un certain sens le futur peut dépendre du passé, puisque l'effet ne peut précéder la cause.
    Bref, rien n'est plus difficile à définir que le temps !

  • Chaque seconde du futur dépend de chaque seconde du passé...

  • Je savais que tu avais les photographies antérieures et intermédiaires. Je n'ai pas voulu immortaliser les graffitis et je m'en mors les doigts à présent que la fresque a disparu. C'est certain les tagueurs ont gagné.

  • Elle a donc été recouverte de blanc ? Je suis choquée. Même défigurée qu'elle était, elle aurait encore pu être sauvée. Il aurait fallu pour ça une vraie volonté de la mairie - qui, je le rappelle, l'avait sur son site internet à une époque pas si lointaine. Je pense que même défigurée, elle aurait dû être conservée. Sur cette belle ardoise blanche, nul doute que les tags réapparaitront plus vite que la mairie ne pourra les effacer, la banalité a gagné. Pour ma part, je préfère mille fois l'outrage et la rage que le nivellement par le blanc.

  • un jour on a évoqué le mur dédié aux tags parking des italiens, j'ai dit mon opposition à cette forme d "d'art".

    mais il ne faut s'étonner de rien dans ce monde en voyant le sex toy géant gonflable place de la Concorde à Paris considérer comme un chef d'œuvre par notre ministre de la culture!!
    à rapprocher du "piss chist" (orthographe non certifié)

  • Outrage et rage sont de bien pauvres médications. Très bourgeois tout cela...Sourire..Les tags, les grafs, les énièmes conneries de nos édiles parisiens. Ne mélangeons pas tout. La pratique du graf peut être artistique et elle est souvent très imaginative. Moi j'aime bien, par exemple, la Baleine du parking des Italiens. Les graffeurs sérieux ne salopent pas les murs et ceux que l'on leur attribue généralement gagnent à servir de support à leurs images colorées. Pour les tagueurs-salopeurs c'est bien sûr différent. Et cela l'est encore lorsque "l'art" ne connaît ni le respect ni la pudeur. Avec ces histoires et notamment la dernière, celle du plug anal, les socialos et l'ultra-gauche se coupent un peu plus (pour autant qu'ils aient encore quelque soutien du côté du peuple, entité qu'il connaissent si peu et qu'au fond ils méprisent) de ces fameuses "classes populaires" dont ils sont censés être l'émanation. Provoquer pour faire parler, ce peut être une (mauvaise) attitude d'artiste. Mais ceux qui font la courte échelle à ces fossoyeurs sociétaux doivent savoir qu'ils passeront vite à la trappe, bien vite. Pour revenir au sujet je ne crois pas qu'il faille accabler la mairie de tous les maux. Il y a probablement bien d'autres éléments patrimoniaux à sauver dans notre ville. Et puis j'aimerai bien que lorsque l'on chope un de ces salopeurs on l'oblige à nettoyer les murs pendant six mois. Par exemple.

  • Dans un sens, on a juste enlever une pub qui devait ne plus payer la location de l'espace depuis longtemps :D

  • J'arrive encore une fois après la bataille, mais cette manufacture de chapeaux se trouvait à quel endroit ?

  • La fresque était rue Thiers côté pair, au niveau de la rue Cornue.
    La manufacture, je ne sais pas.

  • J'ai trouvé.
    Il s'agissait de la manufacture du chapelier Romagnoli.
    Elle était dans la maison sur laquelle était peinte cette enseigne : au 36 rue Thiers.

  • Merci ! Quelle réactivité !

  • C'est tout de suite, sinon j'oublie.

  • Comme la dame au chapeau de la rue Thiers, Lou Ravi a disparu et c'est vraiment pour moi (et pour nous tous, je pense..) un très grande perte.

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