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Soulèu

Soleil
Sun

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Lien permanent 5 commentaires

Commentaires

  • Au delà du pourtour de la photo, de la forme rectangulaire de la photo, il y a la photo et que la photo. Quand je la regarde, je suis dans la photo, à croire que je suis une géante d'au moins 3 mètres de haut qui scrute le ciel et qui apprécie cette lumière quasiment divine, car malgré tous les indices signifiant le grand froid, on dira que ce géant prévoyant est bien couvert !
    Cette photo...une merveille !

  • Je me cite (sans manquer d'air!!!!)
    Celui d'ici.

    Au loin, tes collines, sous un mistral bleuté
    Là, de la lavande au bleu qui espère
    À l’est, un faux soleil, une pâleur glacée
    Ici, de tout longs cyprès, que le vent exaspère…

    Là, les Alpilles et le plat pays de Sault,
    L’hiver, l'Ouvèze y rugit, rougne y fait ses grands sauts.
    Le chaud, l'été y règne, souverain sans trône,
    Ses sourires accrochés aux babouches du Rhône.

    Au vieux mas isolé, une cloche sonne,
    Au village ensseulé, c’est l’heure du midi,
    Les ombres s’y allongent, le pas s’y abandonne,
    Le gros du jour y file comme le chat s’enfuit.

    Terre de pierres et de mistral emmêlés,
    Toits de tuiles rondes, poussières d’ocre rouge,
    Platanes parasolant, lauriers blancs ou rosés,
    Le gel mordant, l’hiver, quand plus rien ne bouge

    Que les arbres fruitiers, et les vignes taillées.
    Province Provence, à la voix déguisée,
    Cinglante badine, couette de fièvre,
    Insolente ou pingre, coquette orfèvre.

    De l’Estaque en estocs, monde en vrac, âmes en toc,
    Du Palais des Papes, aux salins des Saintes,
    Des remparts d’Avignon, sous vapeurs d’absinthe,
    Qu'on y galèje en o, ou bien dans celle d'oc...

    Du sommet du Ventoux, aux droites de Buoux,
    Des villages tranquilles, aux places des marchés,
    Des frêles campaniles, jusqu'aux sorgues gelées,
    De la Sainte Victoire aux bars du Barroux…

    Que ce soit quand tu parles ou nous montre la Crau,
    Des ravins de Sénanque, aux ravis du Prado,
    Les phrases s’en roulent, s'habillent d'épique,
    Enrubannées, brassées du vent catabatique.

    Les mots déraisonnent aux pieds des remparts,
    Forteresses assagies, invectives amadouées,
    On l’entend de partout, on ne le voit nulle part,
    La langue s’y agrippe comme la vague au noyé.

    Ah l’accent, le baroque, le beau personnage,
    Délavé par le vent, ce gosse des sages,
    Qui, comme chez Seguin, est toujours chèvre et loup...

    L’accent, le Beau Prince… devait guérir de vous.

    Un faux soleil, une pâleur glacée... C'est votre image!

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