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Cènt-tres an après plaço dóu Clastro-Sant-Pèire

Cent-trois ans après place du Cloître-Saint-Pierre
One hundred and three years after Cloître-Saint-Pierre square
Einhundertunddrei Jahre später, Cloître-Saint-Pierre Platz

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Frederick Landseer Maur GRIGGS °1876 †1938, 1922. Source. HD.

211796984.jpg
15/12/2025 14:41

Lien permanent 13 commentaires Pin it!

Commentaires

  • Date corrigée. Merci Tilia.

    L'image mérite une sauvegarde ; j'ai mis en lien dans la légende cette très haute définition.

  • et cent ans après la trace d'un arc a été dégagée à gauche de la petite porte

  • Extraordinaire (il faut le redire). Merci Michel pour cette superbe trouvaille !

    Il y a quantité de lieux dans notre ville qui ont disparu dans une indifférence générale, sans qu'il en subsiste un plan, un croquis, une mauvaise photo... Ici, bien mieux, nous avons droit à un dessin d'une précision chirurgicale, dont l'auteur fut, comme le rappelle Tilia, un graveur réputé, ainsi qu'un architecte bâtisseur.

    Voilà donc un coin d'Avignon parti dans l'indifférence générale, un dernier vestige du cloître Saint-Pierre, qui avait déjà bien souffert dès la Révolution. Difficile d'imaginer ce qu'il pouvait être réellement, la trace d'ogives sur la paroi de l'église laisse penser à une galerie voûtée, peut-être en carré. Mais comment s'agençaient les constructions autour ? La partie la plus méridionale avait déjà disparu en 1922, comme l'attestent les trous de scellement dans la muraille aveugle. Le dessin de Griggs montre que, au moins pour l'aile du levant, toutes les époques avaient laissé des traces...

    Ce plan d'alignement (Archives municipales d'Avignon, 53Fi 00082, ici en détail) permet de comprendre en quoi consistait ce vestige.

    https://imagizer.imageshack.com/img924/3346/fwwOcE.jpg

    et il éclaire aussi la numérotation à priori aberrante de l'espace créé par cette démolition, qui a emboîté la place des Châtaignes, à l'est, et la place du cloître Saint-Pierre, à l'ouest. L'opération a ainsi fait disparaître les n°s 5, 5bis et 7 de la première, ainsi que les n°s 2 et 4 de la seconde. Les immeubles subsistants ont conservé leurs numéros anciens, d'où l'apparente incohérence de la séquence.

    Dernier petit détail, de quand date cette démolition ? Le dessin est de 1922, puis on retrouve son sujet encore debout sur les clichés Marcel Chrétien en 1926. Mais plus sur les clichés aériens de la Libération, d'où une fourchette d'une vingtaine d'années, 1926 - 1945.

  • « Il y a quantité de lieux dans notre ville qui ont disparu dans une indifférence générale, sans qu'il en subsiste un plan, un croquis, une mauvaise photo... »
    ... et je le déplore tout autant que vous, Alain.
    C'est pourquoi j'ai été ravie en trouvant (sur archive.org) l'ouvrage intitulé
    "A Gothic vision : F.L. Griggs and his work"
    Les extraits concernant Avignon sont à découvrir dans mes autres commentaires.

  • A Gothic vision : F.L. Griggs and his work
    by Francis Adams Comstock
    https://ia801300.us.archive.org/18/items/gothicvisionflgr00coms_0/gothicvisionflgr00coms_0.pdf

    page 6 : portrait de F.L. Griggs

    page 20 : voyage de noce avec séjour à-n-Avignon en 1922

    page 301 : liste des lieux et édifices avignonnais dessinés par F.L. Griggs en 1922 :
    - Pont St Benezet : pencil & crayon
    - Le Palais des Papes
    - Cloitre St-Pierre : red and black crayon
    - Avignon (vue générale ?)
    - Place d'Amirande
    - L'abside de St-Didier : pencil
    - Avignon-Villeneuve
    - Notre-Dame des Doms
    - Le clocher de St-Symphorien
    - Rue Peyrollerie : red and black crayon
    - Le Pont d'Avignon : red and black crayon

    page 302 et suivantes : quatre dessins d'édifices, dont celui du cloître St Pierre

  • J'ai l'abside de St-Didier pour demain. J'aurais bien aimé trouver aussi la rue Peyrollerie, même si elle n'apporte pas à priori d'éléments nouveaux.

  • Pour la rue Peyrollerie, tu peux sans doute récupérer l'image dans le PDF (page 304).

    De mon côté, c'est la place de l'Amirande vue par Griggs que j'aurais bien voulu découvrir :-/

  • Oui, Tilia, mais les images du Pdf ne sont pas bonnes...

    J'aurais bien voulu aussi voir La Mirande.

  • Traduction (google) du passage concernant la lune de miel de F.L. Griggs (p. 20) :

    Frederick Landseer Maur Griggs et Nina Blanche Muir se marièrent à l'Oratoire de Brompton le 9 janvier 1922. Ils firent une brève halte à Douvres et à Paris sur le chemin d'Avignon, où ils passèrent leur lune de miel – le premier et le dernier séjour important de Griggs à l'étranger. Pendant son séjour, il réalisa ce que beaucoup considèrent comme ses plus beaux dessins – une série au crayon noir et rouge, dont une partie fut exposée à la Cotswold Gallery à leur retour fin février.
    .

  • Traduction (google) d'une autre référence à Avignon (et pas des moindres) dans "A Gothic vision : F.L. Griggs and his work" :
    "Le papier sur lequel Potters' Bow est imprimé est un papier que j'ai acheté (suffisant pour une édition complète) à Avignon. C'est un beau papier français de 1740, merveilleusement conservé. Aucun autre papier ne conviendrait à la gravure."
    .

  • Et pour finir, une traduction à propos de "Potters' Bow "
    œuvre fictive de toute beauté très appréciée du public :
    https://collections.tepapa.govt.nz/object/37687?page=1&rtp=1&ros=1&asr=1&assoc=all&mb=c

    Potter's Bow est l'une des fantaisies architecturales de Griggs, représentant une magnifique abbaye (ou petite cathédrale) à moitié en ruine, ses accès, le bâtiment principal conservant des éléments d'époque tels qu'un transept sud roman et une nef gothique perpendiculaire. Le point de vue complexe, l'accès par des marches et des personnages médiévaux qui les descendent, évoque sans doute M.C. Escher, œuvrant une génération plus tard. L'image et le papier témoignent du perfectionnisme et du goût pour les antiquités de Griggs. Il confia à son ami Reginald Hine : « Le papier sur lequel est imprimé Potter's Bow est un papier que j'ai acheté à Avignon (en quantité suffisante pour une édition complète). C'est un beau papier français de 1740, merveilleusement conservé. Aucun autre papier n'aurait convenu à la plaque ; en fait, elle était même capricieuse à ce sujet. »

    Le texte entre guillemets se trouve à la page 150 de "A Gothic vision : F.L. Griggs and his work"
    .

  • Merci Tilia pour tous ces apports inédits sur ce superbe dessin ! Décidément la perfide Albion nous surprendra toujours....

    Ainsi c'était son voyage de noces... Et les superbes dessins qu'il a ramenés ont été croqués sur du papier local... J'en connais un qui serait heureux d'en examiner le filigrane !

    Potter's bow est en effet très prenant, on en oublie vite le commentaire idiot (1) pour se laisser porter par la rêverie que ce dessin inspire. A l'instar de nombre d'autres, d'ailleurs... Vraiment doué, ce Griggs.

    (1) Si chaque fois que l'on voit des personnages sur des escaliers on doit citer Escher, on n'est pas sortis de l'auberge ! Par contre, bien plus propres à l'œuvre sont le clocher carré coiffant le transept, typiquement anglo-normand, sans oublier les arcs en tiers-point quasi horizontaux, vraiment très britanniques.

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